Joris Brantuas

Joris Brantuas, un jeune artiste Avignonnais diplômé des Beaux Arts de Nîmes, vous présente son travail, vous décrit ses inspirations… Le résultat ressemble à ses peintures : c’est coloré, décalé, enfantin et parsemé d’humour.

“J’aimerais une boule de marron et une boule de mauve, avec de la chantilly et un coulis de framboise s’il vous plaît monsieur : nous courons tous après des fantômes, le tout c’est de s’en apercevoir. Après je peux commencer à peindre. Personne ne pousse un peintre à remplir une surface blanche, dans quel but…

Une peinture a-t-elle une autre utilité que d’en avoir aucune? Il suffit qu’elle tienne au mur, sur un clou, une cheville, une vis ou un crochet. Après il est possible de boire un grand verre entre amis avec beaucoup de jaune. J’adore le jaune. Du bleu et du rose, du jaune et de l’orange, un peu de vert et du saumon, les meilleures palettes de couleurs sont dans les magasins de bonbons et de sucreries, ça pique les yeux. Quand je ne sais pas quoi peindre, un petit tour, quelques bonbons et ça repart comme par enchantement. Le chant des oiseaux m’enchante toujours plus que celui de ma voisine qui râle. En parlant de sucreries, j’aime Fragonard, car devant ses toiles je salive, je découpe un morceau que je suce à loisir laissant libre cour à mon imagination. La meringue, les pâtisseries, les choux à la crème sont fragonardiens comme les Indiens d’ailleurs, n’est-ce pas?

Na na ni ni ni na na na na li la la li li li li la la ni ni na ni na la nanila la la la la la lala laaaaa la li la li li la laaaaaaaaaa na ni n i ni ni na la la li, na na na na nérree. Ce paragraphe sert de remplissage. Ne sachant quoi écrire, j’allonge le texte. Tout est une question de longueur et de taille. Il suffit d’allonger toute chose pour qu’elle devienne plaisante et jouissive : le café, les cheveux, les billets, les voitures, les bouteilles d’eau minérale et également les vacances ou les sucettes en taille XL. Tout n’est que fantasme. L’aura des choses naît du fantasme et d’aucune réalité. Saint-Tropez, trop de pets pour être honnête. Seulement un modeste village de pêcheurs rempli d’une certaine grâce naturelle, de talons aiguilles, de muscles rugissants, un peu de silicone, mais pas trop, et surtout des grosses cylindrées. L’art est sûrement du même acabit. Quatre bouts de bois, une toile récupérée, un coup de baguette magique et de poudre de perlimpinpin, de la bave de grenouille et nous obtenons après l’interminable roulement de tambour qui résonne toujours, la quintessence de l’objet dans son accomplissement le plus absolu : l’oeuvre d’art. Les nuages ont des contours doux alors je peins des formes douces et souples.

C’est bon, j’ai dépassé quatre cents mots nécessaires à cet article. Avant de conclure par un gros point final, je vous souhaite une agréable journée, ou soirée selon l’heure à laquelle vous aurez LIVE magazine entre les mains, vive Avignon

Joris Brantuas

AUCUN COMMENTAIRE

Laisser une Réponse