Théo Haggai

Brûleurs de parquets dansants, amateurs des glaçons du Privé ou jeunes branchouilles locales, vous vous êtes déjà certainement fait tirer le portrait par ce petit jeune de vingt ans. Pourtant derrière cette activité (très) superficielle se cache un talent que Théo Haggai réserve pour son blog. All rights reserved ou presque.

Nous sommes dans les années 2000. De l’arrière-salle du Baron à Paris jusqu’au bas fond de la discothèque du Camping de l’Espiguette se démène une bande de jeunes photographes amateurs. Leur but : créer une communauté pour le site “tilliate”. Dix ans plus tard, le site a pris une tournure différente, mais les habitudes sont restées. Entre temps Thecobrasnake est passé par là et a rendu l’activité plus hype que beauf. Ainsi Théo Haggai, Aixois, surfe sur cette mouvance, pas très artistique, mais empreinte d’une sociabilité qui lui va bien (il a récemment couvert le Sixpack Playtime Festival pour le Privé, à Avignon). De ces quelques clichés ressort l’essence de son travail : la recherche de l’instant. Dans un monde qui avance, se construit et se détruit en peu de temps, il erre, armé de son Nikon D90 pour photographier “le moment”.

Du haut de ses 20 printemps il aborde le monde urbain avec fragilité (certains de ses clichés font état d’une misère moderne), douceur (les photographies de sa petite soeur sont d’un romantisme certain), ou encore avec esthétisme (ses photoshoots mode pourraient très aisément séduire des marques de prêt-à-porter). Les rappels à certains héros modernes sont nombreux comme, entre autre, Terry Richardson et ses fameuses mises en scène où il s’inclut. Un style que Théo Haggai cautionne et utilise sans renier l’influence de l’Américain, auteur des dernières campagnes de Lee ! Un chemin qu’il devrait bientôt suivre.

Contact // Info : theohaggai.com

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