Chronic Musik par M. et Mme Benoit (DJ)

Caribou – Our Love (2014)

Caribou c’est Daniel Snaith, 36 ans, diplômé de mathématiques Canadien installé à Londres depuis une dizaine d’années. Il s’est d’abord fait appeler Manitoba, puis a troqué son nom contre celui de Caribou en 2005. Il a aussi monté un projet en solo, baptisé Daphni, duquel est né l’album Jialong, aux sonorités assurément techno.

L’album « Our Love » est sorti fin 2014, et prend un tournant définitivement plus romantique que son précédent « Swim » sorti en 2010 et qui l’avait révélé aux yeux de tous comme un artiste au talent et à la créativité hors pair.

Dan Snaith nous offre ici un disque dansant et hypnotique, mais tout du long délicat et audacieux. On regrettera quand même la tournure pop et même R&B qu’a prise l’artiste, notamment dans le titre « Second Chance », qui entache l’esprit électro-hypnotique qui caractérisait les tracks de l’album « Swim » et qui avait su marquer les esprits.

Le morceau « Can’t Do Without you » restera pour moi LE morceau incontournable de cet album.

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Jungle – Jungle (2014)

Jungle c’est avant tout un savant mélange des genres. Un rythmique toujours groovy, qui emprunte autant à la musique Funk qu’à la Soul ; des percussions remuantes, et surtout ces voix indissociables. Jamais on n’entendra un solo de chant dans Jungle.

Le groupe anglais innove complètement. Rétro et tellement actuelle, leur musique est un breuvage parfait qui se mélange à toutes les occasions. Mention spéciale au titre Drops, à la mélodie à la fois groovy et mélancolique incomparable.

Leur force c’est leur unité, cette polyphonie vocale qui rappelle parfois les Bee Gees et d’autres merveilles du Disco. Le fun est immédiat, la réussite totale. Du début à la fin de l’album on se surprend à avoir l’irrépressible envie de remuer son booty. Aucun titre n’est à jeter dans cet album qui restera dans mon top ten, incontestablement.

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Super Discount 3 (2015)

Super Discount 3, c’est le 3ème volet d’un projet démarré en 1997 par Étienne de Crécy, mais où on trouve de nouvelles collaborations comme celles de Kilo Kish, Baxter Dury, De La Soul, Madeline Follin (Cults) et Tom Burke (Citizens) qui viennent s’ajouter à celles de Alex Gaupher ou encore de Julien Delfaud.

On y retrouve la fameuse « French Touch » des débuts à laquelle s’ajoutent des titres originaux bien catchy, à l’accent pop quelquefois, très bien produits. Mention spéciale au titre Family featuring Baxter Dury, qui arrive à mélanger l’univers pop-rock du chanteur avec celui des deux Super Discount précédents. En bref, Étienne de Crécy arrive à faire du neuf avec du vieux, en n’oubliant pas de mettre en valeur les artistes avec qui il collabore.

https://www.facebook.com/mretmmebenoit
Mr&Mme Benoit sur Soundcloud.com

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Entretien avec Peck

Entretien avec Pascal Peck Maurin, programmateur, producteur et dj de 40 ans.


Intérêts

La musique, les voyages, les loisirs paisibles

Talents cachés
Le baby foot, j’étais champion de mon lycée

Marques que j’aime
APC, Comme des Garçons, Dead Hommes, Sessun

Actus, Résidences
Les soirées de printemps : Concrete à Aix, Dernier Cri à Montpellier puis les festivals d’été : Lives au Pont, Résonance, Kolorz, Tohu-Bohu, Uzès…

Bonnes Adresses
Acte2, The Next Door, Le Balthazar, le 83 Vernet, les Ambassadeurs, le Shelter, Le Barrio, le Petit Comptoir

Tout premier album acheté
Madness “One Step Beyond”

Artiste avec qui tu aimerais faire la fête
Seth Troxler, un dj atypique et drôle

Concert marquant
Daft Punk & Radiohead dans les arènes de Nîmes

Groupe qui mérite d’être connu
Ibeyi

Album à acheter les yeux fermés
“Our Love” de Caribou

Chanson intemporelle
“Sign ‘O’ The Times” de Prince

Chanson du moment
“First Light” de Django Django

Ce que tu écoutes en boucle
“Beau Mot Plage” Heaven & Earth edit – Isolée

Titre qui te mets de bonne humeur
“Good Life” de Inner City

Ce que tu écoutes avant de sortir
Sticky Icky – “Move On” de Roger Jay rmx

Ce que tu connais par cœur
“Attentat” de IAM

Ce qui te fais voyager
“Asleep From Day” de The Chemical Brothers

Entretien avec M et Mme Benoit

Mr & Mme Benoit

Audrey 31 ans, Assistante de direction, DJ @ M. et Mme Benoit
Cédric 40 ans, Gérant de Sound System, DJ @ M. et Mme Benoit

Intérêts :

A : La musique, la cuisine, la photographie, les voyages, le cinéma
C : La musique, les voyages, le ski

Talents cachés :

