Jean-Henri Fabre – L’Homère des Insectes

C’est l’année du centenaire de la disparition de ce naturaliste d’exception, aussi entomologiste de renom et père de l’étologie (science de l’observation) qui fut avant tout un Vauclusien. Nous conservons à Sérignan, une “maison des illustres”, lieu de mémoire où il vécut et fit toutes ses observations de 1879 à 1915 . A l’Harmas on peut mieux comprendre, dans son jardin, l’intérêt que pouvait y trouver cet homme de sciences, philosophe et psychologue mais aussi poète félibre.

Pour évoquer le talent de cet homme, un Naturoptère a été crée en 2010 jouxtant sa propriété, un lieu didactique qui permet de contempler les relations entre les insectes, les plantes et les hommes ; microscopes, loupes et ordinateurs permettent de mieux observer la nature.

Visites guidées sur réservation : 04 90 30 33 20

Outre les jardins, les plantes et les insectes on peut aussi admirer une trentaine de ses aquarelles originales comme au Musée Vouland et au Musée Requien qui cette année les ont mis à l’honneur également.

C’est à saint Léons du Lézou en Rouergue que naquit Jean-Henri, Casimir Fabre le 21 décembre 1823 dans un humble “oustal” aujourd’hui transformé en musée ; donc là bas aussi il est célébré pour ses découvertes et on y a construit une Micropolis ou “cité des insectes” qui démontre l’intérêt de cette science dont il fut le
précurseur.

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Dés son plus jeune âge Fabre est fasciné par la nature et les insectes qu’il ne se lasse pas d’admirer, attiré par la beauté d’un papillon ou d’une sauterelle… Reçu pour une bourse à l’école normale primaire d’Avignon il obtient son brevet supérieur et commence alors sa carrière d’instituteur à Carpentras à seulement 19 ans.
En 1849 il est nommé à Ajaccio en temps que professeur de physique mais c’est la nature et les paysages de l’île de beauté qui le captivent par sa faune et sa flore.

C’est alors qu’il sympathise avec le célèbre botaniste avignonnais “Esprit Requien” auprès de qui il va perfectionner ses connaissances botaniques et rencontrer le célèbre naturaliste de l’époque ; Moquin Tandon, qui l’initie également à la langue provençale.

Nommé en 1852 “professeur répétiteur” de physique à Avignon il décide de poursuivre ses études vers les animaux et les plantes, sa véritable vocation. Habitant rue des Teinturiers il se consacre tout naturellement à l étude de la garance et pour en améliorer les rendements il va jusqu’à déposer 3 brevets en 1860. Il continue à enseigner au Lycée d’Avignon et s’adonne à ses premières publications sur les insectes. Ses talents d’enseignant et de pédagogue l’amènent également à être nommé conservateur au Musée d’Histoire naturelle d’Avignon en 1866, succédant après Palun, à son ami Requien dont le musée prit le nom.

Mais, après que le ministre Victor Duruy lui ait confié la création de cours du soir pour adultes, il est jalousé et certains avignonnais n’apprécient pas sa façon très libre d’enseigner. Aussi il démissionne et s’installe à Orange avec sa famille pendant une dizaine d’année et c’est là qu’il écrit la première série de “souvenirs
entomologiques”qui rapportent plus d’un demi siècle d’études et de descriptions de la vie et des moeurs des insectes, notamment les coléoptères et hyménoptères.

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Jean Henri Casimir Fabre est mondialement connu pour ses souvenirs entomologiques qui ont été traduits en 15 langues. Les savants et Hommes de lettres de son temps sont subjugués par son personnage et Victor Duruy qui l’a présenté à Napoléon III lui obtint la légion d’honneur. Raymond Poincaré fit même un
détour par l’Harmas pour lui rendre hommage. Il reçut Pasteur chez lui, à l’Harmas, ainsi que John
Stuart Mill et bien d’autres savants. Dans une lettre adressée en juillet 1880 de Sérignan à Emile Blanchard (Académie des Sciences) voici sa description de son ermitage :

“mon village de Sérignan est un pays de cocagne
pour l’entomologie. Dans un petit enclos, brulé
par le soleil, où grincent en ce moment des
milliers de cigales, je retrouve à l’oeuvre la plupart
de mes vieilles connaissances. Chaque jour en
fumant ma pipe l’après-midi, je vais leur dérober
quelques nouveaux secrets. C’est mon désert
habituel. J’amasse, j’amasse toujours. Cet hiver,
je prendrai ma plume et je vous raconterai du
nouveau. Avouez , entre nous que pour l’amour
de l’insecte, aller s’ensevelir dans un misérable
village, est quelque peu méritoire aux yeux de qui
la petite bête est riche en grands
enseignements…”

Cependant l’homme malgré ses titres reste d’une grande simplicité. Nous lui devons de magnifiques planches sur les champignons qui rendaient Frédéric Mistral très admiratif. Il maitrise le dessin, l’aquarelle en complément de ses observations mais continue à prospecter et faire des découvertes par exemple aussi dans le Ventoux.

À la recherche de l’Ammophile hérissée il écrit :

“en bas dans les haies vous avez récolté les fleurs
écarlates du Grenadier, ami du ciel africain ;
là- haut, vous récolterez un petit Pavot velu, qui
abrite ses tiges sous une couverture de menus
débris pierreux, et déploie sa large corolle jaune
dans les solitudes glaciaires du Groenland et du
Cap Nord, comme sur les pentes terminales du
Ventoux. Au départ, vos pieds foulent les touffes
balsamiques du Thym, qui forme tapis continu
sur les croupes inférieures; dans quelques
heures, ils fouleront les sombres coussinets de
la Saxifrage à feuilles opposées, la première
plante qui s’offre au botanique débarquant, en
juillet, sur le rivage du Spitzberg.”

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Darwin le qualifia “d’observateur inimitable” en raison de la précision de ses expériences, de ses découvertes sur la vie et les moeurs des insectes. On peut admirer la précision des détails de ses observations et l’élégance de son style poétique.

Dans le même temps il écrit son recueil de poèmes “oubreto provençalo rambaiado per J.H.Fabre” ou même compose quelques chansons , une série de 26 pièces musicales sur son petit harmonium seront publiées chez
Delagrave en 1925.

Vaqui l’histori veritablo
ben liuen dou conte de la fablo.
Que n’en pensas, canèu de sort !
O ramassaire de dardeno,
Det croucu, boumbudo bedeno
Que gouvernas lou mounde emé lou coffre-fort,
Fasès courre lou bru, canaio,
Que l’artisto jamai travaio
E dèu pati, lou bedigas
Teisas-vous dounc : quand li lambrusco
La cigalo a cava la rusco,
Raubas soun bèure, e pièi, morto, la rousigas.

