Le Duo de Desserts

Le Duo de Desserts

Deux recettes de desserts proposées par le chef Laurent Guillaumond du restaurant Le 7.

Crème Brûlée à la Vanille

Ingrédients

Pour 8 personnes

1 l de crème
12 jaunes d’œuf
200 g de sucre
2 gousses de vanille
1 c. à café d’extrait de vanille
2 c. à soupe de sucre roux

Préparation

Mettre la crème à bouillir avec les gousses de vanille.
Mélanger le sucre et les jaunes d’œufs jusqu’à ce que la préparation devienne légèrement blanche.
Incorporer la crème et laisser reposer quelques minutes.
Verser dans des ramequins, puis mettre au four 40 minutes à 100°c.
Retirer du four et laisser refroidir.
Au moment de servir, saupoudrer les ramequins de sucre roux et faire caraméliser à l’aide d’un chalumeau à cuisine ou en les passant quelques instants sous le grill du four à 100°c.

Fondant au Chocolat

Ingrédients

Pour 8 personnes :

200 g de beurre
200 g de chocolat au choix
200 g de sucre
4 œufs
100 g de farine

Préparation

Mettre le chocolat et le beurre à fondre au bain-marie.
Dans un autre bain-marie, fouetter le sucre et les œufs.
Dès que le mélange est onctueux, mélanger avec le choco-beurre.
Incorporer la farine, remuer et le tour est joué !
Verser l’appareil dans des ramequins beurrés, puis mettre au four à 180°c, pendant 10 minutes.

Fricassée de Poulet aux Morilles

Fricassée de poulet aux morilles

Recette de plat proposée par le chef Laurent Guillaumond du restaurant Le 7.

Ingrédients

Pour 6 personnes :

1 poulet fermier (ou une autre volaille de votre choix)
1 oignon émincé
200 g de morilles
50 cl de cognac
300 g de crème
20 g de farine
Sel et poivre
20 cl de fond de veau (facultatif)

Préparation

Faire colorer les morceaux de poulet, réserver au frais.
Dans une casserole, faire revenir l’oignon jusqu’à coloration.
Ajouter les morilles et faire colorer.
Ajouter le poulet, puis la farine. Bien remuer.
Arroser de cognac, faire flamber, ensuite ajouter le fond de veau.
Faire réduire pendant 10 min.
Ajouter la crème et laisser bouillir à feu doux pendant 30 min.
Assaisonner à souhait.

Saumon Mariné au Gros Sel Émulsion de Citron & Huile d’Olive, Chantilly au Wasabi

Saumon Mariné au Gros Sel Émulsion de Citron & Huile d’Olive, Chantilly au Wasabi

Recette d’entrée proposée par le chef Laurent Guillaumond du restaurant Le 7.

Ingrédients

Pour 6 personnes :

1 kg de gros sel
400 g de sucre
150 g de poivre noir
1 kg g de saumon
le jus de 2 citrons
200 g d’huile d’olive
200 g de crème liquide
10 g de wasabi
Sel et poivre

Préparation

Marinade

Mélanger le gros sel, le sucre et le poivre.
Tapisser le fond d’un plat de cette marinade.
Déposer le filet de saumon puis le recouvrir de cette même marinade.
Laisser au réfrigérateur pendant 24 h.

Sauce

Verser le jus des citrons dans un bol puis incorporer en remuant l’huile d’olive, du sel et du poivre.

Chantilly

Dans un cul de poule, mélanger la crème et le wasabi.
Fouetter énergiquement jusqu’à l’obtention d’une chantilly.

Dressage

Tailler des lamelles de 1/2 cm d’épaisseur de saumon.
Les déposer sur une assiette avec un filet de sauce et une cuillère de chantilly à côté.

Restaurant Le 7

Restaurant Le 7 Laurent Guillaumond & Marion Gastambide

Le restaurant Le 7, non seulement fier de posséder une des plus belles vues sur le fort St-André, étonne par son emplacement. Telle une cabane perchée dans les arbres, l’endroit est au coeur de la nature… en plein centre-ville de Villeneuve-lez-Avignon ! Verdoyant, confortable et résolument convivial : tout ici respire le bon temps.

