Jean-Henri Fabre – L’Homère des Insectes

C’est l’année du centenaire de la disparition de ce naturaliste d’exception, aussi entomologiste de renom et père de l’étologie (science de l’observation) qui fut avant tout un Vauclusien. Nous conservons à Sérignan, une “maison des illustres”, lieu de mémoire où il vécut et fit toutes ses observations de 1879 à 1915 . A l’Harmas on peut mieux comprendre, dans son jardin, l’intérêt que pouvait y trouver cet homme de sciences, philosophe et psychologue mais aussi poète félibre.

Pour évoquer le talent de cet homme, un Naturoptère a été crée en 2010 jouxtant sa propriété, un lieu didactique qui permet de contempler les relations entre les insectes, les plantes et les hommes ; microscopes, loupes et ordinateurs permettent de mieux observer la nature.

Visites guidées sur réservation : 04 90 30 33 20

Outre les jardins, les plantes et les insectes on peut aussi admirer une trentaine de ses aquarelles originales comme au Musée Vouland et au Musée Requien qui cette année les ont mis à l’honneur également.

C’est à saint Léons du Lézou en Rouergue que naquit Jean-Henri, Casimir Fabre le 21 décembre 1823 dans un humble “oustal” aujourd’hui transformé en musée ; donc là bas aussi il est célébré pour ses découvertes et on y a construit une Micropolis ou “cité des insectes” qui démontre l’intérêt de cette science dont il fut le
précurseur.

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Dés son plus jeune âge Fabre est fasciné par la nature et les insectes qu’il ne se lasse pas d’admirer, attiré par la beauté d’un papillon ou d’une sauterelle… Reçu pour une bourse à l’école normale primaire d’Avignon il obtient son brevet supérieur et commence alors sa carrière d’instituteur à Carpentras à seulement 19 ans.
En 1849 il est nommé à Ajaccio en temps que professeur de physique mais c’est la nature et les paysages de l’île de beauté qui le captivent par sa faune et sa flore.

C’est alors qu’il sympathise avec le célèbre botaniste avignonnais “Esprit Requien” auprès de qui il va perfectionner ses connaissances botaniques et rencontrer le célèbre naturaliste de l’époque ; Moquin Tandon, qui l’initie également à la langue provençale.

Nommé en 1852 “professeur répétiteur” de physique à Avignon il décide de poursuivre ses études vers les animaux et les plantes, sa véritable vocation. Habitant rue des Teinturiers il se consacre tout naturellement à l étude de la garance et pour en améliorer les rendements il va jusqu’à déposer 3 brevets en 1860. Il continue à enseigner au Lycée d’Avignon et s’adonne à ses premières publications sur les insectes. Ses talents d’enseignant et de pédagogue l’amènent également à être nommé conservateur au Musée d’Histoire naturelle d’Avignon en 1866, succédant après Palun, à son ami Requien dont le musée prit le nom.

Mais, après que le ministre Victor Duruy lui ait confié la création de cours du soir pour adultes, il est jalousé et certains avignonnais n’apprécient pas sa façon très libre d’enseigner. Aussi il démissionne et s’installe à Orange avec sa famille pendant une dizaine d’année et c’est là qu’il écrit la première série de “souvenirs
entomologiques”qui rapportent plus d’un demi siècle d’études et de descriptions de la vie et des moeurs des insectes, notamment les coléoptères et hyménoptères.

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Jean Henri Casimir Fabre est mondialement connu pour ses souvenirs entomologiques qui ont été traduits en 15 langues. Les savants et Hommes de lettres de son temps sont subjugués par son personnage et Victor Duruy qui l’a présenté à Napoléon III lui obtint la légion d’honneur. Raymond Poincaré fit même un
détour par l’Harmas pour lui rendre hommage. Il reçut Pasteur chez lui, à l’Harmas, ainsi que John
Stuart Mill et bien d’autres savants. Dans une lettre adressée en juillet 1880 de Sérignan à Emile Blanchard (Académie des Sciences) voici sa description de son ermitage :

