Le Duo de Desserts

Le Duo de Desserts

Deux recettes de desserts proposées par le chef Laurent Guillaumond du restaurant Le 7.

Crème Brûlée à la Vanille

Ingrédients

Pour 8 personnes

1 l de crème
12 jaunes d’œuf
200 g de sucre
2 gousses de vanille
1 c. à café d’extrait de vanille
2 c. à soupe de sucre roux

Préparation

Mettre la crème à bouillir avec les gousses de vanille.
Mélanger le sucre et les jaunes d’œufs jusqu’à ce que la préparation devienne légèrement blanche.
Incorporer la crème et laisser reposer quelques minutes.
Verser dans des ramequins, puis mettre au four 40 minutes à 100°c.
Retirer du four et laisser refroidir.
Au moment de servir, saupoudrer les ramequins de sucre roux et faire caraméliser à l’aide d’un chalumeau à cuisine ou en les passant quelques instants sous le grill du four à 100°c.

Fondant au Chocolat

Ingrédients

Pour 8 personnes :

200 g de beurre
200 g de chocolat au choix
200 g de sucre
4 œufs
100 g de farine

Préparation

Mettre le chocolat et le beurre à fondre au bain-marie.
Dans un autre bain-marie, fouetter le sucre et les œufs.
Dès que le mélange est onctueux, mélanger avec le choco-beurre.
Incorporer la farine, remuer et le tour est joué !
Verser l’appareil dans des ramequins beurrés, puis mettre au four à 180°c, pendant 10 minutes.

Fricassée de Poulet aux Morilles

Fricassée de poulet aux morilles

Recette de plat proposée par le chef Laurent Guillaumond du restaurant Le 7.

Ingrédients

Pour 6 personnes :

1 poulet fermier (ou une autre volaille de votre choix)
1 oignon émincé
200 g de morilles
50 cl de cognac
300 g de crème
20 g de farine
Sel et poivre
20 cl de fond de veau (facultatif)

Préparation

Faire colorer les morceaux de poulet, réserver au frais.
Dans une casserole, faire revenir l’oignon jusqu’à coloration.
Ajouter les morilles et faire colorer.
Ajouter le poulet, puis la farine. Bien remuer.
Arroser de cognac, faire flamber, ensuite ajouter le fond de veau.
Faire réduire pendant 10 min.
Ajouter la crème et laisser bouillir à feu doux pendant 30 min.
Assaisonner à souhait.

Saumon Mariné au Gros Sel Émulsion de Citron & Huile d’Olive, Chantilly au Wasabi

Saumon Mariné au Gros Sel Émulsion de Citron & Huile d’Olive, Chantilly au Wasabi

Recette d’entrée proposée par le chef Laurent Guillaumond du restaurant Le 7.

Ingrédients

Pour 6 personnes :

1 kg de gros sel
400 g de sucre
150 g de poivre noir
1 kg g de saumon
le jus de 2 citrons
200 g d’huile d’olive
200 g de crème liquide
10 g de wasabi
Sel et poivre

Préparation

Marinade

Mélanger le gros sel, le sucre et le poivre.
Tapisser le fond d’un plat de cette marinade.
Déposer le filet de saumon puis le recouvrir de cette même marinade.
Laisser au réfrigérateur pendant 24 h.

Sauce

Verser le jus des citrons dans un bol puis incorporer en remuant l’huile d’olive, du sel et du poivre.

Chantilly

Dans un cul de poule, mélanger la crème et le wasabi.
Fouetter énergiquement jusqu’à l’obtention d’une chantilly.

Dressage

Tailler des lamelles de 1/2 cm d’épaisseur de saumon.
Les déposer sur une assiette avec un filet de sauce et une cuillère de chantilly à côté.

Restaurant Le 7

Restaurant Le 7 Laurent Guillaumond & Marion Gastambide

Le restaurant Le 7, non seulement fier de posséder une des plus belles vues sur le fort St-André, étonne par son emplacement. Telle une cabane perchée dans les arbres, l’endroit est au coeur de la nature… en plein centre-ville de Villeneuve-lez-Avignon ! Verdoyant, confortable et résolument convivial : tout ici respire le bon temps.

En cuisine, le chef propriétaire Laurent Guillaumond concocte des mets savoureux et généreux, inspirés des saisons et des trouvailles du marché. L’ardoise, qu’il change quotidiennement, joue la carte éclectique en proposant à la fois des classiques de la cuisine française et quelques plats plus exotiques. De l’entrée au dessert, tout est frais et savoureux, inventif et réconfortant. De bons petits plats que la compagne du chef, sommelière de formation, vient harmoniser avec des vins, pour un résultat des plus réjouissants. Car Laurent Guillaumond n’est pas seul dans cette aventure ! Côté salle, on peut compter sur Marion Gastambide pour assurer un service impeccable et faire découvrir de bons crus, soigneusement sélectionnés et principalement de la région. Le duo, qui travaille avec une complicité évidente, a gentiment accepté de proposer trois recettes ainsi qu’un accompagnement de vins, pour réussir un chaleureux repas d’hiver.