En cuisine, le chef propriétaire Laurent Guillaumond concocte des mets savoureux et généreux, inspirés des saisons et des trouvailles du marché. L’ardoise, qu’il change quotidiennement, joue la carte éclectique en proposant à la fois des classiques de la cuisine française et quelques plats plus exotiques. De l’entrée au dessert, tout est frais et savoureux, inventif et réconfortant. De bons petits plats que la compagne du chef, sommelière de formation, vient harmoniser avec des vins, pour un résultat des plus réjouissants. Car Laurent Guillaumond n’est pas seul dans cette aventure ! Côté salle, on peut compter sur Marion Gastambide pour assurer un service impeccable et faire découvrir de bons crus, soigneusement sélectionnés et principalement de la région. Le duo, qui travaille avec une complicité évidente, a gentiment accepté de proposer trois recettes ainsi qu’un accompagnement de vins, pour réussir un chaleureux repas d’hiver.

On aime…
Que tous les légumes soient bio !
Le (nouveau) brunch du dimanche !
Les plats à emporter, sur demande.

Horaire
12h – 14h du mardi au dimanche
Vendredi et samedi soir

Au tennis club d’Avignon
Boulevard des frères Reboul
30400 Villeneuve-lez-Avignon
04 90 25 43 59 – 06 84 80 17 27
le7villeneuve.fr

Jérôme Cosh Graphiste Illustrateur

Jérôme Cosh

Vous ne le connaissez peut-être pas, mais il y a fort à parier que vous avez déjà croisé les créations visuelles de Jérôme Cosh à maintes reprises. Rencontre avec un graphiste et un illustrateur de talent.

Pourrais-tu te présenter et raconter ton parcours à nos lecteurs ?

J’ai 35 ans, je suis graphiste depuis plus de 10 ans, en free-lance depuis 3 ans. Je suis revenu sur Avignon en 2000 après mes études sur Paris et Montpellier. En 2004 j’ai co-créée le studio de design “Les Deux Oiseaux”. En 2007 après cette belle aventure je me suis installé en free-lance ce qui m’a permis de développer mon réseau professionnel. Depuis quelques mois je m’investis dans la création d’une nouvelle entité : “SecondBuro”. C’est une formidable opportunité, j’ai eu la chance de rencontrer mon «associé» qui m’offre les moyens dont j’ai toujours rêvé pour travailler.

Travailles-tu pour une boîte de communication en particulier ou es-tu en freelance ?

Les deux ! Mon réseau est large : agences de communication, entreprises,
associations, etc.…
Aujourd’hui je consacre beaucoup de temps à “SecondBuro”, c’est ma priorité. Je suis entouré de personnes compétentes, il existe une vraie synergie et une belle énergie dans cette équipe !

La mode, l’art, le design, la musique, la restauration, la viticulture, l’édition… À travers ton métier, tu sembles intervenir auprès de tous les domaines professionnels et artistiques. Est-ce qu’on peut dire que tu es un graphiste curieux ?

Je pars du principe qu’un créatif doit pouvoir s’exprimer dans tous les domaines. Les secteurs d’activité avec lesquels je travaille sont très différents les uns des autres, ce qui m’évite la routine et l’ennui. J’enrichis mes connaissances, je découvre des univers ; il n’y a pas de limites à ce métier alors j’en profite.

Quel que soit le domaine, une bonne communication visuelle est essentielle aujourd’hui selon toi ?

Oui, bien sûr ! Après, tout est relatif, tout le monde n’a pas la même définition de « la bonne communication ». Le rôle du communicant est de servir les intérêts de son client, de lui apporter la meilleure réponse. Elle doit être pertinente et cohérente. Il faut une alliance du design et de la recommandation stratégique. Quand le client accepte cette règle, le résultat est souvent satisfaisant pour les deux parties. Lorsqu’il joue le rôle du communicant en revanche, le résultat est souvent médiocre et décevant. Je pense donc qu’une bonne communication est réalisable si nous sommes dans l’échange, le respect des compétences et l’écoute.

Tu travailles beaucoup avec des entreprises locales. Est-ce qu’il est difficile, en tant que graphiste, de travailler avec des sociétés d’ailleurs, françaises ou étrangères ?

Non je ne pense pas, c’est une question d’opportunités. En ce qui me concerne, je ne suis pas un commercial donc je fonctionne beaucoup par le bouche à oreille, mon réseau puis internet, donc c’est assez aléatoire. En ce moment par exemple je travaille sur un projet à Marrakech avec une agence de Nice. Depuis dix ans j’ai eu des clients un peu partout en France et à l’étranger…

Où puises-tu ton inspiration ?