A : Aime cuisiner et chanter
C : Est imbattable à la plancha

Marques que j’aime :

A : Sessùn, Bash, Laurence Doligé, Jérôme Dreyfus, Estellon, Valentine Gautier
C : Sixpack, Filipa K, APC, Homecore, Jacker

Actus, résidences :

La Dame Noir Bar & Dancing (Marseille), Le Shelter (Avignon), Le Balthazar

Bonnes adresses :

Le Balthazar, Le Barrio, Subito, Le Pub Z, Gaston le Camion, Le Pinpon (Montpellier), La Dame Noir (Marseille)

Tout premier album acheté :

A : Jamiroquai, The Return of the Space Cowboy
C : Police, Reggatta de Blanc

Artiste avec qui tu aimerais faire la fête :

A : Gonzales
C : Salvador Dali

Concert marquant :

Daft Punk aux arènes de Nimes

Vidéoclip adoré :

Fat White Family, Touch the Leather

Groupe qui mérite d’être connu :

Jungle

Album à acheter les yeux fermés :

La B.O. du film «Chef» de John Favreau

Chanson Intemporelle :

A : Liquid Liquid, Cavern
C : Toots and the Maytals, 54-46 Was My Number

Chanson du Moment :

A : Jungle, Busy Earnin’
C : Lee Vandowsky, WTF

Ce que tu écoutes en boucle :

A : Asgeir, King And Cross
C : Lee Vandowsky, WTF

Ce que tu écoutes qui te met de bonne humeur :

A : Fox the Fox, Precious Little Diamond
C : Positive Force, We Got The Funk

Ce que tu écoutes avant de sortir :

Mike Dunn, Mr 69, Phreaky MF

Ce que tu connais par coeur :

A : Womack and Womack, Teardrops
C : Axel Bauer, Cargo de Nuit

Ce qui te fait voyager :

A : Fela Kuti, Water Get No Enemy
C : Quantic & Nicodemus, Mi swing Es Tropical

 

Chronique Musique Hiver 2014-15 par Osmose Radio

Chronique musique par Osmose Radio http://www.osmose-radio.fr

Charly Gougelin

Charly GougelinGuitariste chanteur de 35 ans, auteur compositeur, tombé sous le charme du toucher de Mark Knopfler le guitariste leader de Dire Straits. À l’âge de treize ans, il commence à étudier la guitare classique dans les Conservatoires de Carpentras et d’Avignon. Passé professionnel après des études approfondies de Jazz et de Blues à l’âge de 19 ans, il monte ses propres projets de groupes de reprises et intègre des grandes formations comme Cocktail De Nuit, d’Une Ombre À L’Autre (Tribute Francis Cabrel) et auditionne chez le groupe Toulousain GOLD. En Mai 2007, il participe aux Rencontres d’Astaffort qui furent une révélation dans l’écriture, la composition et la création toujours en s’inspirant des plus grands noms de la musique Pop-Rock. Depuis, il a fait du chemin notre Charly ! Un artiste de la scène Française émergeante que vous aurez plaisir à découvrir prochainement dans notre région le 17 Janvier à la salle l’Étoile de Chateaurenard et en Podcast pour un show case dans les studios d’Osmose radio.

Osmose Radio : Entrez sans frapper émission du 12 juin 2014 – Charly Gougelin en Live

http://www.youtube.com/charlygougelin

J.L. Barjavel

J.L. BarjavelMusicien auto addict ! Sélectionné en 2000 par Francis Cabrel pour les “Rencontres d’Astaffort”, Il fait à cette occasion, la première partie de Michael Jones. Lauréat du prix Georges Brassens, JL est à la fois auteur et compositeur. Sa voix rauque et parfois d’une grande douceur est sans ambiguïté sa signature vocale. Des années d’écriture et de rencontres le mèneront tout naturellement vers la production d’un premier album enregistré à Paris. Ce magicien des mots les mélange, les oppose, les déshabille pour mieux les libérer de leur définition. Il parle de la vie et de l’amour sans crainte de bousculer les préjugés. Pour lui, la poésie est une subtile et délicate subversion qui lui permet de jouer les dissidents sur le chemin de sa liberté. JL est un junky des voyelles, un drogué des consonnes en totale dépendance, il déprave ses phrases et non content de ses mots, il fait subir à sa guitare les derniers outrages. Homme de notre sud, son album est comme lui, riche des quatre vents, authentique indispensable et assumé. Un monde Sa(e)ns musique est une invitation à se poser une question essentielle : pouvons nous vivre sans musique ? Ce nouvel opus nous offre une alternance de musiques rock et mélodieuses. Sur scène JL vient nous chercher au plus profond de nos émotions, il raconte sa vie ou la nôtre comme il sait aussi parfois nous provoquer en exprimant sa révolte ou la nôtre. Ses textes font écho au vécu de tout un chacun. Il nous ouvre la porte de son univers dans lequel on s’engouffre avec délectation.