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Jean Rostand le qualifie de “grand savant qui pense en philosophe, voit en artiste, sent et s’exprime en poète”. À la fois scientifique, poétique et lyrique, l’ensemble de ces souvenirs entomologiques constitue “un hymne à la nature et à la connaissance”. Ce centenaire est là une belle occasion pour rendre hommage à ce “savant de premier ordre que l’académie des sciences a honoré, et dont les observations ont attiré l’attention de M. Darwin, ce naturaliste connu dans le monde entier” comme le soulignait le préfet de l’époque, un scientifique
dont le domaine d’observation était essentiellement vauclusien.

 

Ville de Châteauneuf-du-Pape

L’histoire du village est très ancienne mais les rares documents retrouvés rendent son passé difficile à retracer. D’après des découvertes archéologiques réalisées, des traces de présence humaine remonteraient à la préhistoire… Dans les écrits les plus anciens retrouvés, la culture de la vigne n’est citée qu’ en 1157.

La ville est dominée par son château, construit à l’initiative de Jean XXII, élu pape en 1316. Les travaux débutent en 1317 et s’achèvent 16 années plus tard, en 1333. Les tuiles et la chaux utilisées sont produites dans le village. Les pierres proviennent de la colline du château et des carrières de pierres de Courthézon, village voisin. La charpente est constituée de bois italien, de la région de la Ligurie dans le Nord de l’Italie.

Le nom du village a évolué au cours de son histoire. Ce n’est qu’en 1893 que le village est nommé
« Châteauneuf-du-Pape », mais aussi à cette époque que se découvriront les prémices de la renommée de ses vins.

L’ économie du village a été favorisée par sa proximité des deux voies de commerce ; le Rhône, une voie fluviale de communication importante autrefois, et la «grande route» construite par les romains et permettant l’accès d’ Arles, au Sud et de Lyon, au Nord. Au XIVème siècle, le village connait déjà la prospérité grâce à la chaux, les tuiles, le sel et la culture de la vigne.

L’ arrivée des Papes, au début du XIVème siècle, est à l’origine de l’essor économique du village. De nombreux habitants du village sont employés mais arrivent aussi de nombreux ouvriers et artisans de l’extérieur qu’il faut nourrir et loger. Tous oeuvrent à la construction du château. Le port de Châteauneuf joue un rôle prépondérant dans l’approvisionnement des matériaux autres que la chaux, les tuiles et la pierre des carrières du village. Le commerce et l’artisanat sont florissants.

Ce sont les Papes qui ont révélé le terroir de Châteauneuf-du-Pape. Sous le règne de Jean XXII, le village devient résidence d’été de la papauté. Quant au précieux nectar élaboré en ces lieux, il accède au rang de
« Vin du Pape ». Une consécration qui lui ouvre la porte des grandes cours européennes.

Les commandes renouvelées chaque année atteignent jusqu’à plus de trois mille litres par an. Lors des festivités qui y sont données, il est servi aux ambassadeurs et autres représentants des cours étrangères qui
tombent sous le charme et, une fois revenus dans leur contrée, en font la promotion. Très vite, il est expédié par tonneaux en Italie, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Grâce à sa réputation, il traverse quelques décennies plus tard les flots bleus de l’Atlantique et fait ses premiers pas aux Etats-Unis.

À l’époque gallo-romaine, la vigne recouvrait déjà très certainement le territoire de Châteauneuf-du-Pape. Les premières traces écrites de son existence datent toutefois de 1157. Fidèle à la tradition locale, plantant et dirigeant lui-même l’exploitation, Geoffroy, l’évêque d’Avignon, possède un vignoble situé dans son fief de Châteauneuf-du-Pape. Mais ce sont les papes, qui à partir du XIVe siècle, furent les véritables promoteurs de l’activité viticole du lieu.

Les spécificités des vins de Châteauneuf

Un vin de Châteauneuf du Pape est un assemblage de treize cépages : Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cinsault, Muscardin, Counoise, Vaccarèse, Picpoul, Terret Noir, Clairette, Bourboulenc, Roussane, Picardon. La composition exacte est donc le secret du vigneron.

Un terroir de 3200 hectares et une situation unique : le sous-sol argileux de la vaste colline est couvert de gros galets roulés par le Rhône, ils emmagasinent la chaleur du soleil le jour et la restitue la nuit dans le sol. Balayé par le mistral, c’est l’un des secteurs les plus secs de la vallée du Rhône avec 2 800 heures d’ensoleillement par an. Sa spécificité et son climat méditerranéen lui confèrent un atout exceptionnel.

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Une tradition d’ excellence

Instituée par les vignerons précurseurs de Châteauneuf avant même que fut institué l’AOC (1935). Le rendement ne doit pas dépasser les 35hl à l’hectare, le tri du raisin est obligatoire avant la vendange qui est faite à la main. La production annuelle est de 13 millions de bouteilles, très majoritairement faite de vin rouge, et environ 3% de vin blanc.

De nos jours, l’activité économique est centrée sur les métiers de la vigne et du tourisme. Ses vins ont une renommée mondiale.

L’activité culturelle de Châteauneuf-du-Pape constitue également un formidable pôle d’attraction. Pour la première fois en 2015, le Festival d’Avignon Off s’ est installé dans la ville ; Les fêtes de la Véraison rassemblent, au mois d’ août, de plus en plus de passionnés.

La ville célèbre dignement la fête de la Saint Marc, patron des vignerons, avec une soirée de prestige qui rassemble plus de 500 personnes.

 

 

Larry Niehues, l’Homme Intemporel

Larry a 22 ans quand il décide de quitter la France pour vivre son rêve : réaliser un voyage photographique aux Etats-Unis.

Sur la route, il va se nourrir du hasard, des rencontres qui se présentent à lui et des scènes qu’il vole à la vie, pour nous peindre une Amérique authentique, entre passé et présent.