Comme beaucoup de graphistes ou autres créatifs, je pense que nous sommes des ‘‘éponges’’ et que notre inspiration est nourrie par une multitude de choses. Le brief de départ est primordial ensuite j’utilise des petites astuces qui vont me donner les idées. C’est un peu différent quand il s’agit de projets plus personnels où j’exprime mes idées d’une manière plus intime, plus ‘‘libre’’. Il arrive d’allier les deux, mais c’est assez ponctuel. Donc je n’ai pas de processus prédéfini, j’essaie simplement de raconter une histoire…

Tu t’impliques beaucoup, aussi bien bénévolement que graphiquement, dans les événements culturels d’Avignon (festival Résonance, MAC’A…) . Que penses-tu de la scène artistique et musicale de la ville ?

Cette ville a un potentiel, à mon avis il n’est pas assez ou mal exploité. Il y a d’un côté les idées, les talents et de l’autre le manque d’infrastructures et de moyens. Beaucoup de projets restent stériles ou tombent à l’eau. Je m’aperçois que pas mal de talents s’exportent, car ils n’ont pas la possibilité de s’exprimer ici et c’est dommage ! Pas mal d’artistes sont découragés.
Pour prendre l’exemple du festival Résonance, j’ai pris connaissance de ce projet fin 2004. Il a fallu 5 ans pour qu’il voit le jour. Ce projet a pour but de donner un élan à cette ville, de promouvoir son patrimoine, son image, de faire découvrir des artistes… et pourtant le montage et la réalisation restent très difficile. Le festival de théâtre a de bonnes raisons d’exister, mais j’ai l’impression, parfois, qu’il laisse peu de place à
d’autres événements alors qu’il reste onze autres mois dans l’année.
Il manque un vrai pôle culturel dans cette ville, un endroit unique, libre et gratuit qui permettrait aux artistes quels qu’ils soient de s’exprimer, de se regrouper, de faire des spectacles, des expositions, des concerts, des conférences etc., avec un accès libre aux visiteurs (j’insiste !).

Envisages-tu d’exposer tes illustrations à Avignon ?

C’est le mot, je l’envisage… J’aimerai exposer dans un lieu approprié, qui reflète mon travail. Depuis quelque temps, je travaille sur un projet plus personnel et pourquoi pas le partager. Malheureusement, j’avance lentement, je manque cruellement de temps. Si j’expose un jour, je souhaite le faire dans de bonnes conditions. Je ne lâche pas ce projet, il est juste en sommeil. J’ai un dossier dans mon ordi. Je l’alimente petit à petit…

Francis Seguin-Massicard le Peintre de l’Émotion

Atelier de Francis Seguin-Massicard

Ce qui frappe à première vue quand on va à la rencontre du peintre Francis Seguin-Massicard, c’est son atelier baigné de lumière donnant sur un jardin verdoyant, en plein coeur d’Avignon. Coupé du monde, c’est un endroit propice à la création et aux confidences…

À l’inverse du cliché de l’artiste forcément bohème, chez lui tout est blanc, propre et bien ordonné malgré les cinq à six cents toiles et quelque deux mille dessins qu’il abrite. La structure, le manque de fioritures et les tableaux minutieusement rangés cachent en réalité tout un monde d’émotion. Francis Seguin-Massicard nous rappelle qu’il faut se méfier des apparences et ne pas se fier aux premières impressions… En se promenant à travers l’atelier, on est rapidement confronté à une foule de visages et leurs regards imprégnés de toutes les choses qui font la vie : l’angoisse, la tristesse, la sérénité, le bonheur. Bien qu’il peigne des portraits imaginaires, l’artiste rappelle que la vie nous permet de faire des rencontres extraordinaires qu’on ne sait pas
réaliser vraiment. Ces oeuvres nous confrontent à l’importance d’abandonner les artifices afin de découvrir l’essentiel.