“mon village de Sérignan est un pays de cocagne
pour l’entomologie. Dans un petit enclos, brulé
par le soleil, où grincent en ce moment des
milliers de cigales, je retrouve à l’oeuvre la plupart
de mes vieilles connaissances. Chaque jour en
fumant ma pipe l’après-midi, je vais leur dérober
quelques nouveaux secrets. C’est mon désert
habituel. J’amasse, j’amasse toujours. Cet hiver,
je prendrai ma plume et je vous raconterai du
nouveau. Avouez , entre nous que pour l’amour
de l’insecte, aller s’ensevelir dans un misérable
village, est quelque peu méritoire aux yeux de qui
la petite bête est riche en grands
enseignements…”

Cependant l’homme malgré ses titres reste d’une grande simplicité. Nous lui devons de magnifiques planches sur les champignons qui rendaient Frédéric Mistral très admiratif. Il maitrise le dessin, l’aquarelle en complément de ses observations mais continue à prospecter et faire des découvertes par exemple aussi dans le Ventoux.

À la recherche de l’Ammophile hérissée il écrit :

“en bas dans les haies vous avez récolté les fleurs
écarlates du Grenadier, ami du ciel africain ;
là- haut, vous récolterez un petit Pavot velu, qui
abrite ses tiges sous une couverture de menus
débris pierreux, et déploie sa large corolle jaune
dans les solitudes glaciaires du Groenland et du
Cap Nord, comme sur les pentes terminales du
Ventoux. Au départ, vos pieds foulent les touffes
balsamiques du Thym, qui forme tapis continu
sur les croupes inférieures; dans quelques
heures, ils fouleront les sombres coussinets de
la Saxifrage à feuilles opposées, la première
plante qui s’offre au botanique débarquant, en
juillet, sur le rivage du Spitzberg.”

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Darwin le qualifia “d’observateur inimitable” en raison de la précision de ses expériences, de ses découvertes sur la vie et les moeurs des insectes. On peut admirer la précision des détails de ses observations et l’élégance de son style poétique.

Dans le même temps il écrit son recueil de poèmes “oubreto provençalo rambaiado per J.H.Fabre” ou même compose quelques chansons , une série de 26 pièces musicales sur son petit harmonium seront publiées chez
Delagrave en 1925.

Vaqui l’histori veritablo
ben liuen dou conte de la fablo.
Que n’en pensas, canèu de sort !
O ramassaire de dardeno,
Det croucu, boumbudo bedeno
Que gouvernas lou mounde emé lou coffre-fort,
Fasès courre lou bru, canaio,
Que l’artisto jamai travaio
E dèu pati, lou bedigas
Teisas-vous dounc : quand li lambrusco
La cigalo a cava la rusco,
Raubas soun bèure, e pièi, morto, la rousigas.

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Jean Rostand le qualifie de “grand savant qui pense en philosophe, voit en artiste, sent et s’exprime en poète”. À la fois scientifique, poétique et lyrique, l’ensemble de ces souvenirs entomologiques constitue “un hymne à la nature et à la connaissance”. Ce centenaire est là une belle occasion pour rendre hommage à ce “savant de premier ordre que l’académie des sciences a honoré, et dont les observations ont attiré l’attention de M. Darwin, ce naturaliste connu dans le monde entier” comme le soulignait le préfet de l’époque, un scientifique
dont le domaine d’observation était essentiellement vauclusien.

 

Éclair aux Fruits des Bois

Recette de dessert proposée par L’ Agape Restaurant

Ingrédients

Fruits des bois frais

Pâte à chou :
eau, lait, beurre, farine, sel, sucre, oeufs

Confit de fruits rouges :
300 g de purée de fruits
30 g de sucre
2 feuilles de gélatine

Crème légère à la vanille :
200 g de crème patissière
200 g de crème de vanille
1 gousse de vanille

Préparation

Réaliser une pâte à chou avec tous les éléments.
La dresser avec l’aide d’une poche à douille en formant des éclairs, puis cuire à 180°C pendant 20 mn.
Réaliser le confit de fruits rouges en faisant réduire la purée de fruits, le sucre et en incorporant en fin de cuisson les 2 feuilles de gélatine.
Farcir les éclairs avec le confit de fruits rouges, avant de couvrir avec la mousse légère à la vanille et de décorer ces éclairs des fruits des bois frais de votre choix.
Servir.