Est-ce parce qu’il utilise encore son vieux Nikon argentique que son travail transpire autant la sincérité ? Ou alors est-ce parce que derrière l’appareil se cache un homme au regard intemporel et passionné, qui saisit chaque instant comme une pépite ? Quoi qu’il en soit, ses clichés, toujours justes, lui ont permis via “Instagram” de se faire connaître et reconnaître. Aujourd’hui il vit de son travail et continu de sillonner la route en quête d’un temps qui ne meurt jamais.

www.larryniehues.com / INSTAGRAM > @larryniehues

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Il y a des personnages, des rues, des gestes qui ne se révèleraient nul part ailleurs que sur la route, face au voyageur inconnu qui porte son appareil comme un compagnon. Le temps passe, mais l’émotion reste quand le passé ressurgit…
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En voyage, on croise des hommes et des femmes aux multiples visages, ancrés dans des univers qui semblent parallèles, tellement singuliers, ouvrant à l’objectif les portes de mondes inattendus…
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Il n’y a jamais de bonne ou de mauvaise image quand on photographie des instants de vie furtifs, les flous, les cadrages semblant approximatifs participent autant aux émotions de la photo que la scène elle-même…

Edmond Volponi

D’ origine Marseillaise Edmond Volponi fit ses débuts dans la Banque. Très vite il change de carrière pour s’orienter dans la presse quotidienne régionale. Tout d’ abord à la Provence puis au Dauphiné, naturellement il se prit de passion pour la photographie.

À cette époque les agences de presse n’avaient pas de photographe attitré. C’est comme cela
qu’il débuta dans le métier qui devint très vite une passion.

En 1950 Edmond Volponi rencontra la troupe de Jean Vilar et sympathisa avec les comédiens…
Il immortalise alors les scènes du festival, les comédiens : Jean Vilar, Gérard Philipe, Jeanne Moreau… comme tout passionné de photographie.

Malgré un talent avéré il poursuivit sa carrière dans le journalisme et rentra dans l’équipe de direction du Provençal puis devint directeur du Comtadin, tout en continuant à faire de la photo par passion.

Il répondit à un appel d’offre de la Poste à l’époque pour un timbre décrivant une scène de vie et fut retenu pour cette superbe photo d’ ”enfant à la fontaine”.

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Cette photo fut prise dans le quartier de la Balance à Avignon, on y voit un jeune garçon qui se précipite sur une fontaine publique pour se rafraîchir.

Il écrivit également des ouvrages comme «Alors, camarade Vilar» ou la chronique échevelée de l’été 68 avignonnais, et «Alors petit, tu t’es bien régalé». Ce dernier est un récit autobiographique, chronique d’un été de feu et de sang, adolescent marseillais, perdu dans les temps de l’Occupation, il considère les gens
avec dérision et parfois avec optimisme, jusqu’à ce que les événements s’aggravent avec : le bombardements du 27 mai, la démolition des vieux-quartiers et enfin la Libération de Marseille, cette histoire est vécue à travers les yeux d’un adolescent et secouriste brancardier de la Croix Rouge. Un épisode de sa vie qui a profondément marqué sa jeunesse.

Vous pouvez rencontrer Edmond Volponi dans sa très sympathique galerie dans le centre historique de Villeneuve les Avignon. Il vous recevra avec plaisir et sera heureux de vous faire partager ses souvenirs d’époque, sa passion pour la photo, son goût pour l’art.

Aujourd’hui étant à la retraite. Il prend le temps pour sa passion, et se détache rarement de son appareil photo. Il continue au hasard de ses balades à immortaliser des moments de vie, d’émotion, avec une sensibilité étonnante.

Galerie d’Edmond Volponiedmond-volponi4
L’ évasion Imagière
11 rue des Récollets
30 400 Villeneuve les Avignon
04 13 66 83 52

 

Les Fêtes & Attractions à Saint-Rémy

Pour les fêtes et les grandes attractions c’est surtout à partir du printemps que l’on doit prendre date.

La route des artistes

Il faut noter combien les artistes et artisans sont à l’honneur ; la route des artistes à partir du 17 mai est un vrai marché de l’art en plein air. Pendant 1 journée, 5 fois dans l’année, les artistes s’installent en ville sur le « cours » pour présenter leurs travaux. Devenue une véritable institution pour les artistes et les amateurs d’art, la Route des Artistes se réinvente pour adapter d’une manière pertinente son développement à la modernité, dans le dynamisme et la qualité. Une sélection rigoureuse des oeuvres et des artistes, des animations culturelles d’accompagnement, une charte de qualité dans la sélection et l’exposition des artistes.

Festival Organa

Les musiciens aussi sont à l’honneur avec le fameux festival Organa de juillet à septembre à la collégiale St-Martin. Le Buffet d’Orgues, restauré par le facteur d’orgues Pascal Quoirin en 1983, est considéré comme un chef d’oeuvre de la facture contemporaine. Il permet à Jean-Pierre Lecaudey, titulaire des Grandes Orgues et concertiste international, d’organiser tous les étés le Festival Organa qui réunit de juillet à septembre les meilleurs organistes venus du monde entier.

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La Fête de la Transhumance

Il ne faut pas manquer le lundi 25 mai pour la Pentecôte, la fête de la transhumance. L’une des plus belles fêtes traditionnelles de Provence. Chaque année, les troupeaux de moutons quittent la Provence au printemps pour les pâturages des Alpes. Ce voyage se faisait autrefois à pieds nécessitant parfois plus de dix jours de marche. Cette fête de la transhumance réunit chaque année les éleveurs de la région, plus de 4 000 brebis, agneaux et béliers ainsi que des chèvres et ânes de transhumance qui sont encadrés par les bergers en costume traditionnel. Bayle, pastre et pastrihoun défilent le matin à la tête des troupeaux autour du centre ville. Brocante et foire aux fromages ont lieu toute la journée pour la joie des provençaux.

Fête du vin et de l’artisanat d’art

Le dernier week-end de juillet ce sera la 33 ème Fête du Vin et de l’Artisanat d’Art à Saint-Rémy de Provence les vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 Juillet 2015. Le public est invité à Saint-Rémy de Provence, dans les rues du centre-ville, accompagné de jazz New-Orléans pour découvrir les vins et délices venus de toute la France et admirer les créations des artisans d’art, sans oublier le défilé et l’arrivée triomphale de Bacchus sur son char qui offrira le verre de l’amitié le samedi après-midi et la célèbre cérémonie d’intronisation des personnalités le dimanche matin !