Prochains concerts :
6 décembre 2014 – Café Théâtre / Cavaillon
17 janvier à 20h30 – Salle de l’Étoile / Châteaurenard

http://www.jlbarjavel.com

Kyutee

KyuteeTouche à tout bourré de talent, boulimique d’expression artistique Kyutee réussit tout ce qu’il touche tout en continuant ses études. Perfectionniste, il prend des cours de théâtre de danse et de chant jusqu’à devenir un artiste complet. Un Deug d’Anglais en poche, il s’offre un voyage à New-York pour ses 21 ans. Le rêve Américain lui ouvre les bras et les rencontres professionnelles se succèdent au point de bouleverser sa vie. De l’Apollo à Harlem en passant par le Blue Note au Madison Square et les scènes mythiques de Broadway, notre électron libre semble avoir un sens inné de la synchronisation.

De retour à Paris, il danse en semi-professionnel pendant près de 6 ans pour des programmes TV, galas, comédies musicales…Il reprend des cours tous azimuts jusqu’à réaliser que chanter et danser étaient sa raison d’être.

De l’audace, du courage, de la persévérance, une petite dose de chance et surtout beaucoup de travail, il finit par rencontrer deux compositeurs de talent, qui se complètent Devee et Smartzee l’un à Paris et le second à Los Angeles. Il en résulte des morceaux qui lui collent à la peau, un mix parfait entre ses influences ( Diana Ross, Stevie Wonder, Marvin Gaye, Kool & the Gang, George Benson, Mickael Jackson, Idir ou Malika Domrane ) et ses inspirations musicales. Son univers musical s’affine et s’oriente vers la culture Hip Hop plus précisément le RnB et le rap à travers ses artistes de références comme Mary J Blige, TLC, SWV, R Kelly, Nas, 2Pac, Brandy et en particulier Aaliyah qu’il a eu la chance de rencontrer avant son tragique accident d’avion.

Auteur compositeur et interprète, il chante surtout en anglais. Sur son album on trouve des featurings avec des rappeurs français et US, des duos magiques avec Smartzee “Hand’s up”, Blayne “Hand’s up French version” et Booba Lion pour le titre “My girl”.

Son album reflète sa triple culture européenne, américaine et orientale avec le titre “Liyah”. Il aime à se définir comme un citoyen du monde.

En tournée actuellement du 17 Septembre 2014 au 10 Décembre 2014 au Théâtre Popul’air à Paris 20ème. Saint-Germain en laye (la clef) Mars 2015.
Show case à Los Angeles et New York à partir de Janvier 2015.

Osmose radio : interview et live du 11 septembre 2014. Émission “Entrez sans frapper” en Podcast sur le site

https://www.facebook.com/pages/Kyutee-official/708184715929710

Pense-Bête

Pense-BêteCe trio originaire de Marseille propose une musique riche, variée, dynamique. Des textes intelligents, tantôt sérieux, tantôt humoristiques, nous promènent dans leur univers captivant.

Au niveau scénique, c’est l’osmose totale entre les musiciens, trois identités différentes, trois talents confirmés : Jacques, à la voix grave et pleine, accompagne son chant à la guitare ou à l’accordéon, Nicolas excelle avec une guitare manouche entre les mains et Pierre est l’homme orchestre du groupe en effet, multi instrumentiste il joue de la contrebasse et de la batterie en même temps… et avec ses pieds s’il vous plait !

Comment résister à ce trio de la scène émergeante française qui a su réunir toutes les compétences que nous apprécions à travers un concept unique et novateur ?

De la rencontre de ces trois artistes est né un univers fait de textes en français, engagés, humoristiques et sensibles, sur une stupéfiante gamme de couleurs sonores, tout aussi riche que maîtrisée allant du swing manouche au rock en passant par la valse, le reggae, les musiques de l’Est et du Maghreb… s’accordant même à l’occasion des détours du côté du disco funk.

Dernières actus :
1ère Partie des Têtes Raides Espace Julien 22 mars 2014
Tournage du Clip : «J’aime bien quand tu dances !»
Nouveau spectacle 2014 : l’album « Lune sans nuit» est l’aboutissement d’un projet de deux ans.

http://www.pensebete.fr

 

Allez Loheem ( Pardon ! )

Loheem (à prononcer lo-im) n’est pas la réinterprétation fanatique du club de foot régional. Au-delà de cette blague de mauvais goût (comme le titre de cet article), Loheem est une artiste d’un nouveau genre. Récit.

