Agenda Avignon Février 2015

Les Hivernales

Kolors Festival

Février 2015

Kolorz FestivalLes 6 et 7 février prochains Kolorz Productions, en collaboration avec la ville de Carpentras, présente la deuxième édition hivernale du Kolorz Festival, Avec près de 3000 spectateurs en 2014, cette première version indoor a réussi le pari de remplir l’Espace Auzon au milieu de l’hiver. L’affiche réunissait de grands noms de la musique électronique tels que Brodinski, Paul Ritch, Ivan Smagghe ou Dusky.

La seconde édition met à l’honneur les performances d’artistes électro en live. Sur 12 artistes programmés, 6 joueront exclusivement leurs morceaux en direct sur scène. Le niveau monte encore d’un cran avec des artistes mondialement reconnus tels que Nina Kraviz, Rone, Julien Leweil, Dusty Kid ou The Avener.

Programmation artistique

Nuit 1 : Vendredi 6 Février 2015
Rone live – Dusty Kid live – The Avener – Kosme – Melokolektiv live – Mr Ks

Nuit 2 : Samedi 7 Février 2015
Nina Kraviz – Julien Jeweil live – Traumer live – Acumen live – DRMC – Luca Ruiz

Nina Kraviz nous fait l’honneur de participer au Kolorz Festival cet hiver. Productrice accomplie, elle compte désormais parmi les dj les plus demandés sur la planète.

Rone sort son très attendu 3ème album, « Créatures » en février prochain. Il le défendra d’abord aux Transmusicales de Rennes et pour la première fois dans le sud de la France à l’occasion de Kolorz.

The Avener est la révélation deep house de ces derniers mois. Son hit “Fade Out Lines” s’est hissé au sommet de nombreux charts européens.

Trois des producteurs techno les plus en vue du moment présentent leur live cet hiver. Il s’agit du célèbre italien Dusty Kid, du berlinois Julian Jeweil, véritable usine à tubes signés le plus souvent sur Minus le label de Richie Hawtin, et du jeune Traumer dont le premier album est paru sur le label de Loco Dice, Desolat. Promoteur et dj résident du Sucre, le club lyonnais de référence, Kosme a offert ce été un des plus beaux moments de musique du festival Les Electros d’Uzès.

Fidèle à ses valeurs, Kolorz défend les artistes locaux et régionaux. Le duo Melokolektiv, accompagné par le festival depuis ses débuts, présentera son tout premier live. Seront présents aussi sur l’affiche les producteurs avignonnais Acimen et Mr KS, le trio de dj’s aixois Damien Raud & Monkey Coops sous le nom DRMC Soundsystem et le montpelliérain de l’écurie Magie Noire Luca Ruiz.

Billetterie et Informations

Horaires : 21h00 à 05h00 le vendredi // 21h00 à 06h00 le samedi
Adresses : Espace Auzon – rue Joseph Cugnot – Carpentras

Tarif réduit (dans la limite des places disponibles)
1 nuit : 20€ + frais de loc // Pass 2 nuits : 35€ + frais de loc.

Tarif normal
1 nuit : 25€ + frais de loc // Pass 2 nuits : 420€ + frais de loc.

Les billets sont disponibles sur tous les réseaux habituels : Fnac, Digitick, Tickenet (Leclerc, Auchan, Cultura, etc…).

http://www.kolorzfestival.com

Les Hivernales

Février 2015

Chaque année, l’emblématique Festival de danse accueille, durant une semaine jusqu’à 500 stagiaires et de nombreux spectacles dans différents lieux culturels d’Avignon et du département.
Vous pourrez découvrir différents aspects de la danse contemporaine. Durant cet événement des rencontres, expositions, débats, et stages vous seront proposés…

Le CDC – Les Hivernales
18 rue Guillaume Puy – 84000 Avignon
Tél. : 04 90 82 33 12
http://hivernales-avignon.com

 

Raphaël Mognetti & Phanuelle

Sculpture de Raphael Mognetti

Raphaël Mognetti sculpte le fer depuis 25 ans. À Avignon, dont il est natif, son premier atelier a été dans l’ancienne imprimerie Aubanel, maintenant il est installé au Pontet. Un sédentaire qui a séjourné à l’étranger. De 1996 à 2000, en Allemagne. À Braunschweig où en partenariat avec l’Université et les Beaux-Arts, il crée et expose des sculptures monumentales, ensuite à Hambourg où il travaille en partenariat avec le Centre des métiers du métal. De 2004 à 2006, en Croatie. En Lituanie, à Kaunas, principalement, où il exposa à plusieurs reprises. Raphaël Mognetti est un solitaire d’une fraternité exigeante qui a le goût des rencontres et de la collaboration avec des artistes, plasticiens ou non. Quand on pousse la porte de son atelier, on pénètre dans un univers où cohabitent des établis, des plaques et des barres de fer, des machines et des outils, des sculptures depuis les premières jusqu’aux plus récentes, des maquettes de celles qu’il a vendues, des esquisses. Des œuvres monumentales de plusieurs mètres de haut ou de dizaines de centimètres en fer découpé et peint en noir ou dans le brut de la matière. De toutes émane une vie, animées qu’elles sont d’un mouvement extérieur ou intérieur. Elles se dressent en un équilibre qui défie le déséquilibre, transfigurent le figuratif et recèlent des énigmes. Chacune possède sa propre histoire, répond à la sollicitation d’un fait du présent ou du passé, à une provocation, à une commande émise par un particulier ou une collectivité pour un rond-point ou la façade d’une mairie, ou encore à une urgence née d’un poème.

Des repères parmi de nombreux autres possibles :

En 1993, l’exposition d’un colosse de Botero pendant le Festival d’Avignon fut pour lui une provocation salutaire. Il répliqua par une sculpture de fer découpé de trois mètres de hauteur qu’il installa à côté, sans autorisation. Son geste ne passa pas inaperçu. Il prit conscience de l’importance de créer pour un lieu, pour un fait, pour un personnage précis, pour garder la mémoire.

En 2011 en Lituanie, il présenta au musée national des Beaux-Arts M.K. Ciurlionis de Kaunas et au centre culturel français de Vilnius, une double exposition intitulée « La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil », un vers des Feuillets d’Hypnos de René Char. Il y rendait hommage à Sugihara Chiune qui fut consul du Japon à Kaunas de 1939 à 1940 et dont le courage sauva six mille Juifs, et célébrait l’intégrité et la liberté. Alors qu’il travaillait aux œuvres, les manifestations du « printemps arabe » éclatèrent, et la sculpture d’une main prête à lancer une chaussure fut rajoutée.