Les Fêtes & Attractions à Saint-Rémy

8 septembre de F. Mistral

Frédéric Mistral est toujours bien présent aussi on ne manque pas de le commémorer et surtout de le citer ; lors du week-end du 8 septembre 1868, quand les poêtes catalans furent reçus officiellement à Saint-Rémy par les Félibres provençaux, un banquet fut offert aux Espagnols, Mistral prononça son discours fameux : Ço que voulèn (« Ce que nous voulons »), dans lequel il précise les revendications régionalistes des Félibres provençaux : « Ce que nous voulons ? Écoutez-moi. Nous voulons que nos enfants, au lieu d’être élevés dans le mépris de notre langue (ce qui fait que, plus tard, ils mépriseront la terre, la vieille terre où Dieu les a fait naître), nous voulons que nos enfants continuent de parler la langue de la terre, la langue dans laquelle ils sont les maîtres, la langue dans laquelle ils sont fiers, ils sont forts, ils sont libres. (…) Nous voulons que notre peuple, au lieu de croupir dans l’ignorance de sa propre histoire, de sa grandeur passée, de sa personnalité, apprenne enfin ses titres de noblesse, apprenne que ses pères se sont toujours considérés comme une ethnie particulière, apprennent qu’ils ont su, nos vieux Provençaux, vivre toujours en hommes libres, et toujours se défendre comme tels… ».

Pour ceux qui voudraient mieux connaître cette ville ; nous tenons à signaler la dernière parution aux éditions R.2C du livre de référence de plus de 500 pages largement illustré, retraçant l’histoire de cette petite ville.

Histoires particulières et histoire globale se mêlent dans cet ouvrage. Près de quarante auteurs aux regards complémentaires : historiens, archéologues, spécialistes de littérature, archivistes, ingénieurs, érudits passionnés par le passé de leur ville, membres de la société civile ; tous ont mis leurs savoirs en commun sous l’égide de la Société d’histoire et d’archéologie de Saint-Rémy pour éditer ce beau et savant livre.

Saint-Rémy au Fil de l’Histoire

Comment ne pas se passionner pour l’histoire de cette ville et ses origines, ne pas s’intéresser aux différentes époques qui lui ont donné son visage actuel, ville artistique et contemporaine valorisée aujourd’hui par de nombreux musées et autres lieux culturels ?

Premiers habitants

Les premiers habitants ont laissé des traces 2500 ans avant notre ère mais c’est environ 600 ans av. JC que les premières tribus gauloises, s’installèrent au fond d’un vallon de la face nord des Alpilles autour d’une source importante fréquentée depuis la préhistoire.

Au IIème siècle av. JC, des Salyens d’origine celtoligure ont bâti autour de la source guérisseuse et sacrée, Glanon (du nom du Dieu Gaulois Glan), une ville prospère toute imprégnée d’hellénisme par les grecs qui s’étaient avancés à l’intérieur des terres depuis Marseille.

Les romains

Puis Les Romains s’emparèrent de Glanum, en firent une colonie romaine à la double vocation ; religieuse autour de la source sacrée mais aussi commerciale. Cependant Glanum ne résista pas aux invasions barbares et fut complétement détruite vers 260. La ville en ruine sera rapidement ensevelie et oubliée. C’est en 1921 qu’elle fut exhumée tandis que les antiques : le mausolée et l’arc municipal, bien visibles, eux ont toujours affiché sa réputation.

Sous diverses dominations

Sans nous attarder sur l’histoire de cette ville on peut cependant signaler qu’elle fut successivement sous la domination de plusieurs évêchés, abbayes, comtés ou seigneuries. Les évêques d’Avignon prennent en charge le bourg puis Glanum se met sous la protection de l’abbaye de Saint-Rémy de Reims dont elle pris le nom. Le domaine de Saint-Rémy est ensuite annexé par Bozon comte d’Arles, puis la reine Jeanne donne la ville à Guillaume Roger de Beaufort, frère du pape Clément VI en 1353 tandis que Louis XI en fait don à Jean d’Anjou et enfin Louis XIII offre la cité au prince de Monaco Honoré II de Grimaldi en 1643 et elle en garde la fierté d’appartenance, bien que la peste qui fut terrible en 1720, fit succomber le tiers de sa population !

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Revenons à Glanum

Les fouilles ont donc commencé, à l’initiative de Pierre de Brun, en 1921 ; un travail colossal qui permit de mettre à jour la cité impériale telle que nous pouvons la voir aujourd’hui en face des Antiques. On y voit encore les temples, la basilique, le Forum, la Curie, les thermes et les habitations disposés le long d’une rue centrale.

La partie haute plus rétrécie est consacrée au Sanctuaire autour de la Source Sacrée avec ses petits temples dont ceux dédiés à la déesse de la santé Valetudo et à Hercule. Seule une petite partie de la ville a été découverte. Le site, géré par les Monuments Nationaux fait toujours l’objet de fouilles menées par l’Institut de Recherche sur l’Architecture Antique.

A propos de cette appellation « Les Antiques » ce furent longtemps les seuls vestiges apparents de l’antiquité, l’Arc de Triomphe et le Mausolée des Jules, ces monuments qui figurent parmi les plus connus qu’ait laissé la civilisation romaine en Provence, marquaient l’entrée de la ville de Glanum.

Le Mausolé des Julii

Datant des année 30-20 av JC, ce monument funéraire d’une grande famille doit sa célébrité à son architecture romaine unique ; socle à 4 faces magnifiquement sculptées, surmonté d’un arc de triomphe à double entrée, sur lequel est érigé un petit temple rond à colonnes et à toiture pyramidale abritant les effigies des deux Julii à qui est dédié ce monument exceptionnel.

L’Arc de Triomphe

Datant des années 20 ap. JC, est orné de très beaux reliefs illustrant la conquête des Gaules par César. Les fruits et feuillages, symboles de l’abondance, suggèrent les bienfaits de la Pax Romana.

Notre Dame de Pitié

En redescendant vers la ville plus au nord nous passerons devant un petit édifice érigé au XIIIème remanié vers 1700 pour prendre le vocable de Notre Dame de Pitié (afin de protéger les troupeaux et les habitants des pestes et des sécheresses). Cette chapelle abrite les oeuvres de Mario Prassinos (1916-1985), peintre illustrateur de quantités de livres qui s’installa à Eygalières en 1951 (lieu mythique à quelques km) comme de nombreux peintres attirés par la belle lumière du midi. C’est à St-Rémy qu’il souhaita léguer son oeuvre ainsi exposée dans la jolie chapelle de Notre Dame de Pitié.

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Continuons à nous diriger vers la nouvelle ville pour découvrir son architecture

La cité était, comme nous l’avons souligné, une étape importante et une place de marché. Le boulevard circulaire occupe l’emplacement des remparts médiévaux et constitue le centre animé de la ville où se développent les commerces vantant les mérites de la modernité mais des traditions.

La place de la république est dominée par le clocher gothique de L’Église Saint Martin du XIVème qui offre une imposante façade classique du XXIème.

Dans la rue Carnot se trouve la Maison Roux où Gounod organisa la 1er audition de Mireille.

