Irosaki

L’univers graphique d’Irosaki interpelle celui ou celle qui prend le temps de le contempler et de le comprendre. Vision sombre de notre civilisation, message pictural à décrypter, manipulateur ?…
Mais Irosaki, c’est qui, c’est quoi ?

Philosophie

À l’origine, Irosaki, c’est la signature d’un projet artistique intitulé “ecographism” visant à développer une approche logotype de l’image. Un univers pictural épuré et codifié qui ne perd jamais de vue le sens caché du symbole. Une échographie d’une société marketing où l’homme croule sous un bombardement incessant d‘images en tout genre. Irosaki, c’est aussi le pseudo de son auteur, graphiste plasticien vivant
près d’Avignon. Un pseudo né de la fusion entre les termes Hiroshima et Nagasaki. Deux événements qui ont bâti les fondations du pouvoir à la fois créateur et destructeur du génie humain. Une ambivalence que le graphiste met en scène dans ses compositions, une rivalité accentuée par les forces opposées du noir et du blanc, ses deux couleurs – ou valeurs – de prédilection. Irosaki aime ce qui est simple et efficace.
Animé par le besoin de créer et d‘expérimenter, il sculpte ses visuels pour n’en retirer que l’essence. Il utilise les outils technologiques pour développer ses concepts et les transpose sur des supports divers à l’aide de découpe vinyle, de pochoir, de marouflage et autres techniques expérimentales…

Revolution Art

Engagées et résolument ancrées dans notre époque, les oeuvres d’Irosaki s’inspirent du désordre actuel, abordant des sujets comme la guerre, le pouvoir, les virus, la consommation de masse ou les rapports homme/animal. Ses images ont pour but de nous interpeller, parfois de manière très ludique avec la création d’un t-shirt façon “Spencer Tunik” pour l’association “Aides”, parfois de manière plus brutale avec par exemple, ces hommes/munitions ravitaillant le chargeur d’un kalachnikov. Rendre esthétique ce qui n’est pas éthique, jouer sur le double sens, les visuels d’Irosaki sont porteurs d’une réalité fracassante.

Occuper l’espace

Les oeuvres ne sont pas aussi anonymes que leur auteur. Elles aiment se mettre en avant au cours d’expositions, de concours graphiques ou sur les t-shirts de la marque “Cobaye” qu‘il a fondé avec un ami (clothink.com). Investir totalement un lieu et participer à des projets hors du commun ne lui fait pas peur. L’été dernier, à l’occasion d’une installation temporaire, Irosaki a eu carte blanche pour scénographier et customiser le “Bar du Festival Off” à l’Espace Jeanne Laurent. Il oeuvre également aux côtés de ses amis du collectif artistique “Carambolages” (Rinaldi, Guillaume Boivin, STF, Wide et Lod).

Mais peut-être avez-vous déjà remarqué un de ses collages dans la rue ? Trois singes de laboratoire coiffés d’antennes wifi qui interpellent le passant : “L’espèce est-elle humaine?”. Une phrase qui résume assez bien les pensées d’Irosaki. L’homme, au sommet de sa connaissance et à la fine pointe de la technologie, paradoxalement, n’a jamais été aussi primitif et meurtrier. S’inspirant des faits marquants d’un certain déclin de l’humanité, Irosaki n’est ni un fataliste, ni un pessimiste, mais un concept visuel engagé. Ces oeuvres explicites choquent ou charment, questionnent ou dénoncent, mais ne laissent jamais indifférente la personne qui les croise. Assez écrit. Laissons parler les images…

Pour commander des oeuvres ou pour plus d’infos, contactez Irosaki sur irosaki.com // 06 47 59 38 76

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