LoheemLoheem c‘est une fille d’aujourd’hui, la parfaite girl-nextdoor de tous les films américains incarnée en jeune demoiselle de Vacqueyras. Car oui, si notre région fait parler d’elle pour ses vins, certains artistes sortent du lot et c’est bien évidemment son cas. Ses mélodies pop folk teintées de guitares pincées font d’elles une des héritières des Yael Naim, Blonde Redhead, Alela Diane ou encore Cocorosie. Et comme la première citée, c’est en illustrant des publicités que sa notoriété naît puis s’étend. “Pentax” et plus récemment “Mercurochrome” lui font confiance, notamment pour sortir d’une image vieillissante. Son tube “Colorfield” tente ainsi, avec chaleur et amour, de nous faire oublier le terrible “Merchurochrome, le pansement des héros”. Le pari est osé, mais rien ni personne ne semble lui résister. Car en “artiste moderne”, c’est en participant au concours Noomiz (sorte de “nouvelle star” du web qui permet à chaque internaute de voter pour son artiste favori) qu’elle se fait remarquer. Elle séduit en chansons une catégorie d’internautes qui n’hésitent pas à la plébisciter et à la propulser en tête de ce classement pendant presque dix semaines consécutives. Az (partenaire du concours) flaire le bon coup et l’engage immédiatement. Son premier EP “Colorfield” sort au début de mai et se retrouve en téléchargement sur les plateformes comme iTunes au même moment.

LoheemSon parcours et son immersion accélérée dans ce monde musical ne lui font pas oublier ses origines, mais point de grosse tête à l’horizon. Pour la belle, l’essentiel reste de prendre du plaisir. Ainsi, ses chansons sont à son image, simples et douces. En anglais ou en français, elles font l’éloge des filles amoureuses, de ce sentiment de nostalgie de l’enfance…

Loheem en 5 chiffres clefs

  • 1984 : son année de naissance à Avignon.
  • Mai 2010, son inscription sur NOOMIZ.
  • 1ère du top 100 sur le site NOOMIZ de septembre 2010 à février 2011.
  • Mars 2011 : elle signe chez AZ.
  • 25 avril : iTunes, Deezer, la Fnac et tous autres bons disquaires lancent la vente de l’artiste.

Phyltre ne Fait pas que Tuer…

Qui a dit que le sud ne faisait pas dans le rock… Bon d’accord, la scène musicale n’est pas des plus variées, mais il arrive parfois, trop
rarement, de tomber sur des pépites musicales de l’ordre de Phyltre.


Sur le “myspace”, on peut lire “quatre garçons accros du net, bidouilleurs de synthés et de vieilles boîtes à rythmes, épris de leurs guitares”. Ringard ? Au contraire : c’est sexy, c’est rock, ça décoiffe et c’est d’ici (chauvinisme oblige) ! Un mélange de “geek-attitude” et le look de rockeurs made in UK, le quatuor avignonnais sort complètement du lot avec un registre sonore teinté d’amour pour les années 80.
C’est évident qu’Axel, Benoît, Romain et Sylvain, des mecs aussi sympathiques que talentueux, possèdent la touche magique pour mettre au point une musique très dansante tout en restant fidèles aux accords traditionnels du rock. On y retrouve l’audace et l’insouciance d’un Beigbeder dans le texte, la fibre vintage des Franz Ferdinand, une sonorité british de l’ordre de New Order et beaucoup, beaucoup de synthés ! Des textes francophones et décalés, une attitude rafraîchissante et une présence scénique digne d’adolescents prépubères : Phyltre a tout bon et retient l’attention. Récemment,
leur clip ‘‘Lyla’’, réalisé par Seb Houis, a été en page d’accueil de Dailymotion et a suscité l’attention de plus de 15 000 visiteurs. Après être monté sur les planches de la Cigale et du Bataclan, le quatuor a mis le feu en première partie de Eiffel à Avignon, à l’occasion de la fête de la musique.

Un groupe qui va là où personne ne les attend, dans une région plus connue pour ses vins que pour ses groupes rock, Phyltre a tout pour étonner. Leur nouvel EP, enregistré au célèbre Studio Vega et réalisé par B. Montandon (Soma, Coming Soon, The Dodoz…), se chargera bientôt de dérider et de contredire ceux qui, géographiquement parlant, ne croiraient toujours pas que le quatuor français n’a rien à envier à ses voisins. Selon les INROCKS, Phyltre serait “la preuve par quatre que le rock français se porte bien”. Après plusieurs dates en France, les musiciens partent en tournée en
République Tchèque et en Allemagne cet automne. Le groupe propose également désormais un concert “ en appartement”; un concept dit “set de salon”. L’idée est de transporter l’énergie de la scène à travers des prestations plus électro et intimistes; sans batterie, mais avec des boîtes à rythmes et les inévitables synthétiseurs.

À la recherche d’un label, Phyltre n’en finit pas d’étonner et de charmer avec ses mélodies accrocheuses sur lesquelles il fait bon chanter. Attention, Phyltre ne fait pas que tuer, il entraîne une forte dépendance. À consommer sans modération !

Plus d’infos // Booking :
www.myspace.com/phyltre

Emma Double Té Hache

Emma Double Té Hache

Comme son nom ne l’indique pas, Emma Double Té Hache est un garçon et sa particularité première est d’être seul sur scène. D’accord, cela peut sembler un brin banal, mais il faut savoir que sous ce blase, se cache un défouloir artistique pluridisciplinaire dont le médium de départ est la musique. Rencontre avec un concept musicalement et visuellement captivant.