L’artiste a pour fil conducteur le corps humain et le visage. Son imaginaire s’en tient à ces deux expressions, les seuls sujets qui motivent sa création. “C’est le regard qui donne l’expression, à travers celui-ci tout existe.” En effet, l’oeil, la porte d’accès à l’intérieur de l’être, est toujours le point de départ de son travail. Obscurs et très profonds, les yeux sont fidèles aux couleurs de prédilection de ce peintre de l’émotion. Plus Seguin-Massicard avance dans la vie, plus il ressent le besoin de se dépouiller de tout et d’avoir un minimum de matériaux pour s’exprimer. En réduisant au noir et blanc, il se libère de toute une palette de couleurs et de tout un matériel lourd qui ne sont en réalité pour lui, que de la décoration. Riches de sens, tant sur le fond que la forme, le noir et le blanc servent à exprimer avec subtilité, délicatesse, et parfois violence, l’opposition dans ses tableaux. Pour ce faire, l’artiste explore les possibilités infinies de teintes : un blanc cassé de pierre, une touche de bleu dans un blanc immaculé, un peu de nacré dans les noirs et tous les dégradés de gris… La profondeur, la fragilité et la sensibilité de ses visages virils se retrouvent dans les nuances. Bien que le graphisme soit très précis au départ, il gagne de la liberté par la gestuelle des traits et du mouvement par la rapidité d’exécution.

Francis Seguin-Massicard travaille actuellement sur une série intitulée “Dans l’Infini Du Blanc”. Un titre qui laisse aussi songeur que ces antiportraits qui fascinent et nous invitent à découvrir l’Homme.

Noon Studio

Noon Studio

Une nouvelle dynamique résultant d’une relation entre objets et personnes…

Noon studio est une agence de design basée entre Londres et Avignon, elle a été créée par deux designers, Gautier Pelegrin et Vincent Taïani.
Entre 1999 et 2001, après avoir étudié ensemble la conception de produits industriels dans le sud de la France, ils ont suivi leurs propres parcours pendant environ 5 ans avant de décider de partager leurs expériences pour créer des objets. Tous deux faisant partie de cette génération de designers capables de travailler dans des domaines variés (architecture, produits, graphisme, photographie, vidéo, web…), ils ont développé, grâce à leurs différentes expériences, une approche sur la conception de mobilier mettant en jeu l’appropriation de l’objet au sens large, dans sa matérialité comme dans la construction de soi au travers de celui-ci. Des matériaux et une construction simples, une pensée tournée vers l’avenir et la conscience de l’objet comme créateur d’espace et d’identité sont les lignes de conduite de leur approche.

ACTUS.
Noon Studio, en collaboration avec Arkheïa, a récemment imaginé une collection de mobiliers et de petits objets design en béton ciré. Les créations ont été dévoilées en avant-première au Salon Maison & Objets de Paris en septembre dernier. Une visite du site internet permet de découvrir l’ensemble de leur travail.

www.noon-studio.com

Un Weekend à… Barcelone

Hotel Arts Barcelona

Barcelone métropole européenne branchée

Ancrée entre tradition et modernité, cette ville dynamique située à seulement 4 heures de route d’Avignon, est un endroit idéal à visiter le temps
d’un weekend. Mode, architecture, art, gastronomie… Il y en a pour tous les goûts.


On aime :

  • Le grand choix d’hôtels design.
  • La situation idillyque d’une métropole en front de mer.
  • L’authenticité et la générosité de la cuisine catalane.
  • L’esthétique de l’architecture barcelonaise.
  • Se perdre dans les petites ruelles…

Deux guides urbains bien pratiques :

Barcelone Wallpaper* City Guide
Phaidon, 8,95 euros
Plus axé sur le côté moderne de Barcelone, ce guide fait découvrir des adresses branchées : hôtels d’exceptions, beaux restaurants, art contemporain, escapades insolites et shopping de luxe sont à l’honneur.

Barcelone en quelques jours
de Damien Simonis
Lonely Planet, 8,95 euros
Très complet, ce guide à un atout majeur : un plan détachable ! Vous apprécierez la sélection des bars et des restaurants proposés
ainsi que les “14 indispensables” visites que propose l’auteur.

La Bise Mode d’Emploi

La Bise Mode d'Emploi

Alors que les Allemands se saluent par un simple “Hallo”, que les Américains se font une accolade et que les Russes s’embrassent sur la bouche, en France, on se fait la bise. Mais attention, cette coutume n’est pas si simple à mettre en application et nécessite quelques explications. Qu’on se le dise, faire la bise dans le pays de Molière, c’est tout un art !

À qui doit-on faire la bise ?

Parce qu’elle crée une promiscuité immédiate, on doit faire la bise à la famille et aux personnes dont on se sent proche. Accueillir ses amis avec un échange de baisers est une tradition purement française alors que faire la bise à son supérieur hiérarchique, son médecin ou le passager assis à côté de soi dans le TGV serait impensable. Le plus simple, c’est d’attendre qu’on vienne vers vous !