Cette même année, l’acheteur d’une œuvre monumentale de l’exposition qu’il présenta à la ferme des Arts de Vaison-la-Romaine, lui passa commande d’un portail pour un hôtel de luxe à Marseille. Portail il y eut, une sculpture, une pièce unique.

En octobre 2014, il présenta une œuvre « Archives pétrifiées » créée spécialement pour la cour des Archives municipales dans le cadre de la XXème édition du Parcours de l’Art à Avignon. Des lignes forces structurent un chaos dont surgissent des lettres de tailles différentes pour un minerai d’archives à décrypter.

Ne jamais reproduire, maîtriser le travail du fer, dont Prométhée qui donna le feu aux mortels était le protecteur, afin de créer en écoute du monde et des manifestations de la vie, constituent l’une des clés des œuvres de Raphaël Mognetti.

L’atelier de Raphaël Mognetti traversé, on débouche sur un large couloir, que prolonge un second plus étroit, sur la droite, un second atelier, celui de sa sœur Phanuelle, un univers complètement différent. Le regard porte sur des plâtres anciens d’études anatomiques, de dessins ou de techniques de la peinture murale, et de la fresque. Passionnée par le savoir-faire des anciens comme des modernes, elle possède le travail de peinture et de dessin en trois dimensions. Elle restaure des oeuvres patrimoniales, réalise la décoration d’intérieur ou de décor de théâtre et d’opéra, en plus de la construction. À plusieurs reprises, elle a collaboré avec les scénographes de spectacles présentés au Festival d’Avignon. C’est elle qui a coréalisé les fameux tombeaux du Paperlapape de Christoph Marthaler. Créatrice, elle l’est également, de ses propres œuvres ou des masques pour le théâtre.

Phanuelle et Raphaël aiment à conjuguer leurs savoirs. Phanuelle peut faire des moules et tirer des cires afin de réaliser des sculptures en bronze créées par son frère. Raphaël travailler le fer pour la structure des études ou des créations en plâtre de sa soeur. Complices, ils concoctent une vitrine éphémère pour Noël, au 27 rue d’Annanelle à Avignon.

www.raphaelmognetti.com
www.phanuellemognetti.com

Micheline B. Servin

Chronique Musique Hiver 2014-15 par Osmose Radio

Chronique musique par Osmose Radio http://www.osmose-radio.fr

Charly Gougelin

Charly GougelinGuitariste chanteur de 35 ans, auteur compositeur, tombé sous le charme du toucher de Mark Knopfler le guitariste leader de Dire Straits. À l’âge de treize ans, il commence à étudier la guitare classique dans les Conservatoires de Carpentras et d’Avignon. Passé professionnel après des études approfondies de Jazz et de Blues à l’âge de 19 ans, il monte ses propres projets de groupes de reprises et intègre des grandes formations comme Cocktail De Nuit, d’Une Ombre À L’Autre (Tribute Francis Cabrel) et auditionne chez le groupe Toulousain GOLD. En Mai 2007, il participe aux Rencontres d’Astaffort qui furent une révélation dans l’écriture, la composition et la création toujours en s’inspirant des plus grands noms de la musique Pop-Rock. Depuis, il a fait du chemin notre Charly ! Un artiste de la scène Française émergeante que vous aurez plaisir à découvrir prochainement dans notre région le 17 Janvier à la salle l’Étoile de Chateaurenard et en Podcast pour un show case dans les studios d’Osmose radio.

Osmose Radio : Entrez sans frapper émission du 12 juin 2014 – Charly Gougelin en Live

http://www.youtube.com/charlygougelin

J.L. Barjavel

J.L. BarjavelMusicien auto addict ! Sélectionné en 2000 par Francis Cabrel pour les “Rencontres d’Astaffort”, Il fait à cette occasion, la première partie de Michael Jones. Lauréat du prix Georges Brassens, JL est à la fois auteur et compositeur. Sa voix rauque et parfois d’une grande douceur est sans ambiguïté sa signature vocale. Des années d’écriture et de rencontres le mèneront tout naturellement vers la production d’un premier album enregistré à Paris. Ce magicien des mots les mélange, les oppose, les déshabille pour mieux les libérer de leur définition. Il parle de la vie et de l’amour sans crainte de bousculer les préjugés. Pour lui, la poésie est une subtile et délicate subversion qui lui permet de jouer les dissidents sur le chemin de sa liberté. JL est un junky des voyelles, un drogué des consonnes en totale dépendance, il déprave ses phrases et non content de ses mots, il fait subir à sa guitare les derniers outrages. Homme de notre sud, son album est comme lui, riche des quatre vents, authentique indispensable et assumé. Un monde Sa(e)ns musique est une invitation à se poser une question essentielle : pouvons nous vivre sans musique ? Ce nouvel opus nous offre une alternance de musiques rock et mélodieuses. Sur scène JL vient nous chercher au plus profond de nos émotions, il raconte sa vie ou la nôtre comme il sait aussi parfois nous provoquer en exprimant sa révolte ou la nôtre. Ses textes font écho au vécu de tout un chacun. Il nous ouvre la porte de son univers dans lequel on s’engouffre avec délectation.

Prochains concerts :
6 décembre 2014 – Café Théâtre / Cavaillon
17 janvier à 20h30 – Salle de l’Étoile / Châteaurenard

http://www.jlbarjavel.com

Kyutee

KyuteeTouche à tout bourré de talent, boulimique d’expression artistique Kyutee réussit tout ce qu’il touche tout en continuant ses études. Perfectionniste, il prend des cours de théâtre de danse et de chant jusqu’à devenir un artiste complet. Un Deug d’Anglais en poche, il s’offre un voyage à New-York pour ses 21 ans. Le rêve Américain lui ouvre les bras et les rencontres professionnelles se succèdent au point de bouleverser sa vie. De l’Apollo à Harlem en passant par le Blue Note au Madison Square et les scènes mythiques de Broadway, notre électron libre semble avoir un sens inné de la synchronisation.

De retour à Paris, il danse en semi-professionnel pendant près de 6 ans pour des programmes TV, galas, comédies musicales…Il reprend des cours tous azimuts jusqu’à réaliser que chanter et danser étaient sa raison d’être.