L’Hôtel de Sade XVème est devenu un dépôt lapidaire d’un grand intérêt archéologique il devrait rouvrir incessamment.

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Parmi les musées à visiter

Musée des Alpilles

Le bel hôtel Mistral de Mondragon du XVIème, hotel renaissance abrite le musée des Alpilles offrant une intéressante évocation des arts et traditions populaires, véritable conservatoire patrimonial (archéologie, ethnologie, arts graphiques).

Trois salles de l’exposition permanente du musée, ainsi que sa cour intérieure et l’atelier de typographie, sont désormais accessibles en visite virtuelle sur internet. Comme quoi les outils modernes n’intimident pas cette petite bourgade ! Et par ce nouvel outil, la municipalité souhaite mieux faire connaître le musée au grand public et susciter l’envie de le visiter « pour de vrai » en intégralité.

Hôtel Estrine

L’Hôtel Estrine a été rénové et agrandi et il doit réouvrir le 7 mars. Ce musée d’art moderne et contemporain, animé par l’association Présence Van Gogh, bénéficie désormais d’un écrin architectural étonnant, à la hauteur des exigences de l’appellation musée de France obtenue en 2007. Les nouvelles oeuvres qu’il va accueillir très prochainement confortent le musée Estrine comme un équipement de premier plan dans la région et comme le disait François Nourissier ; ici « ce que j’aime… C’est sa façon de choisir, montrer, agir qui va à l’encontre des tentations mauvaises de l’époque… ».

L’Alpilium

Pour être de leur époque les Saint-Rémois ont fait construire et inaugurer une nouvelle salle municipale, baptisée “L’Alpilium”. Sur la partie congrès, l’Alpilium a permis à la ville de Saint-Rémy d’accueillir des manifestations d’envergure nationale comme la Santo Estello ou les Assises des Petites Villes de France qui ont réuni des Maires et des élus venus de toute la France.

Ville de Saint-Rémy, Porte des Alpilles

La situation privilégiée de St-Rémy, au pied du contrefort des Alpilles, à proximité de la vallée de la Durance et de la plaine du Comtat, démontre par elle même combien cette charmante ville peut symboliser la Provence. Depuis 2007 son territoire est classé au sein du Parc naturel régional des Alpilles dont elle est la petite Capitale.

En plus de son patrimoine naturel St-Rémy possède un important patrimoine historique bâti, elle est aussi ville d’accueil et de gastronomie bien placée entre culture et tradition ; elle a donc bien des atouts touristiques pour attirer du beau monde et les célébrités internationales viennent s’y cacher avec délice. Une filleule de Frédéric Mistral, reine du félibrige et écrivaine de provence, la Romancière Marie Gasquet (1872-1960) réputée pour sa culture et sa beauté, y est née et a bien su planter le décor ; « le vent apporte comme un parfum romain de force et de sérénité ; c’est bien là dans ces quelques lieus de terre parfumée, que bat le meilleur du cœur provençal ».

Ville de jardiniers, St-Rémy offre généreusement ses spécialités de productions de culture fruitière et maraîchère méridionale mais s’ouvre de plus en plus vers sa vocation d’étape touristique. Le climat et la sublime lumière apportent bien des avantages qui ne sont plus à prouver.

C’est donc une gageure que nous relevons en soulignant, toutes ses qualités typiquement provençales, en notant les hommes qui ont laissé leur empreinte ou en tentant de citer en si peu de lignes l’importance de son histoire, les vestiges et monuments laissés par son passé.

Les célébrités Saint-Rémoises

Michel de Notre Dame (1503-1566)

À la renommée internationale et dont la maison se trouve rue Hoche. Il naquit à St Remy le 14 décembre 1503 et ne prit le nom de Nostradamus qu’en 1555 après avoir fait ses études à la faculté des Arts à Avignon puis à Montpellier où il obtient le diplôme de doctorat en médecine. Il fit son tour de France et ses publications eurent un grand succès surtout depuis qu’il prédit les circonstances de la mort de Henri II et proposa un « remède contre la peste » vers 1561. Devenu le protégé de Catherine de Médicis ses « centuries » font recette et il meurt en 1566 à Salon où il est enterré aux Cordeliers (à noter que en 1614 son fils César qui avait écrit « histoire et chroniques de Provence » meurt lui à Saint-Rémy).

Louise Capeau

Née en 1580 laisse une plus triste mémoire car elle fut reconnue comme étant possédée du diable et nous ne nous y attarderons donc pas. Une bien autre musique !

Charles Gounod (1818 – 1893)

C’est sur l’invitation de F. Mistral le 12 mars 1863 que Charles Gounod s’installa à l’hôtel « ville verte » de Saint-Rémy pour y écrire la musique de Mireille. Rue Carnot, on garde dans la maison Roux, le souvenir du jour où eut lieu la 1ère audition. Gounod n’était pas Saint-Rémois mais il su en garder un souvenir si agréable qu’il pu écrire : « vous souvenez-vous de ces heures de délicieuse flânerie pendant lesquelles on a l’air de ne rien faire et où l’on fait tant de choses dont la première est d’être heureux »

Vincent van Gogh (1853 – 1890)

Pour Vincent Van Gogh par contre ce ne fut pas que du bonheur. Mais il laissa des souvenirs précieux dans sa peinture et pour la renommée de cette ville où il ne séjourna pourtant qu’une année. Il fut soigné en effet à l’asile de St Paul de Mausole du 8 mai 1889 au 16 mai 1890. Comme c’est ici aussi que plus tard fut abrité le Dr. Schweitzer pendant la guerre 14-18.

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Joseph Roumanille (1818 – 1891)

Parmi les personnalités encore typiques et marquantes d’une époque de la ville, nous devons citer Joseph Roumanille, natif du lieu qui se fit appeler le « félibre du jardin » si fier de « ne pas le quitter » quand on lui reprochait de manquer d’ouverture et de ne pas aller visiter le monde, alors qu’il savait (oh combien !) recevoir et tenir salon dans sa librairie avignonnaise. Né le 8 août 1818 initiateur et organisateur du félibrige, créateur de la prose provençale moderne, écrivant de courts récits polémiques et des contes en provençal (li margarideto) il s’est vu ériger après sa mort une statue dans sa ville et une bibliothèque qui porte son nom.