Petit piège français : le nombre de bisous…

Chaque ville a son nombre et il n’existe malheureusement pas de “carte des bisous par région en France” qui éviterait bien des situations embarrassantes… C’est quatre en banlieue parisienne, à Lyon c’est deux, tandis qu’à Avignon, on pratique trois bises en commençant généralement par la joue droite.

Les hommes ne se font pas automatiquement la bise…

Tout comme dans un couple, il y a des étapes à franchir avant de passer à l’acte ! D’abord la poignée de main cordiale de type “professionnelle”, puis la poignée de main plus personnalisée et stylisée (à comprendre avec une tape sur l’épaule ou un “hug” à l’américaine) avant de passer à la fameuse et dernière poignée de main : la très maladroite “dès que nos mains se touchent, je te tire vers moi, et hop, je te surprends avec trois bisous rapides”. Ce moment symbolique officialise votre camaraderie et débouche la plupart du temps sur une demande d’amitié sur facebook ainsi qu’un échange de coordonnées téléphoniques.

Important !

De même qu’avec la langue française, il y a une foule d’exceptions qui sont difficiles à décrypter… Alors que la règle de faire la bise s’applique lorsqu’en boîte de nuit vous croisez un copain qui a visiblement très chaud, c’est acceptable de simplement faire un coucou de la main lorsque vous tombez sur des connaissances en sueur au club de gym.

Phyltre ne Fait pas que Tuer…

Qui a dit que le sud ne faisait pas dans le rock… Bon d’accord, la scène musicale n’est pas des plus variées, mais il arrive parfois, trop
rarement, de tomber sur des pépites musicales de l’ordre de Phyltre.


Sur le “myspace”, on peut lire “quatre garçons accros du net, bidouilleurs de synthés et de vieilles boîtes à rythmes, épris de leurs guitares”. Ringard ? Au contraire : c’est sexy, c’est rock, ça décoiffe et c’est d’ici (chauvinisme oblige) ! Un mélange de “geek-attitude” et le look de rockeurs made in UK, le quatuor avignonnais sort complètement du lot avec un registre sonore teinté d’amour pour les années 80.
C’est évident qu’Axel, Benoît, Romain et Sylvain, des mecs aussi sympathiques que talentueux, possèdent la touche magique pour mettre au point une musique très dansante tout en restant fidèles aux accords traditionnels du rock. On y retrouve l’audace et l’insouciance d’un Beigbeder dans le texte, la fibre vintage des Franz Ferdinand, une sonorité british de l’ordre de New Order et beaucoup, beaucoup de synthés ! Des textes francophones et décalés, une attitude rafraîchissante et une présence scénique digne d’adolescents prépubères : Phyltre a tout bon et retient l’attention. Récemment,
leur clip ‘‘Lyla’’, réalisé par Seb Houis, a été en page d’accueil de Dailymotion et a suscité l’attention de plus de 15 000 visiteurs. Après être monté sur les planches de la Cigale et du Bataclan, le quatuor a mis le feu en première partie de Eiffel à Avignon, à l’occasion de la fête de la musique.

Un groupe qui va là où personne ne les attend, dans une région plus connue pour ses vins que pour ses groupes rock, Phyltre a tout pour étonner. Leur nouvel EP, enregistré au célèbre Studio Vega et réalisé par B. Montandon (Soma, Coming Soon, The Dodoz…), se chargera bientôt de dérider et de contredire ceux qui, géographiquement parlant, ne croiraient toujours pas que le quatuor français n’a rien à envier à ses voisins. Selon les INROCKS, Phyltre serait “la preuve par quatre que le rock français se porte bien”. Après plusieurs dates en France, les musiciens partent en tournée en
République Tchèque et en Allemagne cet automne. Le groupe propose également désormais un concert “ en appartement”; un concept dit “set de salon”. L’idée est de transporter l’énergie de la scène à travers des prestations plus électro et intimistes; sans batterie, mais avec des boîtes à rythmes et les inévitables synthétiseurs.

À la recherche d’un label, Phyltre n’en finit pas d’étonner et de charmer avec ses mélodies accrocheuses sur lesquelles il fait bon chanter. Attention, Phyltre ne fait pas que tuer, il entraîne une forte dépendance. À consommer sans modération !