De l’audace, du courage, de la persévérance, une petite dose de chance et surtout beaucoup de travail, il finit par rencontrer deux compositeurs de talent, qui se complètent Devee et Smartzee l’un à Paris et le second à Los Angeles. Il en résulte des morceaux qui lui collent à la peau, un mix parfait entre ses influences ( Diana Ross, Stevie Wonder, Marvin Gaye, Kool & the Gang, George Benson, Mickael Jackson, Idir ou Malika Domrane ) et ses inspirations musicales. Son univers musical s’affine et s’oriente vers la culture Hip Hop plus précisément le RnB et le rap à travers ses artistes de références comme Mary J Blige, TLC, SWV, R Kelly, Nas, 2Pac, Brandy et en particulier Aaliyah qu’il a eu la chance de rencontrer avant son tragique accident d’avion.

Auteur compositeur et interprète, il chante surtout en anglais. Sur son album on trouve des featurings avec des rappeurs français et US, des duos magiques avec Smartzee “Hand’s up”, Blayne “Hand’s up French version” et Booba Lion pour le titre “My girl”.

Son album reflète sa triple culture européenne, américaine et orientale avec le titre “Liyah”. Il aime à se définir comme un citoyen du monde.

En tournée actuellement du 17 Septembre 2014 au 10 Décembre 2014 au Théâtre Popul’air à Paris 20ème. Saint-Germain en laye (la clef) Mars 2015.
Show case à Los Angeles et New York à partir de Janvier 2015.

Osmose radio : interview et live du 11 septembre 2014. Émission “Entrez sans frapper” en Podcast sur le site

https://www.facebook.com/pages/Kyutee-official/708184715929710

Pense-Bête

Pense-BêteCe trio originaire de Marseille propose une musique riche, variée, dynamique. Des textes intelligents, tantôt sérieux, tantôt humoristiques, nous promènent dans leur univers captivant.

Au niveau scénique, c’est l’osmose totale entre les musiciens, trois identités différentes, trois talents confirmés : Jacques, à la voix grave et pleine, accompagne son chant à la guitare ou à l’accordéon, Nicolas excelle avec une guitare manouche entre les mains et Pierre est l’homme orchestre du groupe en effet, multi instrumentiste il joue de la contrebasse et de la batterie en même temps… et avec ses pieds s’il vous plait !

Comment résister à ce trio de la scène émergeante française qui a su réunir toutes les compétences que nous apprécions à travers un concept unique et novateur ?

De la rencontre de ces trois artistes est né un univers fait de textes en français, engagés, humoristiques et sensibles, sur une stupéfiante gamme de couleurs sonores, tout aussi riche que maîtrisée allant du swing manouche au rock en passant par la valse, le reggae, les musiques de l’Est et du Maghreb… s’accordant même à l’occasion des détours du côté du disco funk.

Dernières actus :
1ère Partie des Têtes Raides Espace Julien 22 mars 2014
Tournage du Clip : «J’aime bien quand tu dances !»
Nouveau spectacle 2014 : l’album « Lune sans nuit» est l’aboutissement d’un projet de deux ans.

http://www.pensebete.fr

 

Association des Amis du Musée Calvet

Association Calvet

Depuis presque vingt ans, l’Association des Amis du Musée Calvet a à coeur de faire rayonner en France et à l’étranger, le musée des Beaux-Arts d’Avignon. Ce musée occupe un des plus beaux hôtels particuliers de la ville. Créé sur les plans de Versailles par les architectes Franque, l’hôtel de Villeneuve-Martignan est situé rue Joseph Vernet. Edouard Manet, Camille Claudel, Jacques-Louis David, Maurice de Vlaminck, Bruegel, Hubert Robert, Chaïm Soutine, Simon de Chalons, les familles Vernet, Parocell et Mignard, autant de noms glorieux entre autres qui ont valu au musée d’être admis parmi les « musées classés français ».


Déjà en 1996, année de réouverture du musée et de création de l’association. Les Amis du Musée Calvet, après une soirée organisée pour la financer, avaient décidé de restaurer la «Piéta» de Nicolas Mignard. Ce fût la première de nombreuses restaurations. Ont suivi celles de la «Tarasque de Noves» et de la «Scène de halage» deux sculptures exposées au Musée Lapidaire, la Méridienne (petite pièce de repos au rare décor de stucs prochainement réouverte au musée Calvet) avec le concours de Lafarges-Plâtres, la restauration de trois lustres et deux dessus de portes à l’occasion de l’installation de l’exposition “Fastueuse Égypte” dans les salons classés, et aujourd’hui d’un globe terrestre de Willem Janszoon Blaeu datant d’environ 1650. Ce chef d’oeuvre de cartographie, jusqu’à présent caché dans les réserves, pourra, une fois son éclat d’antan retrouvé, reprendre sa place auprès de son pendant céleste du même auteur qui trône déjà au musée.

Au-delà des restaurations d’oeuvres, l’association contribue aussi à l’enrichissement des collections du Musée Calvet et a ainsi participé à l’acquisition du superbe tableau d’Abraham Bloemaert « Le Christ portant la Croix » véritable chef d’oeuvre digne du Caravage puis en 2010 d’un dessin préparatoire recto-verso de Joseph Vernet pour un tableau de port déposé au Musée de la Marine mais aussi à l’équipement du musée en audioguides.

2013 fût une année importante pour l’association qui a connu cette année-là une petite révolution numérique. En effet, elle a lancé son propre site Internet (www.lesamisdumuseecalvet.fr) mais aussi sa page facebook officielle qui est suivie aujourd’hui par des centaines d’internautes. Les nouvelles technologies intéressent beaucoup les Amis du Musée Calvet qui en 2011 furent les premiers en province à doter leur musée de l’application Musetrek, procédé qui permettait à tout possesseur de smartphone d’accéder à un ensemble de contenus numériques. Grâce à Musetrek, les classes préparatoires du Lycée Mistral ont par exemple pu développer en ligne leurs propres réflexions sur les oeuvres du musée. Malheureusement, le manque d’accès wifi au sein du musée aura eu raison de cette innovation qui prendra fin en 2013. Mais l’association ne s’avoue pas vaincue et a pour projet, par le bais du numérique, de faciliter l’accès aux mal et non-voyants mais aussi de développer les outils de médiation depuis un smartphone ou une tablette.

Toujours avec leur temps, les Amis du Musée Calvet pensent fortement à se lancer dans l’aventure du «crowdfunding» ! Appelé également financement participatif, il s’agit d’une technique de financement de projets qui utilise internet comme moyen de mise en relation entre les porteurs de projet et les personnes souhaitant investir dans ces projets. Séduite par l’aspect solidaire de ce type de mécénat à la mode, l’association travaille à cette nouvelle campagne de communication en vue de l’acquisition d’un tableau de Nicolas Mignard.