Marie-Antoinette Roumanille (1896-1986)

Plus connue sous le nom de plume de Marie Mauron qui elle aussi fut élue Majoral du Félibrige en 1969 (Cigalo d’Irlando) dans la même ville, reste une écrivaine et poête française qu’on nomme parfois la « Grande Dame de Provence ». Considérée comme l’héritière des grands poêtes provençaux, elle chante, des années durant, sa terre, ses légendes, ses traditions. Récompensée par de nombreux prix tel celui de l’académie française ou du grand prix littéraire de Provence, elle fait honneur à son « pays » et a su montrer la voie à d’autres amoureux de leur ville tel Marcel Bonnet. Celui-ci ne manqua pas d’encourager ses concitoyens à pratiquer la langue et l’écriture en provençal. Laissant dépôts de livres et manuscrits à la bibliothèque Jousé Roumanille qui offre un grand fond spécialisé.

Zoom sur … Le Monastère Saint-Paul de Mausole

Il doit son nom à la proximité du site du mausolée des « Julii » tout près de la cité gallo-romaine de Glanum, est magnifiquement situé dans un paysage d’oliveraie au pied des Alpilles. Ce lieu mérite non seulement un détour pour la visite mais aussi une explication historique ; son clocher à deux étages de plan carré, coiffé d’un toit pyramidal et le cloître attenant du XIème et XIIème siècle, sont un chef d’oeuvre de l’art roman provençal.

Le monastère fut transformé en 1768 en asile d’aliéné, puis nationalisé à la Révolution de 1789. Le couvent fut vendu à trois laïcs de Saint-Rémy puis revendu en 1807 au Docteur Mercurin. Ce médecin fonda alors un asile psychiatrique et s’engagea à poursuivre l’accueil et le soin des malades mentaux avec l’aide de médecins et laïques associés aux soeurs de Vesseaux. Dans les bâtiments qui sont la propriété de l’Association « Les Amis de Saint-Paul », sont exploités plusieurs établissements à vocation et à orientation psychiatrique.

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C’est aussi un centre culturel qui mérite la visite comprenant donc : le cloître roman classé, la reconstitution de la chambre d’hospitalisation de Van Gogh, le champ Van Gogh (qu’il contemplait de sa fenêtre), l’allée du cloître et le parcours botanique ainsi que l’historique des soeurs de l’institut Saint Joseph qui oeuvraient dans l’établissement depuis le XIXème siècle, dans l’allée arborée menant à la chapelle sont présentées les reproductions des principaux tableaux de Van Gogh sur leur lieu d’exécution dont les célèbres « Iris », « La nuit étoilée », « L’Oliveraie », le « Jardin de l’hospice Saint-Paul », « Autoportrait »… La galerie d’Art Valetudo y expose aussi les oeuvres de l’atelier d’art-thérapie qui associe art, recherche et soin, en réponse d’une certaine manière au rêve de Van Gogh qui désirait créer une association d’artistes dans le midi de la France.

C’est bien à St-Rémy en effet que les peintres réalisent leurs plus belles toiles en désirant profiter de la sublime lumière du lieu ; aussi tous les ans la ville est elle transformée en vaste galerie d’art tout au long des ruelles… C’est un peu grâce à Vincent Van Gogh qui a su donner l’exemple et rassembler ses admirateurs ici.

Musée Angladon, dans l’Intimité des Chefs d’Œuvre

Au centre du vieil Avignon, un musée d’atmosphère garde le charme intact d’un ancien hôtel particulier et expose depuis 1966 une exceptionnelle collection provenant des derniers héritiers d’un grand couturier mécène parisien Jacques Doucet, contemporain de Degas et Picasso.

Le public découvre des œuvres originales de grands artistes du 19ème siècle : Degas, Daumier, Manet, Sisley, Forain, Vuillard, Cézanne et un des rares tableaux de van Gogh en Provence …

La salle consacrée au 20ème siècle présente un grand tableau de Mondigliani “La Blouse rose” et six œuvres de Picasso qui permettent une approche de la période bleue et des années 1915-1920.

L’École de Paris est également représentée par deux portraits de Foujita sur feuilles d’or, diverses œuvres de Derain, un Tigre du célèbre animalier Jouve et des masques africains.

Au premier étage, la demeure des Fondateurs a conservé le charme d’une demeure d’amateurs d’art : salle Médiévale, Renaissance et suite de salons du 18ème siècle présentant de nombreux tableaux de Chardin, Joseph Vernet ou Hubert Robert… Des meubles estampillés et objets d’art. Un cabinet d’orient expose un ensemble d’objets rares ou insolites de qualité.

Toute l’année le musée propose des animations régulières pour tous les publics : visites commentées, lectures, conférences, ateliers pour les scolaires et le jeune public, et une ou deux fois par an une exposition exceptionnelle.

HORAIRES DU MUSÉE
De 13h à 18h tous les jours sauf lundi
Les groupes peuvent être reçus tous les jours
à partir de 8h sur réservation
(une semaine à l’avance)
04 90 82 29 03
www.angladon.fr

Entretien avec Julien Barrot

Quand avez vous débuté dans le
métier ?

Quand je suis né, en mai 1980. Mes parents ont bâti leur maison 2 mois plus tôt en mars sur la vieille cave construite en 1930 par mon grand père, qui était déjà vigneron. Chez nous, on ne débute pas dans le métier, on nait dedans. Outre le terrain, j’ai suivi des études de viticulture et oenologie sur Montpellier et une école de commerce en agro industrie sur Bordeaux. J’ai fait quelques stages en Angleterre, à Bordeaux et en Australie avant de rejoindre le domaine familial à 22 ans.

Ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

La diversité des tâches à accomplir. Ce n’est pas un métier mais plusieurs métiers ; contact avec la nature avec le travail de la vigne, passion gustative et créatrice lors de la transformation du raisin en vin et du suivi de toutes les étapes par laquelle passe le vin lors de son élevage car c’est un produit vivant ; richesse humaine et culturelle dans la vente des vins aux 4 coins du monde. Tous les jours, je retravaille mes racines ; et en même temps je voyage à travers le monde.

Quels sont vos projets futurs ?

Nous délocalisons le domaine et construisons une nouvelle cave dans Châteauneuf-du-Pape. Celle-ci conserve les mêmes principes que l’ancienne mais sera plus fonctionnelle : enterrée dans le sol à 9m de profondeur, elle permettra aux vins en élevage d’être à température constante et d’avoir une hydrométrie élevée et naturelle. La vinification se fera en cuve béton par gravité via des extractions douces.

De plus, par des rencontres et des amitiés, nous sommes en train de créer un négoce d’achat de raisins provenant de grands terroirs inexploités qui deviendront des grands crus.

Un conseil pour bien choisir un vin ?