Depuis 2009, après des années passées en tant que bassiste dans des groupes de musique (les Mutins du Rafiot), Emma Double Té Hache décide de faire cavalier seul… ou presque ! Sur scène, il dépeint un univers intimiste et décalé avec simplement sa guitare, son micro, son “loop station” et tous ses petits délires… En effet, il lui est impossible de dissocier l’image de la musique. Ses concerts sont un prétexte pour réunir toutes les disciplines qui l’animent : vidéo, théâtre, enregistrement, photographie, lecture de texte, dessin… Un subtil mélange des genres, ses influences sont aussi variées que son cursus créatif. Il cite Basquiat comme Pollock, écoute George Brassens ou Velvet Underground et avoue être influencé par le hip hop et le rap autant que par le côté brut et mal accordé du blues des années 30… Grâce à sa grande liberté d’expression, son grain de voix particulier, doublé d’un talent réel de musicien, il arrive à embarquer ses convives dans un voyage empreint de rythme.

Comme l’indique son nom d’artiste, Emma Double Té Hache aime le “non-sens” qui renferme beaucoup de signification dans son ensemble, dans l’émotion globale. À l’inverse des compositions sur-travaillées, il cherche à capter l’instant présent et la fraîcheur du premier jet. Bien que perfectionniste, il n’est pas obsédé outre mesure par la sophistication, préférant le côté brut et poétique de la création aux retouches incessantes. Il se moque des “qu’en-dira-t-on” et se met à nu dans ses chansons qui semblent parfois sortir d’un cadavre exquis basé sur ses expériences. Avec une certaine nostalgie et un semblant de naïveté, ses textes et ses dessins nous replongent dans l’univers de l’enfance, dans un monde d’ivresse où tout est question d’innocence et de message parfois caché. Un côté bizarre et nébuleux qui pourrait en dissuader certains, mais l’artiste assume : “Mon but ce n’est pas de faire réfléchir le monde.”

www.emmadoubletehache.com
www.myspace.com/emmadouble

Un Obny Parmi Nous

Obny

propos recueillis par Ugo

Si le public local tarde malheureusement à découvrir les pointues et envoûtantes compositions de l’Avignonnais Olivier Boni, alias Obny, le 7e art a quant à lui déjà reconnu la force du DJ. Ses remix et ses prestations live ont été encensés par la critique et ses projets sonores sont des événements attendus dans le milieu de l’électro. À l’occasion de son troisième album ‘‘2009’’ sorti en juin dernier, le DJ – producteur – compositeur, petit génie de la musique techno, a accepté de répondre à nos questions…

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Obny, pourrais-tu te présenter ?

Mon parcours musical est assez simple : j’ai joué en groupe comme compositeur et guitariste durant une dizaine d’années dans différentes formations (Caédéré, Varez, Talitaha, Lastwind) où j’ai pu aborder différents styles (cold wave, punk, funk rock, jazz, trip-hop et techno). J’ai décidé de travailler seul et de produire mes propres musiques sous le nom d’Obny en 2003 : une envie de musique électronique, de travailler des productions dans mon home studio et de sortir des albums. Des artistes comme Tricky, Prodigy, Amon Tobin, Aphex Twin, Squarpusher m’ont marqués à cette époque-là . J’ai démarré ma propre expérimentation avec une première démo 5 titres, très bien accueillie par la presse nationale, et j’ai poursuivi ensuite par un premier album ‘‘Operastral’’ distribué par ‘‘labaleine’’ au niveau national. Parallèlement, j’ai accroché avec un label étranger pour composer des musiques de film et plus particulièrement des bandes-annonces. J’ai vendu des titres en France à koka/BMG et en UK/USA à pp-music pour le dernier James Bond video game trailer.

Tes visuels de jaquettes sont toujours très artistiques : quel est ton lien avec l’image ?

Mon lien à l’image est indispensable, le cinéma, le graphisme, la danse, le théâtre sont pour moi autant de sources inspiratrices. Il m’arrive assez souvent d’imaginer ce que peut être ma musique en image avant même d’avoir fini de la composer. Je prends le temps de penser un visuel de pochette, une installation sur scène, un light show… J’avais mis en scène danseuses et comédiennes sur le live de mon premier album ‘‘Operastral’’ : le public était plongé dans le noir, les yeux bandés, en introduction du set puis ils quittaient leurs bandages sur le premier titre ‘‘ouvres les yeux’’ et ils découvraient l’installation… Les gens ont vraiment aimé ! Aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir un travail graphique de très grande qualité pour mes pochettes, c’est Joolz (Joolz .fr), ancien membre du collectif ‘‘dose-productions’’ (qui a créé mes premières pochettes), qui me conseille et réalise ! Je souhaiterais travailler sur un clip Obny, mais le live de mon nouvel album ‘‘2009’’ me demande déjà beaucoup de travail.

Quelles ont été tes inspirations pour ce troisième opus ?