Tout ceci est rendu possible grâce aux plus de six cents adhérents de l’association qui participent par leurs contributions à la réalisation de ses projets.

Tout au long de l’année, ils peuvent profiter des nombreuses activités culturelles que proposent Les Amis du Musée Calvet : conférences mensuelles d’histoire de l’art, visites guidées, concerts et voyages. Tous ces programmes sont d’ailleurs disponibles sur le site internet où vous pourrez retrouver toutes les modalités d’adhésion.

7 Rendez-vous à Honorer en Provence pour Noël

Traditions de Noêl en Provence - Les Santons

La période calendale reste sacrée et tout bon provençal se vante de respecter la fête de Noël, fête du renouveau, avec ses rites bien ancrés. « Noël vient, tout bien vient !».

La Sainte Barbe

On commence donc la grande fête de l’hiver, à la sainte Barbe, début décembre, en faisant germer le blé ou les lentilles qui apporteront un présage de prospérité pour l’année qui va bientôt s’ouvrir.

La Crèche

Puis on sort les petits santons de leur « boîte de carton » et on construit la crèche si emblématique du midi. Puisque Jésus est né en Provence et Yvan Audouard nous l’a confirmé !

Dans tous les cas, on raconte que cette tradition de la représentation de la nativité on la doit à St François dont la maman était de Tarascon. Grâce à la technique du moulage, le santon d’argile se multiplia dans la 2ème moitié du XVIIIème siècle et fleurit dans les foyers de Provence.

Les petits saints adorateurs présentent les caractères spécifiques des artisans et petits métiers de villages (ne manquez pas d’aller admirer les crèches aussi disposées dans nos églises et qui se transformeront le 2 février, à la chandeleur, en crèches blanches, pour la présentation de Jésus au temple).

La Table de Noël

Enfin, l’on dresse la table avec un rituel immuable les 3 nappes blanches, les 3 chandeliers, le pain béni et ses 12 petites miches.

Le Cacho-Fio

Dans la belle nuit de Noël, on respecte aussi le cacho-fio avec la bûche en fruitier qui annoncera une bonne année et qui est une belle occasion de réunir la famille (du plus petits aux plus anciens) autour de la cheminée.

Les 7 Plats et les 13 Desserts

La prospérité est aussi marquée par le gros souper, ses 7 plats et les 13 desserts (comportant les fruits du terroir) qui peuvent donc varier selon les localités, mais toujours, avec les 4 mendiants symbolisant les ordres ecclesiastiques selon leurs couleurs (figue, noix ou noisettes, amandes et raisins secs).

Les Pastorales

Si l’on a perdu les repères, voilà une bonne époque pour rappeler et raviver le sens et le pourquoi de ces traditions.

De même les pastorales sont toujours jouées dans le midi pour contribuer à ce rappel et faire perdurer la langue provençale.

Belles occasions de souligner les caractères bien trempés des méridionaux bon teint ! la « crèche au naturel » (la pastorale Maurel en 1843 était présentée ainsi) est un vrai théâtre populaire, une sorte d’opéra-comique au canevas remodelé chaque année ; sa fin est miraculeuse et édifiante ; tout le monde promet de se convertir au pied de l’enfant Jésus.

Elles se jouent depuis le 18ème siècle ; les santons montent sur la scène pour jouer et chanter les noëls provençaux (souvent de Saboly dont on célèbre le 400ème anniversaire).

Moment crucial de l’année pour les troupes d’amateurs qui font survivre les traditions et qui leur permet de proclamer leur identité.

N’hésitez pas à aller assister à une pastorale dans le langage local, la langue n’est pas une barrière mais au contraire un support à l’histoire que tout le monde connaît déjà ou peut comprendre. La Maurel est la plus classique parmi tous les auteurs (Audibert, Fourvières, Georges, Bernard, Chabran) il en existe des centaines et s’en écrit toujours notamment du côté de Valréas.

L’Épiphanie

Arrivés à l’Epiphanie ; la couronne couverte de fruits confits évoque bien la présence des rois mages à la crèche où ils sont venus adorer l’enfant ; la part de merveilleux et de magie est apportée par le hasard qui permet de gagner la fève si bien cachée dans le gâteau…

Depuis Origène, le nombre des rois est fixé à 3 pour les trois âges de la vie ! Melchior, de race blanche, symbolise la vieillesse et offre la myrrhe, réservée aux simples mortels, Gaspard de race noire, africaine, symbolise la jeunesse et offre l’encens réservé aux dieux et Balthazar, de race sémite, symbolise l’âge mûr, il offre l’or réservé aux rois. C’est bien ainsi, le peuple en marche pour adorer Jésus dans l’étable au centre de la sainte famille…

 

Agenda Avignon Janvier 2015

Marché de Noël Avignon

L’agenda des principaux évènements de l’hiver 2014-2015 en Avignon.

Le Marché de Noël

Décembre 2014

Personne ne résiste au charme du traditionnel Marché de Noël d’Avignon… Les effluves sucrées qui flottent dans l’air, les gens joyeux qui se baladent de chalet en chalet. Le soir venu, les illuminations font briller les yeux des enfants…et des plus grands !

Grande nouveauté cette année, le marché de Noël se répartit sur toutes les places d’Avignon…

Place Crillon : vous y retrouverez de la gastronomie haut-gamme avec 7 chalets,
Place des Corps-Saints : ce sont les santons de Provence qui seront à l’honneur.
La place des Carmes : quant à elle vous accueillera avec des sapins de Noël et de la décoration…

Une belle initiative qui vous permettra de découvrir ou redécouvrir les belles places du centre ville d’Avignon.

Jusqu’au 31 Décembre 2014 / Tous les jours de 10H00 à 19H30 / Avignon centre

Cheval Passion

Janvier 2015

Voilà déjà 30 ans que chaque année, une foule de passionnés, connaisseurs ou simples amateurs se rendent à la manifestation devenue incontournable dans la région, c’est le premier spectacle équestre en Europe avec plus de 200 chevaux, 250 exposants, des concours et 90 heures de spectacle, d’animations et de show…

Il est impératif d’assister au moins une fois dans sa vie à un spectacle “Les Crinières d’Or”.