On aime…
Que tous les légumes soient bio !
Le (nouveau) brunch du dimanche !
Les plats à emporter, sur demande.

Horaire
12h – 14h du mardi au dimanche
Vendredi et samedi soir

Au tennis club d’Avignon
Boulevard des frères Reboul
30400 Villeneuve-lez-Avignon
04 90 25 43 59 – 06 84 80 17 27
le7villeneuve.fr

Jérôme Cosh Graphiste Illustrateur

Jérôme Cosh

Vous ne le connaissez peut-être pas, mais il y a fort à parier que vous avez déjà croisé les créations visuelles de Jérôme Cosh à maintes reprises. Rencontre avec un graphiste et un illustrateur de talent.

Pourrais-tu te présenter et raconter ton parcours à nos lecteurs ?

J’ai 35 ans, je suis graphiste depuis plus de 10 ans, en free-lance depuis 3 ans. Je suis revenu sur Avignon en 2000 après mes études sur Paris et Montpellier. En 2004 j’ai co-créée le studio de design “Les Deux Oiseaux”. En 2007 après cette belle aventure je me suis installé en free-lance ce qui m’a permis de développer mon réseau professionnel. Depuis quelques mois je m’investis dans la création d’une nouvelle entité : “SecondBuro”. C’est une formidable opportunité, j’ai eu la chance de rencontrer mon «associé» qui m’offre les moyens dont j’ai toujours rêvé pour travailler.

Travailles-tu pour une boîte de communication en particulier ou es-tu en freelance ?

Les deux ! Mon réseau est large : agences de communication, entreprises,
associations, etc.…
Aujourd’hui je consacre beaucoup de temps à “SecondBuro”, c’est ma priorité. Je suis entouré de personnes compétentes, il existe une vraie synergie et une belle énergie dans cette équipe !

La mode, l’art, le design, la musique, la restauration, la viticulture, l’édition… À travers ton métier, tu sembles intervenir auprès de tous les domaines professionnels et artistiques. Est-ce qu’on peut dire que tu es un graphiste curieux ?

Je pars du principe qu’un créatif doit pouvoir s’exprimer dans tous les domaines. Les secteurs d’activité avec lesquels je travaille sont très différents les uns des autres, ce qui m’évite la routine et l’ennui. J’enrichis mes connaissances, je découvre des univers ; il n’y a pas de limites à ce métier alors j’en profite.

Quel que soit le domaine, une bonne communication visuelle est essentielle aujourd’hui selon toi ?

Oui, bien sûr ! Après, tout est relatif, tout le monde n’a pas la même définition de « la bonne communication ». Le rôle du communicant est de servir les intérêts de son client, de lui apporter la meilleure réponse. Elle doit être pertinente et cohérente. Il faut une alliance du design et de la recommandation stratégique. Quand le client accepte cette règle, le résultat est souvent satisfaisant pour les deux parties. Lorsqu’il joue le rôle du communicant en revanche, le résultat est souvent médiocre et décevant. Je pense donc qu’une bonne communication est réalisable si nous sommes dans l’échange, le respect des compétences et l’écoute.

Tu travailles beaucoup avec des entreprises locales. Est-ce qu’il est difficile, en tant que graphiste, de travailler avec des sociétés d’ailleurs, françaises ou étrangères ?

Non je ne pense pas, c’est une question d’opportunités. En ce qui me concerne, je ne suis pas un commercial donc je fonctionne beaucoup par le bouche à oreille, mon réseau puis internet, donc c’est assez aléatoire. En ce moment par exemple je travaille sur un projet à Marrakech avec une agence de Nice. Depuis dix ans j’ai eu des clients un peu partout en France et à l’étranger…

Où puises-tu ton inspiration ?

Comme beaucoup de graphistes ou autres créatifs, je pense que nous sommes des ‘‘éponges’’ et que notre inspiration est nourrie par une multitude de choses. Le brief de départ est primordial ensuite j’utilise des petites astuces qui vont me donner les idées. C’est un peu différent quand il s’agit de projets plus personnels où j’exprime mes idées d’une manière plus intime, plus ‘‘libre’’. Il arrive d’allier les deux, mais c’est assez ponctuel. Donc je n’ai pas de processus prédéfini, j’essaie simplement de raconter une histoire…

Tu t’impliques beaucoup, aussi bien bénévolement que graphiquement, dans les événements culturels d’Avignon (festival Résonance, MAC’A…) . Que penses-tu de la scène artistique et musicale de la ville ?