Plus d’infos // Booking :
www.myspace.com/phyltre

Benjamin Rinaldi – Vie de Détails, Détails d’une Vie

Benjamin Rinaldi

J’avais envie de commencer par “Notre jour viendra”. Simplement, sobrement. Combien sont-ils – photographes amateurs, écrivains, blogueurs, cinéastes – à se répéter cette expression sans cesse ? Mélange d’espoir et d’ambitions, de réel et d’impalpable, le “notre jour viendra” est le reflet du travail du photographe Benjamin Rinaldi, mon frère. Un esprit brillant, passionnément engagé, capable de photographier la plus grande détresse humaine et la rendre belle. Un travail profond et intense qui fait qu’il est prêt à tout. A tout, pas vraiment. Pour rien au monde il ne quitterait sa région. Et ça de nos jours, ça te marque un homme. Rencontre et échange avec un photographe de détails, de vies et d’idées. Rencontre avec mon frère. Car oui, “notre jour viendra” et c’est bien plus qu’une histoire de famille.

Peux-tu te décrire pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?
Je reprendrai les lignes de ta présentation: “nom italien”, 256 passions…et croisement d’un type célèbre cosmopolite et d’un raté miteux solitaire. Mais sinon sur ma nouvelle carte d’identité il est écrit Benjamin Rinaldi. Je suis régisseur de spectacles, dans un centre culturel. Et puis… il y a la photo.

Quelles sont tes influences ?
Je suis friand de rencontres, photos, musiques, graphisme. Ces échanges m’apportent des idées, et m’aident à rester créatif. En photo, je reste un admirateur du mouvement humaniste, style typiquement français des années 30 à 60, indissociable de la vie d’après-guerre. Grand fan également de David Lachapelle et Diane Airbus pour leurs mises en scène, montrant entre autres les dérives de la société. Les reporters ont également place forte : Don McCullin, Steve McCurry, Sarah Moon, Ray Man, Mapplethorpe et un tas d’autres photographes moins connus.

Plutôt argentique ou numérique ?
J’ai une approche argentique : j’observe, m’imprègne de l’ambiance, mon cadrage est calculé au millimètre. Et puis j’aime l’odeur de la chimie dans les bacs, la magie du révélateur et le travail à l’ancienne. Quand tu sors du labo, tu as tes photos dans les mains. D’un autre coté aujourd’hui le numérique est une évidence : un magazine qui me commande un reportage est sûr de l’avoir dans la journée, et puis mes nouvelles séries demandent beaucoup de retouches constructives. Je travaille également pour des séries personnelles au Polaroid. Les couleurs, le contraste, la nostalgie. Chaque fois que je me déplace, j’emporte un boîtier argentique, un numérique, un Polaroid, parfois un Lomo.

Beaucoup de tes admirateurs restent dubitatifs devant les photos de sans domiciles fixes. Raconte-nous cette démarche folle et intense.
La série “SDF” a été un énorme électrochoc pour moi. Au début, je jouais à photographier dans Avignon, sans but. Puis j’ai rencontré un Irlandais, “paumé”, en plein milieu de la rue de la République et là, le déclic. Je ne voulais pas de photo “volée” du coup je me suis approché et je lui ai parlé, il avait un petit chien sur l’épaule; comme un pirate et son perroquet. Il m’a présenté aux autres, des gars très ouverts et ultras cultivés pour certains. J’ai passé deux ans, une fois par semaine, à aller les voir le matin avant de me rendre au travail. J’ai fait seulement huit photos. En fait j’ai beaucoup dialogué et échangé avec eux, j’ai pris des clichés seulement quand l’émotion, la complicité et l’échange étaient là. Cette série a fait son temps au travers de pas mal d’expositions, et quelques galeristes commencent à m’acheter des tirages.

Quels sont les autres thèmes sur lesquels tu travailles aujourd’hui ?
Je travaille pour le groupe de musique pop rock Flipsong (ww.flipsong.net), je fais les photos pour leur communication et pour les pochettes d’albums. Je finis mon travail pour le festival Crion’s ensemble, et avec l’aide d’Irosaki, le graphiste de notre collectif “Carambolages”, nous aménageons un espace, une sorte de “Factory” régionale, afin de continuer à proposer des échanges entres personnes travaillant dans l’image.
Je viens de finir la campagne pub de Pentax France pour deux nouveaux appareils photo. Ma dernière série s’appelle “Apesanteur”. Je prends des gens en photos chez eux, la seule mise en scène étant leur pièce principale au quotidien, avec soit eux, soit un objet en apesanteur. Pas de mise en scène avec la personne, l’ensemble doit être harmonieux.