Du 21 au 25 janvier 2015 / Site du parc expo d’Avignon Caumont / Tel : 04 90 84 02 04

 

 

À l’Ombre de la Prison Sainte-Anne et de la Chapelle des Pénitents Noirs…

À l’ombre de la prison Sainte-Anne et de la chapelle des Pénitents noirs…

Depuis des siècles, que de bruit dans et autour de l’emplacement de l’ancienne prison Sainte-Anne construite entre 1865 et 1871 et la chapelle des Pénitents noirs, lesquels s’occupèrent des prisonniers et condamnés à mort, puis des ‘‘insensés’’ du XVIe au XVIIIe siècle !
Continuer la lecture de « À l’Ombre de la Prison Sainte-Anne et de la Chapelle des Pénitents Noirs… »

Théo Haggai – All Rights Reserved (ou Presque)

Théo Haggai

Brûleurs de parquets dansants, amateurs des glaçons du Privé ou jeunes branchouilles locales, vous vous êtes déjà certainement fait tirer le portrait par ce petit jeune de vingt ans. Pourtant derrière cette activité (très) superficielle se cache un talent que Théo Haggai réserve pour son blog. All rights reserved ou presque.

Nous sommes dans les années 2000. De l’arrière-salle du Baron à Paris jusqu’au bas fond de la discothèque du Camping de l’Espiguette se démène une bande de jeunes photographes amateurs. Leur but : créer une communauté pour le site “tilliate”. Dix ans plus tard, le site a pris une tournure différente, mais les habitudes sont restées. Entre temps Thecobrasnake est passé par là et a rendu l’activité plus hype que beauf. Ainsi Théo Haggai, Aixois, surfe sur cette mouvance, pas très artistique, mais empreinte d’une sociabilité qui lui va bien (il a récemment couvert le Sixpack Playtime Festival pour le Privé, à Avignon). De ces quelques clichés ressort l’essence de son travail : la recherche de l’instant. Dans un monde qui avance, se construit et se détruit en peu de temps, il erre, armé de son Nikon D90 pour photographier “le moment”.

Du haut de ses 20 printemps il aborde le monde urbain avec fragilité (certains de ses clichés font état d’une misère moderne), douceur (les photographies de sa petite soeur sont d’un romantisme certain), ou encore avec esthétisme (ses photoshoots mode pourraient très aisément séduire des marques de prêt-à-porter). Les rappels à certains héros modernes sont nombreux comme, entre autre, Terry Richardson et ses fameuses mises en scène où il s’inclut. Un style que Théo Haggai cautionne et utilise sans renier l’influence de l’Américain, auteur des dernières campagnes de Lee ! Un chemin qu’il devrait bientôt suivre.

Contact // Info : theohaggai.com

Jérôme Taub / Photographe

Jérôme Taub - London Spirit 2010

Jérôme Taub est un photographe d’Avignon qui, en plus de son travail pour plusieurs clients internationaux, trouve le temps pour ses projets personnels. Objectif en main, il erre dans les villes du monde à la recherche de ce moment spontané que personne ne peut prévoir. Toujours prises sur le vif et à une distance réelle, ses photographies capturent le monde véritable et la théâtralité naturelle de la vie. Sans jamais mettre en scène ses sujets, il parvient à saisir l’atmosphère poétique de gens ordinaires, d’endroits populaires.
Nous recommandons de visionner ‘‘Des bétises sur des modules’’, un magnifique court métrage qu’il a réalisé il y a deux ans au skate parc de l’Ile de la Barthelasse. Entretien avec un observateur d’excellence.

Peux-tu nous résumer ton parcours ?
J’ai l’impression d’avoir toujours aimé la photo. D’abord, je suis autodidacte, je n’ai jamais pris un cours de photo. Je crois que je suis d’abord tombé amoureux de l’appareil, l’objet en lui même vers 10-12 ans. Mon oncle m’avait confié son appareil je m’en souviens comme si c’était hier : le choc ! Du coup j’ai toujours fait de la photo, mais ce n’est qu’après mes études que j’ai décidé d’en faire ma profession. Je suis allé à Paris où
j’ai travaillé pendant plusieurs années sur les tournages comme assistant réalisateur et caméraman avant d’en faire finalement mon métier. Quoi que je fasse, ça me poursuit.

Quel que soit le pays dans lequel tu te trouves, tu sembles t’intéresser aux mêmes sujets : la société, le monde, les gens. La vie ordinaire t’intéresse ?
Oui, c’est la base de mon travail artistique en fait. La vie ordinaire, le quotidien, les vrais gens, la vraie vie quoi ! J’ai beaucoup travaillé en presse où l’on passe notre temps à parler des catastrophes, des guerres, des célébrités… toujours les extrêmes ! La guerre ou le glamour ! Alors que ce sont les gens dont on ne parle jamais, ceux que l’on croise tous les jours dans la rue, qui sont les vrais acteurs de la vie. En plus, c’est à mon avis, dans cet espace que l’on a une vraie représentation de notre société, de notre époque.

Tu fais parfois découvrir les coulisses d’une normalité effrayante, notamment avec les photographies d’une intervention chirurgicale. Qu’est-ce qui t’a amené à faire ces clichés ?
C’est toujours dans la même démarche. J’essaie de décrypter notre époque et notre société. Le travail sur le corps, l’apparence est très représentative de notre époque et la chirurgie esthétique est devenue une chose banale. Or, il ne faut pas oublier que c’est un acte violent et que lorsque ce n’est pas indispensable, il faut bien y réfléchir à deux fois. C’est bien représentatif de notre société où le fait de ne pas correspondre aux critères, à l’apparence idéale de l’époque, amène tout de suite au mal-être et la chirurgie est le moyen le plus facile pour y répondre. Pourtant, j’ai travaillé avec une équipe formidable qui est passionnée et qui protège le patient des dérives avant tout.

À travers ton art, qu’est-ce qui t’intéresse aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je continue à travailler sur les gens dont on ne parle pas ou peu ou mal même. Je me dirige de plus en plus vers le documentaire, je cible plus mes sujets. Je commence aussi à réaliser des petits films, avec une approche plus artistique et photographique que narrative. Je suis d’ailleurs en train de faire le montage d’un documentaire sur la salle de boxe du quartier Monclar, où j’ai tourné six mois l’hiver dernier.

As-tu des projets professionnels captivants prévus pour les mois à venir ?
J’ai toujours plein d’envies et quelques sujets que j’espère pouvoir faire aboutir. J’aimerais réaliser prochainement deux sujets très différents : l’un est en Inde et se passerait autour des enseignements du Dalaï-Lama, l’autre sera en Italie dans un petit village où se déroulent les échanges d’or les plus importants du monde, pendant la semaine du marché de l’or. Les deux sujets sont aux antipodes, mais c’est aussi ça qui m’intéresse. Sinon, pour l’instant je fais beaucoup de travaux plus “commerciaux” aussi bien en film qu’en photo en faisant pas mal de pub et d’événementiels avec des marques de prestige.