Aucune en particulier, mais plusieurs en même temps. J’avais une vraie envie de composer dans un esprit live pour faire danser tout en en préservant une recherche harmonique et une production pouvant parfois rappeler certains titres des années 80/90. Je me suis imposé une contrainte : définir un tempo qui soit le même pour tous les titres, tout en essayant de varier suffisamment pour ne pas être linéaire. J’ai décidé de poser ma voix sur les titres, sans doute le désir de travailler avec moins de voix samplées et de rendre l’ensemble plus personnel. Le résultat trouve sa vraie dimension sur scène !

Tes albums se suivent, mais ne se ressemblent pas… ‘‘Asiamoon’’, ton second album était plutôt sensuel, japonisant tandis que ‘‘Obny 2009’’ est un peu plus pop et core…

‘‘Operastral’’ est très riche, il contient beaucoup de matières sonores et mélange les instruments joués aux sons électroniques. Mon second opus ‘‘Asiamoon’’ est effectivement plus sensuel, plus intimiste avec pour fil conducteur un travail sur les sonorités asiatiques. J’ai passé beaucoup de temps
à travailler les cordes d’instruments traditionnels, à découvrir l’univers de la danse Buto… ‘‘2009’’ tranche et c’est voulu : tout en sonnant Dancefloor, certaines mélodies référent indirectement à la coldwave. J’ai trouvé une nouvelle énergie, j’aime l’idée du changement et d’une certaine prise de risque, c’est très excitant !

Sur quoi travailles-tu en ce moment, quels sont tes projets futurs ?

Actuellement, je travaille sur le live ‘‘2009’’ que j’ai déjà joué quelques fois, je le peaufine et écrit le light show. J’ai fait appel au DJ Producteur Akira (myspace.com/akiraelectronslibrese) pour jouer avec moi sur scène, ne pouvant pas tout assurer seul. Notre collaboration est fructueuse et rend le live très vivant.

Mes projets futurs sont de faire tourner ce live au maximum : le public accroche, donc il faut persévérer et jouer dans de grandes villes. J’ai également pour projet de monter ma boite de Sound-designer en 2010 pour démarcher des agences de pub sur le web et des compagnies de danse et de théâtre. Mes quelques musiques placées à l’étranger sont une bonne vitrine pour espérer défendre une qualité de composition et d’habillage sonore en France. Et si le temps me le permet, un nouvel opus pour 2010 ! J’ai quelques idées quant au climat de ce prochain album…

Les Passagers du Zinc, l’Originalité dans la Diversité

Salle de Concert Les Passagers du Zinc

La salle de concert Les Passagers du Zinc à été créée grâce à l’acharnement de l’association Des Deux Mains, qui rassemble des passionnés très impliqués dans les projets qui gravitent autour des musiques actuelles et des actions entreprises en leur faveur. À la fin de l’année 2000, une convention signée entre l’association et la municipalité d’Avignon permet à l’aventure des Passagers du Zinc de commencer et d’offrir au public avignonnais des spectacles d’artistes de renommée nationale et internationale…

En franchissant le seuil de la salle de concert des Passagers Du Zinc, on se retrouve devant un décor très intime dont le concept original attire autant les âmes musicales que les gens curieux qui veulent passer un bon moment. Situé au premier étage d’une ancienne gare de triage, le lieu dégage une atmosphère conviviale et chaleureuse. La scène, d’une hauteur de 50 cm, offre au public une exceptionnelle proximité avec les artistes et garantit des concerts d’une rare intensité. La salle de spectacle, qui peut accueillir jusqu’à 350 personnes, présente une programmation aussi éclectique que sa clientèle. Métal, folk, rock, électro, blues, DJ, hip-hop : ici, tous les genres sont les bienvenus. Les Passagers du Zinc est un mélange d’une foule de bonnes choses.

Depuis 2004 certains concerts sont exportés à la salle polyvalente de Montfavet qui peut accueillir jusqu’à 1460 personnes. Cette salle, aux dimensions avantageuses, permet de proposer au public d’Avignon et ses alentours, des artistes confirmés et de contenter un auditoire toujours plus large et réceptif à la programmation proposée. Au fil des concerts, l’équipe de l’association Des Deux Mains a su s’attacher la fidélité d’un nouveau public et faire de la salle polyvalente de Montfavet un lieu complémentaire à celle des Passagers du Zinc. Quelques artistes qui sont passés par là : Alain Bashung, Cali, Yael Naim, Thomas Dutronc, Dub Inc, The Do, Herman Düne…

Soutien à la scène locale
En plus de programmer régulièrement des groupes locaux en ouverture d’artistes confirmés, l’association s’évertue à organiser chaque trimestre une « Soirée Avignonnaise » aux Passagers du Zinc. Ces soirées sont de véritables coups de projecteur sur les artistes locaux et donnent l’occasion aux musiciens novices de s’essayer pour la première fois à la scène devant une salle la plupart du temps comble. L’association possède aussi deux locaux de répétitions entièrement équipés, en location sept jours sur sept. Accueillant une douzaine de groupes à l’année, ces locaux s’imposent comme un véritable lieu de création et de développement artistique dans la région.

Une visite sur le site internet de l’association s’impose pour se tenir au courant des groupes qui viendront jouer à Avignon prochainement !