Le vin est une question de plaisir et le plaisir est personnel. C’est-à-dire qu’il est défini par notre propre palais. J’inviterai donc les amateurs à déguster lors de salons ou en visitant les domaines et d’acheter les vins qui leur plaisent. Si vous n’avez pas le temps de déguster, faites confiance à des professionnels cavistes artisanaux et passionnés qui sont nombreux dans la région.

Vos passions ?

Célébrer la vie, faire plaisir et se faire plaisir. Les gens qui aiment le vin, ce sont des gens qui aiment la vie, le partage, la fête.

Vos bonnes adresses ?

Les bonnes adresses dans la région ne manquent pas et il est difficile de faire un choix. Voici quelques adresses que je recommande à la fois pour leurs qualités gustative et humaine :

>> La Mère Germaine (Châteauneuf-du-Pape)
>> Le Verger des Papes (Avignon)
>> La Mule du Pape (Châteauneuf-du-Pape)
>> La Table de Sorgues (Sorgues)
>> Le CO2 (Avignon)
>> L’Agape (Avignon)
>> L’Hôtel de l’Europe (Avignon)
>> Christian Étienne (Avignon)
>> Maison Ripert (Avignon)
>> Hiély Lucullus (Avignon)
>> L’Oustau de Baumanière (Baux de Provence)
>> La Coquillade (Gargas)

Qu’est-ce qu’un bon vin ?

C’est un vin équilibré, qui a une bonne buvalité. Un vin qui me procure une émotion. Un vin avec une identité et des racines. Un vin qui fait voyager là où il a été produit. Atmosphère, histoire du vin, frissons, chair de poule.

Quelle est la bouteille qui t’a procuré le plus d’émotion ?

Châteauneuf-du-Pape Lou Destré d’Antan 1976. Mon père se retrouve seul à la tête du domaine, 1er millésime seul de Christian, sans son père. Bu pendant un repas truffe à Visan avec des clients, copains et des passionnés de vin. Année où tu commercialisais ton premier millésime et où tu avais 26 ans, comme ton père en 76. J’ai compris qu’un grand vin pouvait voyager dans les années ; que le vin pouvait procurer des émotions inégalées ; j’ai espéré pouvoir atteindre ce niveau de qualité et de longévité au moins une fois dans ma vie.

Mes 3 régions :

Barolo, Bourgogne, Rhône.
Terroirs alpins construits sur la finesse. Peu de tanins, très belle fraicheur et très bonne buvabilité.

Comment boire tes vins ?

L’important c’est d’ouvrir une bonne bouteille avec quelqu’un car c’est un moment de partage ; faire plaisir et se faire plaisir. Le reste est accessoire.

Que cuisines-tu ?

J’adore la cuisine et la viande. Plus salé que sucré. Plats gourmands et mijotés. J’aime les choses qui sont faites lentement et longtemps. Ma madeleine de Proust ce sont les gnocchis en sauce tomate mijotée faits main de ma grand-mère.

Quel est mon objectif ?

Essayer de faire aussi bien chaque année. Assurer la pérennité du vignoble pour les générations futures.

Domaine La Barroche
19, Avenue des Bosquets
84230 CHÂTEAUNEUF DU PAPE
06 62 84 95 79
contact@domainelabarroche.com
www.domainelabarroche.com

Chronic Musik par M. et Mme Benoit (DJ)

Caribou – Our Love (2014)

Caribou c’est Daniel Snaith, 36 ans, diplômé de mathématiques Canadien installé à Londres depuis une dizaine d’années. Il s’est d’abord fait appeler Manitoba, puis a troqué son nom contre celui de Caribou en 2005. Il a aussi monté un projet en solo, baptisé Daphni, duquel est né l’album Jialong, aux sonorités assurément techno.

L’album « Our Love » est sorti fin 2014, et prend un tournant définitivement plus romantique que son précédent « Swim » sorti en 2010 et qui l’avait révélé aux yeux de tous comme un artiste au talent et à la créativité hors pair.

Dan Snaith nous offre ici un disque dansant et hypnotique, mais tout du long délicat et audacieux. On regrettera quand même la tournure pop et même R&B qu’a prise l’artiste, notamment dans le titre « Second Chance », qui entache l’esprit électro-hypnotique qui caractérisait les tracks de l’album « Swim » et qui avait su marquer les esprits.

Le morceau « Can’t Do Without you » restera pour moi LE morceau incontournable de cet album.

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Jungle – Jungle (2014)

Jungle c’est avant tout un savant mélange des genres. Un rythmique toujours groovy, qui emprunte autant à la musique Funk qu’à la Soul ; des percussions remuantes, et surtout ces voix indissociables. Jamais on n’entendra un solo de chant dans Jungle.

Le groupe anglais innove complètement. Rétro et tellement actuelle, leur musique est un breuvage parfait qui se mélange à toutes les occasions. Mention spéciale au titre Drops, à la mélodie à la fois groovy et mélancolique incomparable.

Leur force c’est leur unité, cette polyphonie vocale qui rappelle parfois les Bee Gees et d’autres merveilles du Disco. Le fun est immédiat, la réussite totale. Du début à la fin de l’album on se surprend à avoir l’irrépressible envie de remuer son booty. Aucun titre n’est à jeter dans cet album qui restera dans mon top ten, incontestablement.

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Super Discount 3 (2015)

Super Discount 3, c’est le 3ème volet d’un projet démarré en 1997 par Étienne de Crécy, mais où on trouve de nouvelles collaborations comme celles de Kilo Kish, Baxter Dury, De La Soul, Madeline Follin (Cults) et Tom Burke (Citizens) qui viennent s’ajouter à celles de Alex Gaupher ou encore de Julien Delfaud.

On y retrouve la fameuse « French Touch » des débuts à laquelle s’ajoutent des titres originaux bien catchy, à l’accent pop quelquefois, très bien produits. Mention spéciale au titre Family featuring Baxter Dury, qui arrive à mélanger l’univers pop-rock du chanteur avec celui des deux Super Discount précédents. En bref, Étienne de Crécy arrive à faire du neuf avec du vieux, en n’oubliant pas de mettre en valeur les artistes avec qui il collabore.

https://www.facebook.com/mretmmebenoit
Mr&Mme Benoit sur Soundcloud.com

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Entretien avec Peck

Entretien avec Pascal Peck Maurin, programmateur, producteur et dj de 40 ans.