Tu collabores à de nombreux événements, notamment avec le Festival d’Avignon. Peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?
Cela fait dix ans maintenant que je couvre le Festival IN. Par l’intermédiaire de plusieurs agences, je travaille pour tout type d’événements pour la presse. C’est ainsi que j’ai couvert un grand nombre de festivals, pièces de théâtre, vernissages, expositions, collaborations avec de grandes galeries ( Marianne Goodman, David Zvirner…) : j’ai toujours eu une grosse spécialité dans l’art et la culture. J’ai aussi été pendant huit ans le photographe de la FIAC à Paris où là, j’étais au cœur de la création contemporaine… La FIAC sort d’ailleurs prochainement un livre avec un certain nombre de mes photos réalisées à cette époque.

Le printemps dernier tu as photographié “Immersion”, l’œuvre controversée et vandalisée de l’artiste Andrès Serrano. Quel est ton avis sur cette histoire ?
Mon avis c’est qu’il ne faut , selon moi, jamais interdire l’expression artistique. C’est le premier pas vers le totalitarisme. De plus, la violence n’a jamais rien résolu. Et enfin, je comprends que cela puisse choquer certaines personnes, mais une œuvre n’est jamais simple ni gratuite et il faut toujours la replacer dans son contexte. J’ai eu la chance de rencontrer Andrès Serrano à la Collection Lambert. C’est un grand Artiste et son œuvre réalisée dans les années 80, au moment de la découverte du SIDA, est l’expression d’une réaction forte et intime à un événement qui a choqué la planète entière.

Contact // Info : www.misfitsweb.com

Allez Loheem ( Pardon ! )

Loheem (à prononcer lo-im) n’est pas la réinterprétation fanatique du club de foot régional. Au-delà de cette blague de mauvais goût (comme le titre de cet article), Loheem est une artiste d’un nouveau genre. Récit.

LoheemLoheem c‘est une fille d’aujourd’hui, la parfaite girl-nextdoor de tous les films américains incarnée en jeune demoiselle de Vacqueyras. Car oui, si notre région fait parler d’elle pour ses vins, certains artistes sortent du lot et c’est bien évidemment son cas. Ses mélodies pop folk teintées de guitares pincées font d’elles une des héritières des Yael Naim, Blonde Redhead, Alela Diane ou encore Cocorosie. Et comme la première citée, c’est en illustrant des publicités que sa notoriété naît puis s’étend. “Pentax” et plus récemment “Mercurochrome” lui font confiance, notamment pour sortir d’une image vieillissante. Son tube “Colorfield” tente ainsi, avec chaleur et amour, de nous faire oublier le terrible “Merchurochrome, le pansement des héros”. Le pari est osé, mais rien ni personne ne semble lui résister. Car en “artiste moderne”, c’est en participant au concours Noomiz (sorte de “nouvelle star” du web qui permet à chaque internaute de voter pour son artiste favori) qu’elle se fait remarquer. Elle séduit en chansons une catégorie d’internautes qui n’hésitent pas à la plébisciter et à la propulser en tête de ce classement pendant presque dix semaines consécutives. Az (partenaire du concours) flaire le bon coup et l’engage immédiatement. Son premier EP “Colorfield” sort au début de mai et se retrouve en téléchargement sur les plateformes comme iTunes au même moment.

LoheemSon parcours et son immersion accélérée dans ce monde musical ne lui font pas oublier ses origines, mais point de grosse tête à l’horizon. Pour la belle, l’essentiel reste de prendre du plaisir. Ainsi, ses chansons sont à son image, simples et douces. En anglais ou en français, elles font l’éloge des filles amoureuses, de ce sentiment de nostalgie de l’enfance…

Loheem en 5 chiffres clefs

  • 1984 : son année de naissance à Avignon.
  • Mai 2010, son inscription sur NOOMIZ.
  • 1ère du top 100 sur le site NOOMIZ de septembre 2010 à février 2011.
  • Mars 2011 : elle signe chez AZ.
  • 25 avril : iTunes, Deezer, la Fnac et tous autres bons disquaires lancent la vente de l’artiste.

SupaKitch – Listen to my Picture

SupaKitch a 33 ans. L’âge d’être un symbole. Il est un véritable avatar d’une génération pluri-disciplinaire, à la mentalité technique et artisanale, mainstream et artistique. Les antithèses s’arrêtent ici, l’histoire commence là.

“Faites vivre votre passion, elle vous réchauffera quand le monde deviendra froid.” La citation n’est pas de lui, mais aurait très bien pu. En ces temps dits “de crise”, le style de SupaKitch est unique et rare, ses illustrations ultras détaillées, et son univers reconnaissable. Un univers à lui où se mêlent ses différentes influences mangas, musicales et graphiques. Ce Montpelliérain de cœur (il est marié à l’artiste Koralie, élevée sur la place de la Comédie) est maintenant exilé à Brooklyn d’où il gère ses différentes expositions (Paris, Miami et notamment à la Galerie Elegance à Taipei, Taïwan, où ont été exposés les travaux de Picasso, George Mathieu, Keith Haring). Comme beaucoup, son parcours ne le prédestinait pas à un tel succès. “Graffeur sachant graffer” avec idées et concepts à la clef, il était pessimiste quant à l’idée de gagner sa vie avec une bombe Montana, des pinceaux, de la colle et de l’huile de coude. Nous sommes pourtant en 2005 et le fruit de son travail tend à se faire connaître et respecter dans le néo milieu du street art. Sixpack d’abord lui offrira le média le plus diffusé au monde: un tee-shirt. Puis Carhartt qui organise le ‘‘Tour D’Amour’’ en 2006. Brendan Monroe, Wayne Horse, Koralie et SupaKitch vont réaliser des fresques murales dans les boutiques de la marque à Dusseldorf, Copenhague, Paris, San Sebastian et Lisbonne. Proche du milieu de la mode, il sera à l’origine, avec Koralie, d’une collection de vêtements : Metroplastique, avec laquelle ils ont remporté le prix du jeune entrepreneur de mode en 2005.