Les Passagers du Zinc,
salle de concerts à Avignon
23, route de Montfavet, Avignon
04 90 89 45 49
www.passagersduzinc.com

L’AJMI Jazz Up Your Life !

La Manutention

Qui sait où commence et finit le jazz ?

Duke Ellington, célèbre pianiste et compositeur américain.
Jean-Paul Ricard, directeur artistique et cofondateur de l’AJMI
Jean-Paul Ricard, directeur artistique et cofondateur de l’AJMI

Dégoûtés par un monde musical façonné par le show business et les grosses maisons de disque exclusivement intéressées par le rapport artiste/bénéfice ? Heureusement, il y a encore des endroits qui défendent l’expression d’une libre pensée musicale, spontanée et étudiée, dont l’AJMI à Avignon fait partie.

L’association vous propose, à chaque semaine, un véritable voyage musical à travers des concerts susceptibles de capter votre attention et de vous initier davantage au jazz. Lieu convivial par définition, la salle de l’AJMI propose aux mordus du jazz et aux simples curieux de se réunir autour de la musique, de partager des idées, de discuter, de débattre et au final, de passer de bons moments. En assurant une diffusion hebdomadaire d’évènements, avec une moyenne de 100 spectateurs par concert venus écouter des musiciens locaux autant que nationaux et internationaux, l’association permet de découvrir de nouveaux talents et de vivre en « live » les performances de musiciens de première importance. Toujours avec l’idée de se battre contre la conformité, l’association a créé son propre label en 2001 : AjmiSeries. Elle peut ainsi, grâce à des projets élaborés du début à la fin avec les musiciens, graver certaines des créations des formations en résidence. L’AJMI s’implique également dans de nombreux ateliers de formation musicale. Elle propose aussi « Du jazz à emporter », avec une sélection de plus de 1000 cd mis gratuitement à la disposition de ses membres. Au gré des saisons, elle présente des concepts qui sortent de l’ordinaire tels les veillées musicales chez des particuliers, les soirées animée «Jazz Stories » ou les après-midi « Tea-Jazz ». Et comme le dit si bien l’AJMI : « Le meilleur moyen d’écouter du jazz c’est d’en voir. Et d’y toucher ! ». Rendez vous sur le site de l’association afin de découvrir la programmation du printemps.

L'AJMIAJMI, La Manutention
4, rue escaliers Sainte-Anne
04 90 86 08 61
www.jazzalajmi.com

Dj Peck / Festival and Party Planner Promoter

dj Peck

Le Grand Frisson

dj PeckBien que promis à une vie plus sérieuse, à un métier plus traditionnel, c’est lors de sa toute première organisation d’évènement que Peck a eu un réel déclic pour le monde de l’évènementiel. (Petit flash-back : les plus anciens qui se souviendront du festival extérieur SoopaKana en 1996, près d’Avignon.) Après avoir terminé de s’occuper des entrées, c’est en arrivant sur le site et en apercevant une marée humaine rassemblée pour danser au diapason, en fluidité sur la musique électro qu’il est envahi d’une émotion extrêmement forte, quasi indescriptible. Une véritable révélation qui bousculera tous ses projets d’avenir. Et de fait, producteur-organisateur de festivals et de soirées, Peck poursuit une carrière inusitée depuis déjà 12 années.
Aujourd’hui, il est en charge d’évènements majeurs du monde électro du Sud de la France qui gagnent de plus en plus en popularité au fil des ans. Le Secret du succès des festivals et des soirées organisés par Peck est fondé sur son respect et son honnêteté auprès des artistes et du public, faisant de lui une référence dans le milieu. Ce qu’on aime chez ce jeune producteur, c’est sa façon de se diversifier : tantôt il organise une soirée underground où peu de chanceux ont la chance d’être conviés, tantôt c’est la direction d’un évènement mainstream tel Tohu-Bohu. Il s’adapte à tous les types de personnalités, en passant du maire de village au dj de renommée internationale et encourage les métissages de genres et d’artistes qui ravissent le plus grand nombre.

Un Mec qui Garde les Pieds sur Terre

Spécialiste de techno, ouvert et enthousiaste envers de nouveaux genres, idées, personnes et endroits, depuis plus d’un an, il se met derrière les platines afin de partager sa passion. Modeste, Peck ne se décrit pas comme étant dj, un métier, une discipline musicale à laquelle il porte une grande admiration. C’est pour son profond respect de la profession qu’il se considère simplement comme étant “apprenti dj”… Et pourtant,
lorsqu’il se met aux platines, ses choix intuitifs et ses mélanges musicaux font de ses soirées de purs moments de bonheur !