Contact // infos : www.benjaminrinaldi.com

Pavé de Bar Rôti, Fèves et Asperges Croquantes, Jus au Citron Confit

Pavé de Bar Rôti, Fèves et Asperges Croquantes, Jus au Citron Confit

Recette de plat proposée par le chef Olivier Combe du restaurant Le CO2.

Ingrédients

Pour 4 personnes :

4 pavés de bar de 150 g chacun
200 g de fèves
20 asperges vertes
1 citron confit
Le jus d’un citron
1 cébette hachée
1 oignon pelé et émincé
1 pincée de safran
20 g de beurre
Sel & poivre du moulin

Préparation

Dans une eau bouillante et salée, cuire quelques minutes les fèves et les pointes d’asperges.
Rafraîchir à l’eau glacée afin d’obtenir une cuisson croquante.
Sauce : porter l’oignon, le safran et 50 ml d’eau à ébullition.
Ajouter le citron confit, préalablement coupé en morceaux et le jus de citron.
Faire réduite à feu doux pendant 25 minutes.
Filtrer et incorporer le beurre par petits morceaux pour lier la sauce.
Mettre à chauffer une sauteuse avec de l’huile d’olive, déposer les bars côté peau et laisser cuire 6 à 7 minutes. Saler, poivrer.
Faire sauter la cébette à l’huile.
Incorporer les fèves et les asperges.
Saler, poivrer.

Véronique Prenant Plasticienne

Véronique Prenant

Née à Paris, Véronique Prenant est plasticienne et Art Thérapeute. Elle vit et travaille à Avignon depuis l’an 2000. Élevée dans une famille férue d’art contemporain, elle n’a pourtant pas toujours été sculpteur, loin de là. Élève modèle, puis journaliste et attachée de presse, elle suit plusieurs cours de peinture et de dessins, notamment au Musée d’Art Moderne à Paris, sans vraiment se réaliser sur le plan artistique.

Le Grand Frisson

C’est en 1995, en suivant un cours de sculpture dans un atelier parisien, que sa vie bascule. En effet, le contact de ses mains avec la terre provoque en elle une grande exaltation qui met tous ses sens en éveil. Elle a enfin trouvé la sensation qu’elle cherchait depuis longtemps : “Pour la première fois de ma vie je vibrais, j’étais envahie d’une excitation jubilatoire”. Cet instant précis changera le cours de sa vie, tant sur le plan professionnel, personnel qu’artistique. Elle entreprend une formation d’Art-thérapeute, et ne lâchera plus la terre… Le travail de Véronique Prenant est basé sur la mémoire, sur l’émotion. Longtemps inspirée par la période archaïque, elle se retrouve dans la femme africaine, la Japonaise et les ethnies qui ont un respect et un lien direct avec la nature. Ses créations sont liées par une thématique et une caractéristique identiques: l’Homme et l’essence de la vie. Sa maîtrise de la complexité des formes tridimensionnelles témoigne de son talent inné. Elle sculpte à la main et travaille l’argile, le bronze, le plâtre polyester. C’est une artiste sensible qui marie la fine pointe de la technologie, comme le plexiglas, avec des matières naturelles… Ce rapport à la Terre, omniprésent dans son oeuvre, lui est essentiel.

Art-Thérapeute

Artiste dévouée aux autres, Véronique Prenant, bien que maman de trois enfants et sculpteur accompli, trouve le temps pour pratiquer son autre métier, l’Art-thérapie, dans son cabinet privé, et anime des cours de modelage. Elle finit également une formation en psychanalyse Jungienne.

 

Emma Double Té Hache

Emma Double Té Hache

Comme son nom ne l’indique pas, Emma Double Té Hache est un garçon et sa particularité première est d’être seul sur scène. D’accord, cela peut sembler un brin banal, mais il faut savoir que sous ce blase, se cache un défouloir artistique pluridisciplinaire dont le médium de départ est la musique. Rencontre avec un concept musicalement et visuellement captivant.