Artiste complet et influent débordant d’idées, SupaKitch a su créer un univers aux influences asiatiques, pop-romantiques et musicales. Peu importe le média,le support; le résultat est là, profond, et depuis 15 ans son univers évolue avec lui, faisant de SupaKitch un véritable ‘‘DJ de l’image’’ (d’où son dernier projet ‘‘listen to my picture’’). Alors si la phrase “faites vivre votre passion, elle vous réchauffera quand le monde deviendra froid” n’est certainement pas de lui, c’est évidement ce que ses œuvres ont à nous dire !

www.supakitch.com
www.metroplastique.com

Les Halles d’Avignon d’Hier à Aujourd’hui

Les Halles d'Avignon carte postale ancienne

Le ventre d’Avignon est situé depuis des temps immémoriaux dans le vieux centre historique de la ville, sur la ‘‘place Pie’’ qui fût créée en 1563 au nom du pape régnant. D’abord, le marché aux légumes était en plein air avant d’être abrité dans la construction en pierre de Jean Baptiste Franque.
Seule la tour sera sauvée et reste en témoignage de cette belle bâtisse démolie en 1893. Haut lieu de rencontre, cette place si vivante et caractéristique de l’art de vivre de la ville a inspiré le peintre avignonnais Grivolas qui immortalisa l’ambiance du quartier à travers ses peintures.


Le grand jour d’inauguration des Halles centrales fut fixé le 25 septembre 1899. La construction reflétait bien l’époque industrielle, avec sa structure métallique et ses volets pour abriter les étals. Quatre-vingts ans plus tard, on réfléchit à un projet qui réponde aux impératifs des années 60. Halles parking et zones piétonnes : les deux nouveaux atouts au service du commerce traditionnel, puis une circulation plus aisée à l’intérieur et des étals qui puissent être personnalisés. Reconstruites à l’emplacement exact (68 mètres de long, 40 mètres de large et 20 mètres de haut), elles seront ouvertes le 2 avril 1974.

Nouveau visage organisé, nouveaux étals qui permettent de mettre en valeur le marché provençal avec les agrumes tout frais livrés dès l’aurore, les grandes variétés d’olives, de pommes de terre, d’oignons, fleurs, toutes les sortes de pains, l’épicerie fine, les produits bio, les traiteurs : on peut tout s’y procurer. Lieux de rencontres aussi avec les buvettes et les tables de cafés pour déguster les huîtres et goûter les dernières vendanges. Le samedi ou le dimanche on s’y rend également pour découvrir les recettes des chefs étoilés de la région qui cuisinent avec vous et sous vos yeux les produits du terroir. C’est bien le lieu à connaître pour découvrir les senteurs et les saveurs qui caractérisent nos vergers provençaux. On y fête la truffe, le vin, la cuisine et les produits locaux ou même exotiques !

De nouveaux travaux d’amélioration sont en cours pour faciliter la circulation et le stationnement à l’entour. La disparition des bus fait partie du plan de réaménagement nécessaire pour lui redonner un air de marché sous les platanes et les travaux qui devraient s’achever à l’automne offriront une nouvelle esplanade devant les Halles, la place Pie et la tour St Jean. À noter que le la place de parking est offerte pendant une heure par les commerçants.

Jérôme Cosh Graphiste Illustrateur

Jérôme Cosh

Vous ne le connaissez peut-être pas, mais il y a fort à parier que vous avez déjà croisé les créations visuelles de Jérôme Cosh à maintes reprises. Rencontre avec un graphiste et un illustrateur de talent.

Pourrais-tu te présenter et raconter ton parcours à nos lecteurs ?

J’ai 35 ans, je suis graphiste depuis plus de 10 ans, en free-lance depuis 3 ans. Je suis revenu sur Avignon en 2000 après mes études sur Paris et Montpellier. En 2004 j’ai co-créée le studio de design “Les Deux Oiseaux”. En 2007 après cette belle aventure je me suis installé en free-lance ce qui m’a permis de développer mon réseau professionnel. Depuis quelques mois je m’investis dans la création d’une nouvelle entité : “SecondBuro”. C’est une formidable opportunité, j’ai eu la chance de rencontrer mon «associé» qui m’offre les moyens dont j’ai toujours rêvé pour travailler.

Travailles-tu pour une boîte de communication en particulier ou es-tu en freelance ?

Les deux ! Mon réseau est large : agences de communication, entreprises,
associations, etc.…
Aujourd’hui je consacre beaucoup de temps à “SecondBuro”, c’est ma priorité. Je suis entouré de personnes compétentes, il existe une vraie synergie et une belle énergie dans cette équipe !

La mode, l’art, le design, la musique, la restauration, la viticulture, l’édition… À travers ton métier, tu sembles intervenir auprès de tous les domaines professionnels et artistiques. Est-ce qu’on peut dire que tu es un graphiste curieux ?

Je pars du principe qu’un créatif doit pouvoir s’exprimer dans tous les domaines. Les secteurs d’activité avec lesquels je travaille sont très différents les uns des autres, ce qui m’évite la routine et l’ennui. J’enrichis mes connaissances, je découvre des univers ; il n’y a pas de limites à ce métier alors j’en profite.

Quel que soit le domaine, une bonne communication visuelle est essentielle aujourd’hui selon toi ?

Oui, bien sûr ! Après, tout est relatif, tout le monde n’a pas la même définition de « la bonne communication ». Le rôle du communicant est de servir les intérêts de son client, de lui apporter la meilleure réponse. Elle doit être pertinente et cohérente. Il faut une alliance du design et de la recommandation stratégique. Quand le client accepte cette règle, le résultat est souvent satisfaisant pour les deux parties. Lorsqu’il joue le rôle du communicant en revanche, le résultat est souvent médiocre et décevant. Je pense donc qu’une bonne communication est réalisable si nous sommes dans l’échange, le respect des compétences et l’écoute.

Tu travailles beaucoup avec des entreprises locales. Est-ce qu’il est difficile, en tant que graphiste, de travailler avec des sociétés d’ailleurs, françaises ou étrangères ?

Non je ne pense pas, c’est une question d’opportunités. En ce qui me concerne, je ne suis pas un commercial donc je fonctionne beaucoup par le bouche à oreille, mon réseau puis internet, donc c’est assez aléatoire. En ce moment par exemple je travaille sur un projet à Marrakech avec une agence de Nice. Depuis dix ans j’ai eu des clients un peu partout en France et à l’étranger…

Où puises-tu ton inspiration ?