Ville de Châteauneuf-du-Pape

L’histoire du village est très ancienne mais les rares documents retrouvés rendent son passé difficile à retracer. D’après des découvertes archéologiques réalisées, des traces de présence humaine remonteraient à la préhistoire… Dans les écrits les plus anciens retrouvés, la culture de la vigne n’est citée qu’ en 1157.

La ville est dominée par son château, construit à l’initiative de Jean XXII, élu pape en 1316. Les travaux débutent en 1317 et s’achèvent 16 années plus tard, en 1333. Les tuiles et la chaux utilisées sont produites dans le village. Les pierres proviennent de la colline du château et des carrières de pierres de Courthézon, village voisin. La charpente est constituée de bois italien, de la région de la Ligurie dans le Nord de l’Italie.

Le nom du village a évolué au cours de son histoire. Ce n’est qu’en 1893 que le village est nommé
« Châteauneuf-du-Pape », mais aussi à cette époque que se découvriront les prémices de la renommée de ses vins.

L’ économie du village a été favorisée par sa proximité des deux voies de commerce ; le Rhône, une voie fluviale de communication importante autrefois, et la «grande route» construite par les romains et permettant l’accès d’ Arles, au Sud et de Lyon, au Nord. Au XIVème siècle, le village connait déjà la prospérité grâce à la chaux, les tuiles, le sel et la culture de la vigne.

L’ arrivée des Papes, au début du XIVème siècle, est à l’origine de l’essor économique du village. De nombreux habitants du village sont employés mais arrivent aussi de nombreux ouvriers et artisans de l’extérieur qu’il faut nourrir et loger. Tous oeuvrent à la construction du château. Le port de Châteauneuf joue un rôle prépondérant dans l’approvisionnement des matériaux autres que la chaux, les tuiles et la pierre des carrières du village. Le commerce et l’artisanat sont florissants.

Ce sont les Papes qui ont révélé le terroir de Châteauneuf-du-Pape. Sous le règne de Jean XXII, le village devient résidence d’été de la papauté. Quant au précieux nectar élaboré en ces lieux, il accède au rang de
« Vin du Pape ». Une consécration qui lui ouvre la porte des grandes cours européennes.

Les commandes renouvelées chaque année atteignent jusqu’à plus de trois mille litres par an. Lors des festivités qui y sont données, il est servi aux ambassadeurs et autres représentants des cours étrangères qui
tombent sous le charme et, une fois revenus dans leur contrée, en font la promotion. Très vite, il est expédié par tonneaux en Italie, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Grâce à sa réputation, il traverse quelques décennies plus tard les flots bleus de l’Atlantique et fait ses premiers pas aux Etats-Unis.

À l’époque gallo-romaine, la vigne recouvrait déjà très certainement le territoire de Châteauneuf-du-Pape. Les premières traces écrites de son existence datent toutefois de 1157. Fidèle à la tradition locale, plantant et dirigeant lui-même l’exploitation, Geoffroy, l’évêque d’Avignon, possède un vignoble situé dans son fief de Châteauneuf-du-Pape. Mais ce sont les papes, qui à partir du XIVe siècle, furent les véritables promoteurs de l’activité viticole du lieu.

Les spécificités des vins de Châteauneuf

Un vin de Châteauneuf du Pape est un assemblage de treize cépages : Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cinsault, Muscardin, Counoise, Vaccarèse, Picpoul, Terret Noir, Clairette, Bourboulenc, Roussane, Picardon. La composition exacte est donc le secret du vigneron.

Un terroir de 3200 hectares et une situation unique : le sous-sol argileux de la vaste colline est couvert de gros galets roulés par le Rhône, ils emmagasinent la chaleur du soleil le jour et la restitue la nuit dans le sol. Balayé par le mistral, c’est l’un des secteurs les plus secs de la vallée du Rhône avec 2 800 heures d’ensoleillement par an. Sa spécificité et son climat méditerranéen lui confèrent un atout exceptionnel.