Organisateur de Tohu-Bohu

Festival Tohu BohuLa programmation de musiques électroniques du festival de Radio-France et Montpellier. Un rendez-vous incontournable de la scène électro du Sud de la France et 30 000 personnes pour le prouver d’une année à l’autre.
Où : à Montpellier, sur la Plage le Carré Blanc et sur le site du Pont du Gard
Depuis : 2001
Quand : 26 au 30 juillet July 2009
DJs : Andrew Weatherall, Carl Craig, Erol Alkan, Simian, Mobile Disco, Jeff Mills, Laurent Garnier, LCD Sound System…

Coorganisateur et programmateur du festival Les Électros d’Uzès

PeckDepuis : 2003
Quand : 6 au 8 août August 2009
DJs : Ellen Allien, Agoria, Dave Clarke, James Holden, Mandy, Scratch Massive…

Résonance

Festival de musique actuelle en partenariat avec la Ville d’Avignon.
Une fine sélection de djs choisie par Peck qui viendront mixer en live sur plusieurs sites patrimoniaux de la Ville d’Avignon, question de mélanger
culture et plaisir !
31 juillet, 1-2 août 2009
C’est un projet d’évènement que Peck défend et essaie de mettre en œuvre depuis quelques années. Cette année, le festival prend enfin son envol et deviendra assurément l’évènement de musique électro à Avignon et, bonne nouvelle, il y aura une foule de performances gratuites alors… pas question de manquer ça !

www.myspace.com/peckprod

Harlem Funk Trotters

Harlem Funk Trotters

Soul freak brother, Mat la Menace, Dj GreenFly, Simbad le marin et Dr Beat à votre service pour vous faire oublier vos soucis et vous faire danser le temps d’une soirée !

Leur Concept : Marier Bon Son et Lieux Insolites

Avant toutes choses, leur esprit est de proposer des soirées différentes avec un public hétéroclite et une sélection musicale toujours éclectique. Une soirée Harlem Funk Trotters, c’est un peu comme se rendre à une fête organisée chez son voisin ou un ami. On est au courant grâce à un système de communication efficace : le bouche à oreillle. Une fois arrivé, l’esprit y est convivial, on y découvre une ambiance décontractée, les gens sont mélangés : les jeunes côtoient les plus anciens qui sortent du placard leurs pas de danses old school sur une piste de danse improvisée. Ne refuser personne, miser sur l’aspect populaire à l’inverse du côté sélectif souvent associé aux soirées privées, telle est la mission des Harlem Funk Trotters. Ici, il n’y a qu’un mot d’ordre : s’amuser et danser jusqu’aux petites heures du matin !

Les Harlem Funk Trotters, ça ne vous dit rien ?
Un groupe des années 70, natif de New York, qui résidait au mythique Studio 54 ? Et bien, détrompez-vous : les Harlem Funk Trotters sont un collectif de cinq djs, organisateurs de soirées depuis sept ans, sortis tout droit… d’Avignon !

Leur Musique : Un Savant Mélange d’Époques au Service du Dancefloor

Éclectique, leur musique est principalement issue de la culture Black Music, pimentée de fat funk, de hip-hop old school, d’électro funk, de break beat, de soul, de groove, de jungle… Tout dépendra de l’humeur du moment. Ces cinq alchimistes du son unissent leurs spécialités et leur savoir-faire, créant ainsi une musique pointue, en harmonie avec son temps. Comme ils le disent si bien, inclassable, la seule façon de comprendre leur musique, c’est de l’écouter…

Une jeunesse avignonnaise qui fusionne les époques, les genres, les idées… C’est ça l’association Harlem Funk Trotters ! Après une soirée HFT, vous ne vous direz qu’une chose : « I feel good ! »

Contact :
www.profile.myspace.com/harlemfunktrotters
www.Boogaloo.musicblog.fr
facebook: Collectif Harlem Funk Trotters

In memoriam Emmanuel Tadeusz Marek Michalski

Emmanuel Tadeusz Marek Michalski

Sa vie brève fut digne d’un roman épique. Né en Silésie polonaise, d’une mère ukrainienne et d’un père canadien, il grandit dans une famille aux valeurs universalistes captives du régime soviétique. Son père, aveugle et érudit, lui transmet la lumière et l’irrépressible goût de la liberté. A vingt ans, Tadeusz déserte l’armée rouge, passe clandestinement le rideau de fer avant de s’engager dans la résistance contre les soviétiques en Afghanistan. Blessé, il gagne Vienne puis le Canada où il obtient son magistère de théologie à l’Université de Toronto. Puis il entame un tour du monde initiatique, réactivant le mythe du Juif errant : judoka à Kyoto, guide dans le Sinaï, philosophe à Athènes, mais fondamentalement chanteur partout où sa voix peut toucher des cœurs.

Depuis une quinzaine d’années, avec la régularité des oiseaux migrateurs il investissait au printemps puis à l’Automne, la place du palais des Papes ou le parvis de la Cathédrale d’Arles et chantait la musique du monde pour un public ébahi devant le mystère d’une incarnation héroïco-mystique. Seul, improbable colosse planté aux marches du Palais, dos aux lamentations, il portait sa voix forte et juste d’artiste prophétique. Là, il psalmodiait en toutes langues les airs du monde, nimbant le Palais sublimé des accents épars de sa mémoire universelle.

Son grand cœur s’est subitement éteint sans pour autant le trahir : son espérance était par-delà.