Intérêts

La musique, les voyages, les loisirs paisibles

Talents cachés
Le baby foot, j’étais champion de mon lycée

Marques que j’aime
APC, Comme des Garçons, Dead Hommes, Sessun

Actus, Résidences
Les soirées de printemps : Concrete à Aix, Dernier Cri à Montpellier puis les festivals d’été : Lives au Pont, Résonance, Kolorz, Tohu-Bohu, Uzès…

Bonnes Adresses
Acte2, The Next Door, Le Balthazar, le 83 Vernet, les Ambassadeurs, le Shelter, Le Barrio, le Petit Comptoir

Tout premier album acheté
Madness “One Step Beyond”

Artiste avec qui tu aimerais faire la fête
Seth Troxler, un dj atypique et drôle

Concert marquant
Daft Punk & Radiohead dans les arènes de Nîmes

Groupe qui mérite d’être connu
Ibeyi

Album à acheter les yeux fermés
“Our Love” de Caribou

Chanson intemporelle
“Sign ‘O’ The Times” de Prince

Chanson du moment
“First Light” de Django Django

Ce que tu écoutes en boucle
“Beau Mot Plage” Heaven & Earth edit – Isolée

Titre qui te mets de bonne humeur
“Good Life” de Inner City

Ce que tu écoutes avant de sortir
Sticky Icky – “Move On” de Roger Jay rmx

Ce que tu connais par cœur
“Attentat” de IAM

Ce qui te fais voyager
“Asleep From Day” de The Chemical Brothers

Agenda Juillet 2015

Festival OFF
Du Samedi 4 au Dimanche 26 Juillet

Le Off c’est plus de 1 300 spectacles par plus de 1 000 compagnies issues de plus de 25 pays et près de 8 000 artistes qui vous attendent ! Ces compagnies font de la ville une immense scène de confrontation artistique où sont représentées toutes les disciplines du spectacle vivant dans plus de 130 lieux de la ville.

Festival d’Avignon – Le OFF
contact@avignonleoff.com
avignonleoff.com

Festival INagenda-juillet3-2015
Du Samedi 4 au Samedi 25 Juillet

Créé par Jean Vilar en 1947, le Festival d’Avignon est un des plus anciens et des plus célèbres festivals de théâtre et des arts de la scène au monde. Il présente pendant trois semaines, au mois de juillet, l’excellence de la création contemporaine. Olivier Py – auteur, metteur en scène et interprète – et directeur du Festival a pour projet, un Festival populaire et une fête de l’esprit, le désir de faire entendre une nouvelle génération d’artistes et le souhait d’ouvrir la programmation aux artistes de différents continents.

Festival d’Avignon – Le IN
04 90 14 14 14
festival-avignon.com

Lives du Pont
Festival Lives au Pont sur le site du Pont du Gard
Jeudi 9 & Vendredi 10 Juillet

>> Cypress Hill
>> Lilly Wood & The Prick
>> Brigitte
>> Flume
>> Parov Stelar
>> Kaytranada
>> Ten Walls
>> Brodinski
>> Jungle…

Festival Lives au Pont
festival-lives-au-pont.com

Concerts & Festivals

Visites & Musées

Agenda Avignon Mars 2015

Festival de la Truffe

5èmes Rencontres Cinématographiques du Sud

5èmes Rencontres cinématographiques du Sud
Photo © atomicjeep

Pour les amoureux du 7ème art cet événement cinématographique professionnel ouvert au public vous permettra durant cinq jours de découvrir et partager la passion des films avec tous ceux qui font le cinéma. Il y aura des programmations dans 4 cinémas du Grand Avignon.

Du 01 mars au 29 mars 2015
http://www.lesrencontresdusud.fr

6ème Festival de la Truffe

Festival de la TruffeLes Halles d’Avignon célèbrent la truffe, perle noire de la Provence. La fête s’ouvrira par le traditionnel défilé des confréries. Tout au long de ce festival des chefs cuisiniers se succèderont chez les commerçants des Halles pour des démonstrations de recettes à base de truffes, avec des dégustations à la clé…

Les Halles – 84 000 Avignon

13ème Avignon Motor Festival

13ème Avignon Motor FestivalLa 13ème édition Avignon Motor Festival ouvrira ses portes les 20, 21 et 22 mars 2015 au Parc Expo d’Avignon, sur plus de 5000 m2 de surface d’exposition. Ammateur passioné de belle mécanique vous en aurez assurément plein les yeux…

Les 20, 21 et 22 mars 2015
Site du Parc Expo d’Avignon – Caumont

 

Entretien avec M et Mme Benoit

Mr & Mme Benoit

Audrey 31 ans, Assistante de direction, DJ @ M. et Mme Benoit
Cédric 40 ans, Gérant de Sound System, DJ @ M. et Mme Benoit

Intérêts :

A : La musique, la cuisine, la photographie, les voyages, le cinéma
C : La musique, les voyages, le ski

Talents cachés :

A : Aime cuisiner et chanter
C : Est imbattable à la plancha

Marques que j’aime :

A : Sessùn, Bash, Laurence Doligé, Jérôme Dreyfus, Estellon, Valentine Gautier
C : Sixpack, Filipa K, APC, Homecore, Jacker

Actus, résidences :

La Dame Noir Bar & Dancing (Marseille), Le Shelter (Avignon), Le Balthazar

Bonnes adresses :

Le Balthazar, Le Barrio, Subito, Le Pub Z, Gaston le Camion, Le Pinpon (Montpellier), La Dame Noir (Marseille)

Tout premier album acheté :

A : Jamiroquai, The Return of the Space Cowboy
C : Police, Reggatta de Blanc

Artiste avec qui tu aimerais faire la fête :

A : Gonzales
C : Salvador Dali

Concert marquant :

Daft Punk aux arènes de Nimes

Vidéoclip adoré :

Fat White Family, Touch the Leather

Groupe qui mérite d’être connu :

Jungle

Album à acheter les yeux fermés :

La B.O. du film «Chef» de John Favreau

Chanson Intemporelle :

A : Liquid Liquid, Cavern
C : Toots and the Maytals, 54-46 Was My Number

Chanson du Moment :

A : Jungle, Busy Earnin’
C : Lee Vandowsky, WTF

Ce que tu écoutes en boucle :

A : Asgeir, King And Cross
C : Lee Vandowsky, WTF

Ce que tu écoutes qui te met de bonne humeur :

A : Fox the Fox, Precious Little Diamond
C : Positive Force, We Got The Funk

Ce que tu écoutes avant de sortir :

Mike Dunn, Mr 69, Phreaky MF

Ce que tu connais par coeur :

A : Womack and Womack, Teardrops
C : Axel Bauer, Cargo de Nuit

Ce qui te fait voyager :

A : Fela Kuti, Water Get No Enemy
C : Quantic & Nicodemus, Mi swing Es Tropical