Depuis 2009, après des années passées en tant que bassiste dans des groupes de musique (les Mutins du Rafiot), Emma Double Té Hache décide de faire cavalier seul… ou presque ! Sur scène, il dépeint un univers intimiste et décalé avec simplement sa guitare, son micro, son “loop station” et tous ses petits délires… En effet, il lui est impossible de dissocier l’image de la musique. Ses concerts sont un prétexte pour réunir toutes les disciplines qui l’animent : vidéo, théâtre, enregistrement, photographie, lecture de texte, dessin… Un subtil mélange des genres, ses influences sont aussi variées que son cursus créatif. Il cite Basquiat comme Pollock, écoute George Brassens ou Velvet Underground et avoue être influencé par le hip hop et le rap autant que par le côté brut et mal accordé du blues des années 30… Grâce à sa grande liberté d’expression, son grain de voix particulier, doublé d’un talent réel de musicien, il arrive à embarquer ses convives dans un voyage empreint de rythme.

Comme l’indique son nom d’artiste, Emma Double Té Hache aime le “non-sens” qui renferme beaucoup de signification dans son ensemble, dans l’émotion globale. À l’inverse des compositions sur-travaillées, il cherche à capter l’instant présent et la fraîcheur du premier jet. Bien que perfectionniste, il n’est pas obsédé outre mesure par la sophistication, préférant le côté brut et poétique de la création aux retouches incessantes. Il se moque des “qu’en-dira-t-on” et se met à nu dans ses chansons qui semblent parfois sortir d’un cadavre exquis basé sur ses expériences. Avec une certaine nostalgie et un semblant de naïveté, ses textes et ses dessins nous replongent dans l’univers de l’enfance, dans un monde d’ivresse où tout est question d’innocence et de message parfois caché. Un côté bizarre et nébuleux qui pourrait en dissuader certains, mais l’artiste assume : “Mon but ce n’est pas de faire réfléchir le monde.”

www.emmadoubletehache.com
www.myspace.com/emmadouble

Frédéric Noël Dessinateur

Dessin de Frédéric Noël

Alors que certains écrivent, que d’autres discutent, c’est par l’illustration que Frédéric Noël s’évade. Sans jamais avoir suivi des cours et de façon toujours spontanée, le dessinateur avignonnais nous transporte dans un monde patibulaire, fait de curiosités et de scènes étranges.

Son esprit semble s’être arrêté au début des années 80, période à laquelle il était gamin. Nullement inspirés par l’époque actuelle, ses dessins font sans cesse référence aux objets du passé. Il ne s’intéresse pas à l’adulte et préfère mettre en scène des enfants et des adolescents dans des endroits sortis tout droit de son imaginaire. En regardant son univers merveilleux de plus près, l’illusion d’innocence et de joie, normalement associée à la jeunesse, laisse place à une vision dérangeante. En effet, un esprit menaçant et inquiétant vient toujours miner la beauté de ses créations.

Par sa proximité presque corporelle, le dessin est un refuge pour Frédéric Noël. Il transforme différents types de papier ou des assiettes de carton recyclé, dont il aime le côté “faïence contemporaine”, en filtres pour abriter les angoisses provenant de son enfance, gravement marquée par des nuits cauchemardesques. Néanmoins lié à un véritable plaisir du geste de dessiner, il essaie de transposer en images les visions qui lui fichent la trouille. Il aborde l’isolement et la pétrification dans ses dessins, comme une forme d’angoisse latente qui émerge de la nostalgie. Surréalistes et inspirées par une culture graphique assez sombre, ses illustrations gardent pourtant une légèreté grâce à une touche d’humour bien présent. Un petit sourire en coin, des animaux en positions embarrassantes ou des situations délirantes viennent apaiser le côté obscur, tandis que les rondeurs des illustrations ajoutent un petit côté “mignon”.

De griffonner pour lui même, souvent pour passer le temps, le dessinateur a eu envie de montrer son travail il y a seulement deux ans. Est née “Bonnie sur la croix”: une série de dessins dont le principal acteur est une jeune adolescente tourmentée. Après avoir exposé ses premiers dessins à Montréal, c’est à la Galerie Tampopo qu’il a fait sa première et véritable exposition l’été dernier. Bien qu’il aime le challenge créatif qu’exige un tel événement, le dessin reste pour Frédéric Noël un exutoire instinctif et une démarche intime qui lui est vitale. Les oeuvres de ce dessinateur de talent sont visibles et régulièrement mises à jour sur son blog : http://frednoel.blogspot.com.