Comme beaucoup de graphistes ou autres créatifs, je pense que nous sommes des ‘‘éponges’’ et que notre inspiration est nourrie par une multitude de choses. Le brief de départ est primordial ensuite j’utilise des petites astuces qui vont me donner les idées. C’est un peu différent quand il s’agit de projets plus personnels où j’exprime mes idées d’une manière plus intime, plus ‘‘libre’’. Il arrive d’allier les deux, mais c’est assez ponctuel. Donc je n’ai pas de processus prédéfini, j’essaie simplement de raconter une histoire…

Tu t’impliques beaucoup, aussi bien bénévolement que graphiquement, dans les événements culturels d’Avignon (festival Résonance, MAC’A…) . Que penses-tu de la scène artistique et musicale de la ville ?

Cette ville a un potentiel, à mon avis il n’est pas assez ou mal exploité. Il y a d’un côté les idées, les talents et de l’autre le manque d’infrastructures et de moyens. Beaucoup de projets restent stériles ou tombent à l’eau. Je m’aperçois que pas mal de talents s’exportent, car ils n’ont pas la possibilité de s’exprimer ici et c’est dommage ! Pas mal d’artistes sont découragés.
Pour prendre l’exemple du festival Résonance, j’ai pris connaissance de ce projet fin 2004. Il a fallu 5 ans pour qu’il voit le jour. Ce projet a pour but de donner un élan à cette ville, de promouvoir son patrimoine, son image, de faire découvrir des artistes… et pourtant le montage et la réalisation restent très difficile. Le festival de théâtre a de bonnes raisons d’exister, mais j’ai l’impression, parfois, qu’il laisse peu de place à
d’autres événements alors qu’il reste onze autres mois dans l’année.
Il manque un vrai pôle culturel dans cette ville, un endroit unique, libre et gratuit qui permettrait aux artistes quels qu’ils soient de s’exprimer, de se regrouper, de faire des spectacles, des expositions, des concerts, des conférences etc., avec un accès libre aux visiteurs (j’insiste !).

Envisages-tu d’exposer tes illustrations à Avignon ?

C’est le mot, je l’envisage… J’aimerai exposer dans un lieu approprié, qui reflète mon travail. Depuis quelque temps, je travaille sur un projet plus personnel et pourquoi pas le partager. Malheureusement, j’avance lentement, je manque cruellement de temps. Si j’expose un jour, je souhaite le faire dans de bonnes conditions. Je ne lâche pas ce projet, il est juste en sommeil. J’ai un dossier dans mon ordi. Je l’alimente petit à petit…

Francis Seguin-Massicard le Peintre de l’Émotion

Atelier de Francis Seguin-Massicard

Ce qui frappe à première vue quand on va à la rencontre du peintre Francis Seguin-Massicard, c’est son atelier baigné de lumière donnant sur un jardin verdoyant, en plein coeur d’Avignon. Coupé du monde, c’est un endroit propice à la création et aux confidences…

À l’inverse du cliché de l’artiste forcément bohème, chez lui tout est blanc, propre et bien ordonné malgré les cinq à six cents toiles et quelque deux mille dessins qu’il abrite. La structure, le manque de fioritures et les tableaux minutieusement rangés cachent en réalité tout un monde d’émotion. Francis Seguin-Massicard nous rappelle qu’il faut se méfier des apparences et ne pas se fier aux premières impressions… En se promenant à travers l’atelier, on est rapidement confronté à une foule de visages et leurs regards imprégnés de toutes les choses qui font la vie : l’angoisse, la tristesse, la sérénité, le bonheur. Bien qu’il peigne des portraits imaginaires, l’artiste rappelle que la vie nous permet de faire des rencontres extraordinaires qu’on ne sait pas
réaliser vraiment. Ces oeuvres nous confrontent à l’importance d’abandonner les artifices afin de découvrir l’essentiel.

L’artiste a pour fil conducteur le corps humain et le visage. Son imaginaire s’en tient à ces deux expressions, les seuls sujets qui motivent sa création. “C’est le regard qui donne l’expression, à travers celui-ci tout existe.” En effet, l’oeil, la porte d’accès à l’intérieur de l’être, est toujours le point de départ de son travail. Obscurs et très profonds, les yeux sont fidèles aux couleurs de prédilection de ce peintre de l’émotion. Plus Seguin-Massicard avance dans la vie, plus il ressent le besoin de se dépouiller de tout et d’avoir un minimum de matériaux pour s’exprimer. En réduisant au noir et blanc, il se libère de toute une palette de couleurs et de tout un matériel lourd qui ne sont en réalité pour lui, que de la décoration. Riches de sens, tant sur le fond que la forme, le noir et le blanc servent à exprimer avec subtilité, délicatesse, et parfois violence, l’opposition dans ses tableaux. Pour ce faire, l’artiste explore les possibilités infinies de teintes : un blanc cassé de pierre, une touche de bleu dans un blanc immaculé, un peu de nacré dans les noirs et tous les dégradés de gris… La profondeur, la fragilité et la sensibilité de ses visages virils se retrouvent dans les nuances. Bien que le graphisme soit très précis au départ, il gagne de la liberté par la gestuelle des traits et du mouvement par la rapidité d’exécution.

Francis Seguin-Massicard travaille actuellement sur une série intitulée “Dans l’Infini Du Blanc”. Un titre qui laisse aussi songeur que ces antiportraits qui fascinent et nous invitent à découvrir l’Homme.

Noon Studio

Noon Studio

Une nouvelle dynamique résultant d’une relation entre objets et personnes…

Noon studio est une agence de design basée entre Londres et Avignon, elle a été créée par deux designers, Gautier Pelegrin et Vincent Taïani.
Entre 1999 et 2001, après avoir étudié ensemble la conception de produits industriels dans le sud de la France, ils ont suivi leurs propres parcours pendant environ 5 ans avant de décider de partager leurs expériences pour créer des objets. Tous deux faisant partie de cette génération de designers capables de travailler dans des domaines variés (architecture, produits, graphisme, photographie, vidéo, web…), ils ont développé, grâce à leurs différentes expériences, une approche sur la conception de mobilier mettant en jeu l’appropriation de l’objet au sens large, dans sa matérialité comme dans la construction de soi au travers de celui-ci. Des matériaux et une construction simples, une pensée tournée vers l’avenir et la conscience de l’objet comme créateur d’espace et d’identité sont les lignes de conduite de leur approche.

ACTUS.
Noon Studio, en collaboration avec Arkheïa, a récemment imaginé une collection de mobiliers et de petits objets design en béton ciré. Les créations ont été dévoilées en avant-première au Salon Maison & Objets de Paris en septembre dernier. Une visite du site internet permet de découvrir l’ensemble de leur travail.

www.noon-studio.com