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Une tradition d’ excellence

Instituée par les vignerons précurseurs de Châteauneuf avant même que fut institué l’AOC (1935). Le rendement ne doit pas dépasser les 35hl à l’hectare, le tri du raisin est obligatoire avant la vendange qui est faite à la main. La production annuelle est de 13 millions de bouteilles, très majoritairement faite de vin rouge, et environ 3% de vin blanc.

De nos jours, l’activité économique est centrée sur les métiers de la vigne et du tourisme. Ses vins ont une renommée mondiale.

L’activité culturelle de Châteauneuf-du-Pape constitue également un formidable pôle d’attraction. Pour la première fois en 2015, le Festival d’Avignon Off s’ est installé dans la ville ; Les fêtes de la Véraison rassemblent, au mois d’ août, de plus en plus de passionnés.

La ville célèbre dignement la fête de la Saint Marc, patron des vignerons, avec une soirée de prestige qui rassemble plus de 500 personnes.

 

 

Escapade à Dublin

Voilà une capitale à taille humaine où il fait bon vivre et se balader à pied, au fil des rues. Prenez le temps de découvrir toutes les richesses culturelles, mais aussi humaines, de Dublin.

Remontez au Moyen Âge à Dublinia

Le musée Dublinia : vous propose un parcours interactif présentant quatre siècles de l’histoire de Dublin, depuis l’arrivée des Normands jusqu’à l’avènement de Henry VIII.

St Michaels Hill Christchurch : juste à côté, partez visiter la Cathedrale Christ Church, construite au 12ème siècle par les Normands et restaurée en style néogothique en 1878.

Trinity Collège : fondée en 1592 par Elizabeth Ière, véritable perle de l’architecture classique, cette université a vu passer Jonathan Swift, Oscar Wilde, John Milington Synge, et bien d’autres… C’est assurément un haut lieu de l’histoire et de la culture irlandaise.

Old Library : c’est une sorte de cathédrale impressionnante dédiée aux livres, elle recèle un trésor : le Livre de Kells, l’un des plus beaux manuscrits enluminés du Moyen Âge, qui contient les quatre évangiles du Nouveau Testament. Il fut réalisé par des moines au 9ÈME siècle. “Tout simplement exceptionnelle, et unique au monde.” Au College Green, Dublin.

L’ authentique à Dublin

Course de lévriers : une authentique expérience dublinoise, à vivre ne serait-ce que pour l’ambiance. Assister à une course de lévriers dans un Greyhound Stadium au Shelbourne Park ou à Harold’s Cross.

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Les Pubs Irlandais : les Dublinois s’y retrouvent le soir, après le travail, pour parier sur les meilleurs chiens, et boire une petite Guiness entre amis. Les célèbres pub Irlandais où l’ambiance y est conviviale ce sont des hauts lieux de rencontre et de partage… N’hésitez pas à demander de bonnes adresses aux dublinois …

Phoenix Park : il serait dommage d’aller à Dublin sans visiter Phoenix Park qui n’est qu’à 10 minutes en bus du centre ville. Sur une superficie de 700 hectares, il est l’un des plus grands parcs de centre ville au monde, encore plus grand que le Central Park de New York , vous pouvez également y visiter le Zoo de Dublin.

Shopping à Dublin

O’Connell Street : cette rue est une des plus grandes avenues de Dublin et est souvent appelée « Les Champs-Elysées de Dublin ».

Temple Bar : C’est le quartier le plus connu de Dublin et bien évidemment, vous pourrez y trouver différents magasins.

Grafton Street : cette rue est très intéressante du fait du centre commercial St Stephen’s Green, qui se développe sur 3 niveaux.

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4 jours à Dublin

Nos conseils de “Pub” Irlandais

The Church : c’est une église transformée en Bar où Arthur Guiness s’est marié. Immense comptoir dans la nef, resto dans les galeries et boîte de nuit dans la crypte….
The porterhouse : 3 étages dédiés à la bière, on y retrouve des bières du monde entier
The Long Hall
The Stag’s Head
Dawson Lounge

Le plus ancien ? était un relais postal et date de 1198, il y a un concert de musique traditionnelle tous les soirs, Le «Brazen Head» au 20 Bridge Street Lowerir.

Par Atlas Voyages