Cette ville a un potentiel, à mon avis il n’est pas assez ou mal exploité. Il y a d’un côté les idées, les talents et de l’autre le manque d’infrastructures et de moyens. Beaucoup de projets restent stériles ou tombent à l’eau. Je m’aperçois que pas mal de talents s’exportent, car ils n’ont pas la possibilité de s’exprimer ici et c’est dommage ! Pas mal d’artistes sont découragés.
Pour prendre l’exemple du festival Résonance, j’ai pris connaissance de ce projet fin 2004. Il a fallu 5 ans pour qu’il voit le jour. Ce projet a pour but de donner un élan à cette ville, de promouvoir son patrimoine, son image, de faire découvrir des artistes… et pourtant le montage et la réalisation restent très difficile. Le festival de théâtre a de bonnes raisons d’exister, mais j’ai l’impression, parfois, qu’il laisse peu de place à
d’autres événements alors qu’il reste onze autres mois dans l’année.
Il manque un vrai pôle culturel dans cette ville, un endroit unique, libre et gratuit qui permettrait aux artistes quels qu’ils soient de s’exprimer, de se regrouper, de faire des spectacles, des expositions, des concerts, des conférences etc., avec un accès libre aux visiteurs (j’insiste !).

Envisages-tu d’exposer tes illustrations à Avignon ?

C’est le mot, je l’envisage… J’aimerai exposer dans un lieu approprié, qui reflète mon travail. Depuis quelque temps, je travaille sur un projet plus personnel et pourquoi pas le partager. Malheureusement, j’avance lentement, je manque cruellement de temps. Si j’expose un jour, je souhaite le faire dans de bonnes conditions. Je ne lâche pas ce projet, il est juste en sommeil. J’ai un dossier dans mon ordi. Je l’alimente petit à petit…

Francis Seguin-Massicard le Peintre de l’Émotion

Atelier de Francis Seguin-Massicard

Ce qui frappe à première vue quand on va à la rencontre du peintre Francis Seguin-Massicard, c’est son atelier baigné de lumière donnant sur un jardin verdoyant, en plein coeur d’Avignon. Coupé du monde, c’est un endroit propice à la création et aux confidences…

À l’inverse du cliché de l’artiste forcément bohème, chez lui tout est blanc, propre et bien ordonné malgré les cinq à six cents toiles et quelque deux mille dessins qu’il abrite. La structure, le manque de fioritures et les tableaux minutieusement rangés cachent en réalité tout un monde d’émotion. Francis Seguin-Massicard nous rappelle qu’il faut se méfier des apparences et ne pas se fier aux premières impressions… En se promenant à travers l’atelier, on est rapidement confronté à une foule de visages et leurs regards imprégnés de toutes les choses qui font la vie : l’angoisse, la tristesse, la sérénité, le bonheur. Bien qu’il peigne des portraits imaginaires, l’artiste rappelle que la vie nous permet de faire des rencontres extraordinaires qu’on ne sait pas
réaliser vraiment. Ces oeuvres nous confrontent à l’importance d’abandonner les artifices afin de découvrir l’essentiel.

L’artiste a pour fil conducteur le corps humain et le visage. Son imaginaire s’en tient à ces deux expressions, les seuls sujets qui motivent sa création. “C’est le regard qui donne l’expression, à travers celui-ci tout existe.” En effet, l’oeil, la porte d’accès à l’intérieur de l’être, est toujours le point de départ de son travail. Obscurs et très profonds, les yeux sont fidèles aux couleurs de prédilection de ce peintre de l’émotion. Plus Seguin-Massicard avance dans la vie, plus il ressent le besoin de se dépouiller de tout et d’avoir un minimum de matériaux pour s’exprimer. En réduisant au noir et blanc, il se libère de toute une palette de couleurs et de tout un matériel lourd qui ne sont en réalité pour lui, que de la décoration. Riches de sens, tant sur le fond que la forme, le noir et le blanc servent à exprimer avec subtilité, délicatesse, et parfois violence, l’opposition dans ses tableaux. Pour ce faire, l’artiste explore les possibilités infinies de teintes : un blanc cassé de pierre, une touche de bleu dans un blanc immaculé, un peu de nacré dans les noirs et tous les dégradés de gris… La profondeur, la fragilité et la sensibilité de ses visages virils se retrouvent dans les nuances. Bien que le graphisme soit très précis au départ, il gagne de la liberté par la gestuelle des traits et du mouvement par la rapidité d’exécution.

Francis Seguin-Massicard travaille actuellement sur une série intitulée “Dans l’Infini Du Blanc”. Un titre qui laisse aussi songeur que ces antiportraits qui fascinent et nous invitent à découvrir l’Homme.